Il suffirait d’un signe de Tiffany Schmidt

La vie de Mia bascule quand elle apprend qu’elle a une leucémie. Il suffirait d’un signe est l’histoire de son parcours, dans la maladie, mais surtout pour cacher la vérité à ses amis !

il suffirait d'un signeRoman pour adolescents
ès 12 ans

Il suffirait d’un signe

de Tiffany Schmidt

Bayard, 2016
disponible en numérique

 

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Thèmes :
relation ados parents, musique,
mensonge, adolescence, cancer,
maladie, amitié

 

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En commençant Il suffirait d’un signe, reçu dans la box Ebook j’ai vite compris qu’il s’agissait, encore, d’un roman de sick-litt. Cette mode suite à la parution de Nos étoiles contraires de John Green, de roman avec un jeune héros malade. On en a vu passer un bon paquet, et on s’est vite lassé, je trouve. Pourtant dans Il suffirait d’un signe un petit quelque chose a réussi à me happer et j’ai lu ce récit d’une traite. Outre la maladie de Mia, l’héroïne, c’est surtout les relations humaines et la distance qu’impose la maladie qui est mise en avant, avec brio et humour.

 

Mia est une adolescente à la vie parfaite : elle est entourée d’amis, fait partie des pompom girls, réussi en cours, adore le lycée… Quand on lui annonce qu’elle a une leucémie son monde bascule, et elle fait tout pour que ça n’arrive pas vraiment… Elle, si superstitieuse, cherche des signes et se persuade alors qu’il ne faut rien dire à personne. Soutenue en ce sens par sa mère – un personnage détestable de mon point de vue, très attachée aux apparences – elle va alors cacher sa maladie à ses meilleurs amis et même à son petit ami. Seul son voisin, un ami d’enfance, est au courant.

« Qu’est-ce qui se passe ? Dis-moi, je t’en prie.
– J’ai une leucémie, chuchotai-je, le mot redouté me laissant un goût amer dans la bouche.
L’accablante réalité me frappa soudain.
– Mon Dieu ! J’ai un cancer.
Quand Gyver m’attira contre lui, mes yeux se remplirent de larmes.
– Alors, on fait quoi, maintenant ? »

Entre chimio et mensonge, elle a bien du mal à continuer sa petite routine. Il suffirait d’un signe n’est pas un roman triste pour autant. Touchant, bien sûr, mais ce sont surtout les liens entre les personnages qui sont importants : sa relation ambiguë -et prévisible- avec son voisin, son rejet de ses amies, ses parents et leur façon bien à eux de vivre la situation.

S’il n’y a pas de grosses surprises à la lecture de ce roman, le lecteur s’attache tout de même à Mia. Plus les pages passent plus on a envie de la pousser à changer, mais cela fait le charme de l’intrigue.

Un roman touchant centré sur les personnages et leurs relations, même si la maladie reste bien présente au fil des pages. Une belle découverte pour moi dans ma box Ebook !


+ Sur le site de l’éditeur Bayard

+ Première participation à cette 8ème édition du Challenge jeunesse / YA de Mutie !

Maman – Album à lire et à offrir !

Maman

Un superbe album à offrir à toutes les mamans, les nouvelles comme les autres !
Album dès 3/4 ans

Maman

Hélène Delforge

Quentin Gréban

Mijade (2018)

*****

Maman n’est pas une histoire, mais un recueil de textes plus ou moins longs, plein d’amour, de poésie et de tendresse, très joliment illustré par Quentin Gréban.

Les mamans sont tour à tour impatientes, émerveillées, nostalgiques, protectrices, inquiètes ou encore guérisseuses… Mais toutes emplies d’amour pour leur nouveau-né, leur tout-petit, leur enfant grandissant.

Des mamans qui sont aussi des femmes, même si elles l’oublient un peu parfois (mais les papas n’oublient pas, eux !). Il y a là toutes sortes de mamans. Des mamans de l’ancien temps à qui on enlevait leurs enfants… Des mamans d’aujourd’hui, qui vivent autrement, dans d’autres pays. Il y a des “grand” mamans aussi.

Chaque maman se retrouvera, je crois, dans une de ces pages, sans doute dans plusieurs. Voici le premier de ces textes :

Il y aura ton premier pas,

Ton premier livre,

Ton premier dessinMaman

Il y aura ta première brasse,

Ta première chanson,

Ta première bougie.

Il y aura ton premier film,

Ton premier “Maman”,

Ton premier “je t’aime”.

Il y aura ta première blague,

Ta première cuillère de miel,

Ta première pâquerette.

Bon.

Tu te réveilles ?

On a un sacré programme !

*****

Un album à feuilleter, avec ou sans son enfant. Un album pour se rappeler, pour prendre le temps, pour s’émerveiller, pour se faire plaisir !

Un recueil qui m’a beaucoup plu, tant pour la beauté, la poésie et l’amour qui se dégage de chacun des textes d’Hélène Delforge, que pour les magnifiques illustrations de Quentin Gréban.

Je n’ai malheureusement pas trouvé mention d’autres livres d’Hélène Delforge (Mais si !! Il y a le très beau “Amoureux” toujours illustré par Quentin Gréban).

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De cet illustrateur, nous vous avions déjà présenté : Zéphir

Son site par ici

N’hésite pas à aller voir sa page Fb : on peut le voir dessiner/peindre.

challenge albums 2018

Un album qui participe au challenge album 2018

Libérez l’ours en vous – Carole Trébor

Libérez l'ours en vousRoman pour adolescents, dès 13 ans
Vie quotidienne et théâtre

Libérez l’ours en vous

de Carole Trébor

Syros, 2018
9782748521306 – 17,95€

Loin de ses récits fantastiques comme Nina Volkovitch ou de science-fiction avec U4, Carole Trébor nous propose avec Libérez l’ours en vous un récit contemporain, une tranche de vie d’adolescents d’aujourd’hui. Petit clin d’oeil à la Russie tout de même, avec un personnage d’origine russe, Kolia, mais pour le reste, on est dans la campagne française. La campagne viticole, facilement raciste, ou tout du moins prompte à ne pas accepter l’étranger.

Libérez l’ours en vous est un récit complexe, avec trois histoires principales imbriquées. Celle d’un groupe de lycéens, impliqués dans un club théâtre. Celle de leur professeur de théâtre, cette année absente pour maladie. Et celle de la pièce de théâtre Merci l’ours écrite par cette professeur de théâtre, et qui raconte sa propre jeunesse. Trois histoires qui ne font que se couper, se mêler, s’entremêler. Des résonances apparaissent entre toutes ces histoires, entre toute ces personnalités et avec Merci l’ours, la pièce de théâtre que les adolescents vont découvrir peu à peu et monter. Les thématiques qui les rapprochent, les font bondir ou exploser…

Dans Libérez l’ours en vous, la galerie de personnages est très large, et tous sont les propres narrateurs, en alternance. Cette profusion de narrateurs, aux histoires complexes, m’a désarçonné. Si j’aime les récits alternés, j’ai trouvé ici que cela desservait parfois l’histoire, car on ne prend pas le temps de s’attacher aux personnages. Kolia par exemple, qui est un des personnages centraux, nous raconte une grande partie de sa vie : la perte de sa mère et de sa grand-mère, sa nouvelle belle-mère, son père qui ne comprend pas sa passion… Pourtant le tout manque d’un petit quelque chose pour que le déclic se fasse réellement. Finalement je crois que ce récit fonctionne un peu comme ça. Soit vous adhérez à Kolia (et Lisa), et vous adhérerez au livre, soit non, et le récit perd une partie de son intérêt.

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Lael, ce qui nous a permis d’échanger sur notre ressenti, et la problématique des personnages est vraiment celle qui me semble centrale dans l’appréciation de ce roman. Le côté théâtre, les thématiques abordées, tout le reste est intéressant et offre un beau récit, je regrette donc d’être restée sur ma faim, au point de préférer les petites soeurs aux personnages principaux… Les relations parents – enfants, souvent mises en avant par les personnages, l’immigration, l’humour, tout un tas de petites choses qui font que ce livre reste une belle lecture. Les modalités du récit sont variées, théâtre et narration bien sûr, mais aussi mail, sms, chanson, articles de presse… un mélange réussi.

Libérez l’ours en vous est un roman contemporain qui réussit habilement à allier théâtre et récit moderne, pour autant la galerie de personnage n’a pas réussi à m’entraîner au coeur de cette histoire.


+ la pièce Merci l’ours existe vraiment et a été écrite par Carole Trébor. On peut la retrouver via l’application Syros Live, de même que les chansons qui en font partie.

+ Découvrez l’avis de Lael, qui a, elle, apprécié le personnage de Kolia !

+ Pour la petite anecdote, chaque fois que je parle de ce roman, je veux l’appeler Libérez-vous de l’ours. Un lapsus sans doute révélateur d’une partie du récit, où l’ours n’est pas forcément celui qu’on croit !

Malvina la petite inventeuse

MalvinaCouvMalvina

André Neves

Ed. Père Fouettard (2012)

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Malvina était une petite fille très inventive : elle passait ses journées à bricoler et à fabriquer d’incroyables machines telles que le chapeau-ventilateur pour les chaudes après-midi d’été ou encore des mini-parapluies pour garder les chaussures au sec.

La mère de Malvina, elle, passait son temps à se faire du souci. Même si elle était très fière de l’esprit inventif de sa fille, chacune de ses nouvelles inventions la tracassait (en plus de toutes les autres choses). Malvina décida donc d’inventer une machine pour tranquilliser les gens soucieux…

 

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Ce bel album nous offre une magnifique recette : la recette du bonheur !

Malvina

Et oui, et si c’était ça le bonheur ? Arrêter de se tracasser pour tout et n’importe quoi, profiter du moment présent, faire des choses ensemble, s’aimer, s’amuser, partager…

Je ne sais pas si c’est ce qu’à voulu dire l’auteur, mais c’est ce que moi j’ai ressenti en lisant cet album.

Les illustrations sont originales, mère et fille ont un drôle de nez et toutes les inventions sont amusantes. J’ai beaucoup aimé les couleurs employées, très douces.

Si je devais n’employer qu’un mot pour qualifier cet album, ce serait “douceur“.

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Pour découvrir plus d’illustrations, une vidéo (texte en portugais)

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