Partenariat #1 – JC Lattès

On ouvre le bal des partenariats avec un partenaire de la première heure,  JC Lattès , qui vous propose encore cette année des titres de la rentrée littéraire!

Pour toutes les informations, règles, conditions…. merci de lire cet article

*Arthur Loustalot – La ruche *

Le huis clos tragique et puissant de trois sœurs face à la folie de leur mère.

« Dans la cuisine, assises à la table, les sœurs boivent des bières et du whisky. Un nuage de fumée les entoure – cigarette sur cigarette. Le rideau est tiré et dehors, la rue est silencieuse.
Vous vous souvenez de leurs disputes ? demande Claire.
Oui, on se souvient. Louise jette son mégot dans un cadavre de bière.
Mais vous vous souvenez de ce que ça nous faisait ? Claire insiste.
Cette violence ? dit Marion.
Et ce que ça a laissé en nous, chuchote Claire.
Vous vous souvenez de la première fois où papa est parti ? répète Marion. Vous étiez toutes petites, peut-être quatre et cinq ans.
Je me souviens, dit Louise.
Je me souviens, dit Claire. Ce que je n’arrive pas à voir, c’est l’écart entre ce qu’on a vécu et nos blessures. Bien avant leur rupture, tout était là, d’une manière ou d’une autre, et pourtant…
On ne sait rien de ce qu’on a vécu. »

De l’appartement, le ciel n’est pas visible. Les portes sont ouvertes ou closes selon des règles tacites. Les mots circulent, vibrent et s’épuisent. Les murs de carton filtrent à peine les secrets. Depuis le départ de son mari, Alice a sombré dans l’enfer le plus noir.
Marion, Claire et Louise, ses trois filles adorées, n’ont plus que leur amour à opposer à cette spirale destructrice. Un amour infini, aussi violent qu’indicible.

 Arthur Loustalot a vingt-quatre ans. Après Là où commence le secret, un recueil de nouvelles chaleureusement salué par la
critique, il signe avec La Ruche un roman ambitieux et virtuose.

Roman
Prix : 17.00 €
Nombre de pages : 200
Parution : 28 août 2013

***

* Isabelle Sorente – 180 jours *


180 jours en zone industrielle.

180 jours séparent la naissance d’un porc de sa mort à l’abattoir. Ce sont aussi les six mois qui font basculer la vie d’un homme.
Quand Martin Enders accepte de se rendre dans un élevage industriel pour les besoins de son travail universitaire, il n’imagine pas que le cours de sa vie va s’en trouver bouleversé. Par les secrets que lui révèle Camélia, le porcher. Et par les quinze mille bêtes enfermées dans les différents bâtiments.
Fondé sur la propre enquête de l’auteur, dévoilant le quotidien surnaturel des animaux dans les systèmes de production industriels, 180 jours est l’histoire d’une amitié entre deux hommes que tout semblait séparer, mais aussi celle de leur rapport aux bêtes.
Avec ce roman, Isabelle Sorente nous entraîne au bout des départementales, dans les couloirs inavouables de notre modernité, où
montent les voix de ceux qui sont privés de parole.

Après des études scientifiques, Isabelle Sorente a publié plusieurs romans et essais remarqués dont, aux éditions JC Lattès, L, Le cœur de l’ogre, ou l’essai Addiction Générale, consacré à notre dépendance aux chiffres. En 2012 est également paru État Sauvage (Indigène éditions), manifeste sur la puissance des femmes. Isabelle Sorente a fondé la revue Ravages et anime les soirées de lectures Il faut qu’on parle ! avec l’écrivaine Wendy Delorme.

Roman
Prix : 17.00 €
Nombre de pages : 450
Parution : 28 août 2013

***

* Mei-Ling Hopgood  – Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud *

Une mère de famille journaliste fait le tour du monde pour découvrir de très utiles et singulières méthodes éducatives.

Jeune mère américaine installée à Buenos Aires, Mei-ling Hopgood a été choquée par l’heure tardive à laquelle les Argentins couchent leurs enfants. Était-ce bon pour leur développement, tant physique que social ? Poussée par sa curiosité de journaliste et ses interrogations de jeune maman, Mei-Ling Hopgood s’est lancée dans un tour du monde des méthodes éducatives, étudiant des problématiques aussi universelles que l’heure du coucher, l’apprentissage de la propreté, les repas, ou les activités ludiques. 

Aux quatre coins de la planète, elle a interrogé des parents issus des cultures les plus diverses, ainsi que des anthropologues, des éducateurs, et des experts en puériculture. Son champ de vision de l’éducation s’en est trouvé profondément élargi.
Ainsi, les Chinois sont les rois de l’apprentissage de la propreté. Chez eux, le pot, ça commence à six mois ! Quant aux Kenyans, ils portent leurs bébés sur le dos, sanglés dans des écharpes colorées. Et ce n’est pas seulement par tradition – essayez donc de manœuvrer une poussette sur les trottoirs défoncés de Nairobi ! Les Français, eux, réussissent à faire de leurs bambins des gastronomes en culottes courtes. Toutes ces découvertes, Mei-Ling Hopgood les a testées sur sa propre fille, dès la
naissance. Et les résultats parlent d’eux-mêmes ! Ce regard original sur l’éducation à travers les cultures nous offre non
seulement la possibilité d’expérimenter certaines de ces traditions mais nous prouve également qu’il y a mille et une façons d’être de bons parents.
Traduit de l’anglais par Marine Bramly

D’origine américaine et Taïwanaise, Mei-Ling Hopgood, vit à Buenos Aires.

Essai / Document
Prix : 19.00 €
Nombre de pages : 350
Parution : 28 août 2013

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La Ruche : Vive les bêtises et Coccinelle
180 jours : Chardonette lit et Lili M
Comment les eskimos gardent les bébés au chaud : Cajou,  Sharon et Filou49

J’ai privilégié pour ce premier partenariat les blogueurs inscrits AVANT l’annonce du challenge et/ou ayant déjà participé l’année dernière, avec un blog de plus d’un mois et actif pour plus de sécurité, afin de satisfaire tant les blogueurs que les éditeurs partenaires !

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La vie sans fards – Maryse Condé {RL2012}

Roman adulte autobiographique – Rentrée Littéraire 2012

La vie sans fards

de Maryse Condé

JC Lattès, août 2012
9782709636858, 19€

 

Trop souvent les autobiographies deviennent des constructions de fantaisie. Il semble que l’être humain soit tellement désireux de se peindre une existence  différente de celle qu’il a vécue, qu’il l’embellit, souvent malgré lui. Il faut donc considérer La Vie sans fards comme une tentative de parler vrai, de rejeter les mythes et les idéalisations flatteuses et faciles. Voici peut-être le plus universel de mes livres.

Il ne s’agit pas seulement d’une Guadeloupéenne tentant de découvrir son identité en Afrique ou de la naissance longue et douloureuse d’une vocation d’écrivain chez un être apparemment peu disposé à le devenir. Il s’agit d’abord et avant tout d’une femme aux prises avec les difficultés de la vie. Elle est confrontée à ce choix capital et toujours actuel: être mère ou exister pour soi seule. Je pense que La Vie sans fards est surtout la réflexion d’un être humain cherchant à se réaliser pleinement.
Mon premier roman s’intitulait En attendant le bonheur, ce livre affirme : il finit toujours par arriver.

 

             Un roman autobiographique intimiste, qui nous entraîne dans la vie de Maryse Condé. Une vie tout en lien avec l’Afrique, de près ou de loin.

Un récit très personnel qui nous donne le sentiment d’être un peu voyeur mais qui nous fait découvrir de nombreux aspects de notre société et de l’Afrique. Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée et Ghana, nous voici sur les traces d’une femme, d’une mère que la vie n’épargne pas. Vivre sa vie, chercher sa liberté mais aussi élever ses enfants en faisant face à la misère, au rejet de sa famille mais aussi aux évènements politiques !

Il est très difficile de donner un avis sur une autobiographie, car comment juger de la vie d’un auteur ! Ici nous avons un témoignage très lucide, un retour sur une vie pour peut être réussir à mieux l’appréhender. J’ai réellement apprécié le ton de cet ouvrage car Maryse Condé semble réellement sincère. On dévore ce livre et on apprend beaucoup au travers de ces pages, sur la vie en général mais aussi sur le parcours tourmenté d’un auteur !

Je ne suis pas fan des autobiographies et pourtant j’en lis régulièrement, toujours avec ce léger malaise, cette impression d’entrer dans les secrets de quelqu’un, de n’être pas tout à fait à ma place… Ici aussi j’ai eu ce sentiment mais je me suis laissée porter par les mots et j’ai finalement apprécié ma lecture!

 

+ D’autres romans de Maryse Condé :
–  Ségou
– La vie scélérate
– Traversée de la mangrove
– Moi, Tituba, sorcière noire de Salem
– Les Belles Ténébreuses
– En attendant la montée des eaux

Victoire, les saveurs et les mots
– Conte cruel
– Hugo le terrible
– Savannah blues

+ Une vidéo de l’auteure en 2010

+ 5/7 Challenge 1% Rentrée Littéraire

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Le pied Mécanique de Joshua Ferris – Bilan partenariat

* Le pied mécanique de Joshua Ferris *

TIM Farnworth est un  homme séduisant. Les années paraissent ne pas avoir prise sur lui : il ressemble toujours à ces stars de cinéma que les femmes admirent tant. Il aime sa femme, Jane, superbe elle aussi, et, en dépit des épreuves du quotidien et des petites tentations, nées de longues années de vie commune, leur mariage est heureux. Le travail de Tim est sa passion : associé d’un grand cabinet d’avocats de Manhattan, il gère les affaires les plus importantes. Même lorsque sa fi lle unique, Becka, se cache derrière sa guitare, ses dreadlocks et ses rondeurs, il n’a de cesse de lui répéter en père modèle et aimant qu’elle est, pour lui, la plus jolie fi lle du monde.
Tim a tout pour être heureux : il aime sa femme, sa famille, son travail, sa maison. Mais un jour, il se lève de son siège et s’en va. Il se met à marcher et ne peut plus s’arrêter. Ces crises peuvent durer quelques jours ou quelques années. Alors, il perd tout ce qui lui semblait à jamais acquis : un présent heureux, un avenir serein, toutes ses certitudes. Pour combattre ce mal mystérieux qui grignote sa vie, ses passions, son âme, Tim doit renoncer à ce qu’il croyait être, porter un casque plein d’électrodes sur son crâne nu, quitter son travail, accepter l’inconnu. Le portrait d’un homme dépouillé de tout et d’une famille bouleversée par la folie et l’absence, mais qui résiste, se bat, s’aime.

Joshua Ferris est né en 1974. Il a été choisi par le New Yorker comme l’un des « twenty under forty » dont l’oeuvre comptera dans le paysage littéraire américain de demain. Après Open Space (Denoël, 2007), Le Pied mécanique est son deuxième roman.
« Avec cette métaphore brutale et envoûtante sur l’indifférence et la froideur du monde d’aujourd’hui, Ferris fait écho à l’angoisse existentielle des héros de Yates et Cheever. » Booklist
« Dérangeant, poignant, magnifique et tragique. Voici un livre qui fera date pour la prochaine génération d’écrivains. Personne aux États-Unis n’écrit comme Joshua Ferris. » Gary Shteyngart
Traduit de l’américain par Dominique Defert

Ils l’ont lu :

Mimipinson un avis en demi teinte :
« En d’autres mots, sans avoir passé un mauvais moment de lecture, je ne peux pas affirmer que ce fut une lecture utile, qui m’amène à me questionner sur tel ou tel sujet. Je reconnais à l’auteur avoir bien abordé la relation entre Tim et sa fille ; d’avoir eu quelques empathie pour Jane, l’épouse de Tim…Mais c’est à peu près tout le positif que je retire de ce roman qui sans être désagréable à lire, ne m’aura pas séduite.  »

Sharon :
« J’ai terminé la lecture de ce livre, j’ai même relu certains passages, et j’avoue ne pas avoir compris où l’auteur voulait en venir. […] L’histoire nous est le plus souvent racontée de son point de vue  et il devient de plus en plus difficile de distinguer ce qui est réel de ce qu’il imagine – les hallucinations, jamais nommées en tant que telles, s’intensifient dans les trois dernières parties.
Le pied mécanique m’apparut alors comme le roman du triomphe de l’inconscient sur le corps, de l’indifférence sur l’amour et le devoir, la défaite de la science.  »

et Achille49
« Histoire très improbable et difficile dans son abord que celle de cette famille américaine, à priori plutôt issu de la classe la plus aisée.  »
« Bien écrit et traduit, il faut reconnaître que ce livre fut parfois difficile à poursuivre, un peu long, parfois absurde même si la thématique de l’ensemble est originale. Pas de regret en tout cas ni rejet définitif »

Merci aux éditions JC Lattès  pour ce partenariat

Vous aussi vous l’avez lu ? Vous pouvez laisser votre avis ou lien en commentaire!

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Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Rien ne s’oppose à la nuit

de Delphine de Vigan

Roman de la rentrée littéraire 2011

JC Lattès, 2011
9782709635790, 19€, 436 pages

 

Présentation de l’éditeur :
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

Mon avis :

Quelle claque que ce roman de Delphine de Vigan! Alors que le thème peut paraître vu et revu, puisqu’elle y raconte sa mère, je me suis laissée totalement emporter dans ce livre.

Bon commençons d’abord pas les points négatifs, il y en a peu, ça sera fait!
J’ai eu beaucoup de mal dans la première partie du livre avec les interventions de Delphine de Vigan, ses états âmes pendant l’écriture, ses recherches… Dans la première partie, on suit l’enfance de sa mère, et je me suis tout de suite attachée à cette petite fille, j’étais donc déçue de revenir « à la réalité » de l’auteur… Par la suite l’intervention de l’auteur et le changement de point de vue ont fait que le tout tourné bien ensemble, et que je n’aurais pas vu l’un sans l’autre.
Pourtant un long passage m’a paru plus obscure et m’a moins intéressé, une période de la vie de la mère de l’auteure plus troublée. Si dans la première partie Delphine de Vigan ne fait que raconter ce qu’on lui a appris, dans la deuxième partie ses propres souvenirs se mêlent, et c’est terriblement plus délicat… Pourtant ensuite dans une troisième partie en quelque sorte, l’ensemble bien que toujours troublé se révèle plus clair pour le lecteur. On sent que l’auteur nous livre ses souvenirs d’adulte, avec plus de recul…

Ce qui m’a plu c’est justement ce retour de l’auteur sur la vie de sa mère. Ce travail sur elle même, ce travail pour sa famille, et puis la vérité, sa vérité, qu’elle nous dévoile peu à peu! Les mots sonnent juste et on se laisse totalement prendre dans cette histoire. Totalement. Trop peut être même, car sans trop s’en rendre compte on compare forcément avec sa propre histoire… et c’est peut être pour cela, ou peut être pas, mais j’ai tellement pleuré à la fin de ce livre que j’ai bien pensé que jamais je ne serai capable d’écrire un billet. J’ai d’ailleurs attendu une semaine. Est-ce plus facile ? Non, mais le recul permet de ne plus mélanger histoire de l’auteur et histoire personnelle.

La partie sur l’enfance, la plus tendre et la plus légère, permet d’entrer dans le roman en douceur, de connaître et d’apprécier les personnages principaux et d’avancer vers une fin inexorable, qu’on connaît dès les premières pages. L’auteur nous entraine dans sa quête, et nous ne pouvons pas nous empêcher de chercher nous aussi le pourquoi de cette conclusion… Lucile (ainsi nommée dans le livre en tout cas), sa mère, nous apprenons à la connaître et si la quête semble vaine tant la conclusion est inéluctable, c’est avec beaucoup de pudeur que Delphine de Vigan nous livre sa vérité, dans un livre qui est pour moi un véritable hommage, parce qu’il ne cherche pas à plaire, juste à dire la vérité, dans ce quelle a de plus troublant, de plus dérangeant.

Dans ces lignes nous suivons Lucile mais c’est aussi l’auteur que nous apprenons à découvrir autrement, à lire ou relire autrement aussi, puisqu’elle nous y parle parfois de ses livres… Ainsi que l’on connaisse ou non l’auteure, ce livre est une belle perle de cette rentrée littéraire, qui donne envie de dire Je t’aime un peu plus…

Extrait :
« J’écris ce livre parce que j’ai la force aujourd’hui de m’arrêter sur ce qui me traverse et parfois m’envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, par ce que je veux cesser d’avoir peur qu’il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l’emprise d’une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l’ombre. »

 

+ Le site de l’éditeur
+ Les avis de Antoine et ViolaineCanel, Chocolat, Clara, Leiloona, Mango, Sophie, …

 

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