Comptines pour petites mains

Deux livres pour bébé aujourd’hui, deux parmi les dizaines qu’on lit en ce moment, mais deux qu’on aime bien ces jours ci, des petites comptines pour bébé !

unesourisverteUne souris verte :
comptine pour petits doigts

 de Christel Denolle et Marion Billet

La comptine une souris verte est ici illustrée tout en contraste pour les petits yeux des curieux, avec des reliefs (en creux) pour que les petits doigts puissent facilement repérer les éléments importants : la souris, la queue, les chapeaux des messieurs… De petits détails mais qui permettent une découverte ludique de ce petit album cartonné.

Explorer les creux, découvrir ou redécouvrir une comptine, chanter… un petit album chouette à découvrir pour les tout petits, auquel il ne manque qu’une version audio pour que le parent ne soit pas obligé de répéter, encore et encore, en chantant peut être faux, comme moi !

Ma mini hérissonne aime bien quand même, elle ne se rend pas (encore) compte que je chante faux, alors pour elle, tant que maman chante… :)

Dans la même collection il existe aussi : Une poule sur un mur, petit escargot et la fourmi m’a piqué la main (très chouette aussi)

Petit Nathan, 2015

Mes premières comptines avec bébémespremierescomptines

illustrées par Séverine Cordier

Dans ce petit cartonné, c’est justement en musique qu’on va accompagner bébé dans la découverte des comptines. Quelques petites comptines, classiques ou moins, mais surtout des comptines qui incite le parent et l’enfant à intéragir. A cheval sur mon bidet, la barbichette… Des petites choses simples, adaptées aux jeunes enfants, avec le texte, des consignes pour jouer avec l’enfant et une illustration colorée.

Ce livre est donné dès 1 an, mais c’est un peu comme avec les tailles de vêtements, on fait en fonction de ce que veut l’enfant… Et mini hérissonne aime les livres, surtout les livres sonores justement ! Si pour la barbichette elle est encore petite effectivement, A la une, dans la lune, est devenu un joli rituel entre nous !

Un joli petit cartonné sonore pour passer des moments drôles et tendres avec les petits, dès 3 mois ;)

Gründ, 2015 – 9,95€

Et vous que lisez-vous  ou écoutez-vous avec bébé ?

L’accident d’Agnès Aziza

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Roman court (et incisif) pour adolescents

L’accident :
aujourd’hui j’ai quinze ans, trois jours et vingt heures,
comme mon frère le jour de l’accident

d’Agnès Aziza

Grund, 2011
9782700031423, 5,90€
disponible en numérique epub à 3,99€
52 pages

***

“ça parle de la mort, et les adultes ne veulent jamais en parler.”

En quelques pages, la narratrice nous fait le récit de la journée où son grand frère à eu un accident, et chaque mot nous emporte, d’abord légèrement, puis de plus en plus douloureusement vers la conclusion de cette journée, de cette vie. Dès le début l’auteur ne laisse aucun espoir au lecteur, et pourtant les mots sont déchirants.

Il n’y a rien d’extraordinaire ici, juste la vie qui s’écoule, et pourtant, ce texte s’ancre en nous, nous coupe la respiration et nous entraine au bord des larmes.

La narratrice, cette jeune soeur courageuse, a l’âge deds premiers lecteurs, et ils ne manquent pas de s’identifier, rendant l’histoire encore plus dure. Toute l’histoire sonne juste, sous la voix de cette adolescente qui nous livre ses émotions, ses réactions, et les réactions des adultes qui l’entourent, lors de cette journée particulièrement tragique…

Un magnifique petit roman, écrit avec une belle sensibilité, qui touche le lecteur ! 

+ Merci à Noukette pour le conseil, retrouvez aussi les avis de Liyah, MyaRosa Hylyirio et Radicale.

+ Challenge YA

Fedeylins : les rives du monde de Nadia Coste

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Fedeylins

Les rives du monde

Nadia Coste

Gründ Romans,

440p., 18€

parution le 3 mars 2011

Site internet : www.fedeylins.fr


Une série en 4 tomes
tome 2 Aux bords du mal (octobre 2011)
tome 3 A travers la surface (mars 2012)
tome 4 L’Ombre des Pères (octobre 2012)

Présentation du site :

Les fedeylins, petits êtres ailés d’une quinzaine de centimètres de haut, vivent heureux au bord de la mare qui constitue leur Monde. C’est un peuple fragile qui craint essentiellement les gorderives, les batraciens armés de l’autre rivage. Depuis près de trois cent ans, un pacte de non-agression maintient la paix entre fedeylins et gorderives.

Les cinq Pères Fondateurs fedeylins, seuls mâles fécondants, apposent à chaque petit une marque derrière l’oreille gauche avant son éclosion. Cette marque permet une répartition équitable de la société entre les castes (récolteurs, bâtisseurs, prieurs, transmetteurs et créateurs). Croire au destin est fondamental pour accepter la mort qui ravage quotidiennement le village. Pour tous, la marque et le destin sont liés et chacun est persuadé d’avoir une place déterminée.


et la présentation complémentaire du livre :

Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d’une mare qui constitue leur Monde, Cahyl éclot sur un nénuphar.
Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d’atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l’avenir tout tracé qui l’attend.

Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à ce destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n’est pas prêt à l’accepter.

“Être fedeylin, c’est accepter”

Mon avis :

Lire ce livre aussi c’est
accepter!
Accepter de rentrer un monde minuscule, de s’attacher à Cahyl, d’avoir l’impression de vivre à ces cotés, et ne plus en sortir vraiment…

Je me suis plongée dans ce livre par une froide soirée, et l’ai poursuivi sur quelques jours, et j’ai eu un mal fou à le refermer à la fin, je ne voulais pas sortir déjà de ce monde qui m’a totalement enchantée!

Cahyl est un fedeylin, un de ces êtres qui vivent au bord des mares, d’une quinzaine de centimètres, ailé, tout jeune à peine sorti de la bulle, mais pourtant déjà bien différent des autres. L’absence de marque, la présence
d’un don, tout ce qui devrait faire de lui un être exceptionnel et qui dans ce premier tome l’éloigne peu à peu des siens. Dans un monde dirigé par les pères fondateurs, et ou seul le destin peut choisir de la destinée des fedeylins, comment tracer sa propre route ?

Seul Glark, un étrange animal de la mare, lui permet de se sentir un peu moins seul. Sauf que les gorderives, peuple dont fait parti Glark est ennemi à celui des Fedeylins. Une paix relative existe, mais tout de même, ils ne sont pas sensés fraterniser!

Grâce à Glark on découvre un peu mieux Cahyl, qui se livre et devient vraiment lui même, mais on apprend aussi à connaître le peuple guerrier des gorderives. Ce peuple n’est pas le seul à être ennemi avec les Fedeylins, il y a
aussi les migrateurs, c’est grands volants qui mangent les fedeylins lors de leur passage régulier au dessus de la mare. Pour moi les migrateurs ce sont des oiseaux. Est-ce moi qui ai eu envie de tout rationaliser ou l’auteur qui ouvre habillement cette porte sur notre monde qui nous permet d’y croire vraiment. J’ai eu envie tout au long de ce roman de croire que les fedeylins existent, qu’ils vivent à côté d’une mare, qu’ils se nourrissent de vers… C’est sans doute une des plus grande force de ce roman, m’avoir fait entrer à 100% dans son univers, m’avoir donné envie
d’y rester!


Ce roman, qui n’est que le tome 1 d’une aventure qu’on imagine déjà comme fabuleuse, est très bien construit car il permet de découvrir tout l’univers des Fedeylins, et de croiser toute sorte de caractère. La mère Delyndha, protectrice, les soeurs qui accompagnent, les frères prêts à tromper, les voisins qui évoluent, et puis les différents maîtres, qui permettent de faire le plein de connaissance sur le monde des fedeylins… mais pas sur le monde extérieur. Il y a même, grâce à Naï, une fedeylin, un embryon d’histoire d’amour impossible… En effet l’amour est en apparence absent du monde des fedeylin, les femmes “pondent” des oeufs, qui sont fécondés par les pères fondateurs. Les enfants vivent avec leur mère. Point, ai-je envie de dire… et il nous faudra attendre les prochains tomes…!

Cahyl nous entraîne avec lui dans ce monde, sous la direction de Nadia Coste qui maîtrise ici d’une plume légère et agréable un monde complexe et plein de détails. Chaque chapitre s’ouvre sur un extrait d’un livre fedeylin ce qui
permet d’apporter des connaissances aux lecteurs et d’éclairer l’ensemble de l’ouvrage d’un aspect plus poétique. Avec Cahyl on passe surtout de grands moment de réflexions et de découverte du monde fedeylin, et l’action est assez rare finalement dans ce premier tome, presque trop rare, et c’est peut être mon seul reproche à ce roman. Je ne me suis pas ennuyée, mais j’avais parfois envie que cela bouge un peu plus, avance un peu plus vite. 4 tomes sont prévus (et écrits) et l’univers crée par Nadia Coste est très complet, ce premier tome prend donc vraiment le temps de nous poser le contexte de l’aventure, de nous plonger dans ce monde, de nous faire aimer Cahyl, et comme dit si bien Acr0 :
“On s’attache irrémédiablement à lui.”

Un roman fantastique qui nous plonge dans un monde superbement construit, aux personnages attachants. J’ai beaucoup aimé et lirai sans aucun doute les tomes suivants! A conseiller autant aux adolescents qu’aux adultes!

Merci pour ce très beau partenariat à Cécilia (pour les éditions Gründ) ainsi que pour les graines de lotus, une superbe idée qui permet de poursuivre la lecture…

Le songe de la forêt

Le songe de la forêt
de Kenneth Steven,
illustré par Lily Moon
adaptation française de Sophie Leger

Gründ, 2002

“Il y a bien longtemps, avant l’arrivée du premier homme blanc sur le nouveau continent, Lalita, une jeune indienne, se réveilla un matin en tremblant : elle venait de faire un cauchemar. Elle avait rêvé que de majestueux oiseaux blancs traversaient l’océan, accompagnés d’un vent si fort que les arbres se courbaient sous son passage.
Elle avait même entendu la forêt pleurer.”

Ainsi commence ce conte, qui retrace l’histoire de l’arrivée de l’homme blanc en Amérique, et des dégats qu’il cause sur la nature. Mais loin de s’arrêter sur ce triste épisode, l’album n’y consacre que quelques pages avant de continuer… vers une bien heureuse fin.

“Depuis ce jour les Indiens affirment que si un amour est fidèle, tout ce qui a été détruit renaîtra de ses cendres et que l’amour l’emportera toujours sur la haine.”

L’histoire est mignonette, mais elle ne m’a pas émue ou bouleversée… Quand aux illustrations elles sont forts jolies et servent très bien ce petit conte.

Comme toujours j’ai “testé” cet album à haute voix sur mon homme (une vieille habitude de mon travail en bibliothèque et en crèche)… Il a trouvé lui aussi l’histoire sympathique… mais sans plus!

L’auteur :
STEVEN, Kenneth (Glasgow, Écosse, 1968).
Enfance dans le Perthshire. Après des études de littérature anglo-saxonne à l’université de Glasgow, il a passé deux ans dans le nord de la Norvège, où il a étudié l’histoire et la culture
lapone. Il vit aujourd’hui à Dunkeld dans le Perthshire où il anime des ateliers de lecture et d’écriture. Il a publié des poèmes, des nouvelles, des livres pour enfants et des traductions du
lapon et du norvégien (Lars Saabye Christensen). (source http://www.librairie-compagnie.fr)

L’illustratrice :
Lily Moon

Son Blog

 Toutes les illustrations de l’article sont de Lily Moon, et lui appartiennent.