3 petits cochons nouvelle version !

♥ La poulette et les trois maisonnettes ♥

Fabienne Morel et Debora Di Gilio

Illustrations de Nathalie Choux

Ed. Syros (2013)

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Poulette

Avez-vous déjà entendu parler de la version Bretonne des 3 petits cochons ? Il s’agit d’un conte qui s’intitule “La petite poulette, la grosse poule et le grand coq” que Fabienne Morel et Debora Di Gilio nous racontent ici, avec beaucoup de gaité, de bonne humeur et surtout, surtout, beaucoup d’humour !

La poulette, au départ, c’est plutôt une sorte de Cendrillon que Grand Coq Noir et Grosse Poule Grise exploitent sans vergogne. Un jour, ils sont invités au mariage de Dindon Bougon et Dinde Unpeudingue. Ils marchent tous les 3 toute la journée et le soir, ils arrivent dans la forêt. Oui mais voilà, dans la forêt, il y a… le loup !

Pour s’en protéger, Grand Coq Noir fait construire à Petite Poule Rousse une cabane de fougères dans laquelle il s’enferme aussitôt, laissant les deux autres dehors. Petite Poule Rousse est alors sommée de construire une autre cabane, dans laquelle Grosse Poule Grise s’enferme aussitôt ! Mais Petite Poule Rousse est si fatiguée qu’elle n’a pas le courage de construire un abri pour elle. Le loup va t-il la manger ?

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Ce livre audio est un vrai régal ! Il s’agit donc d’une version détournée du célèbre conte des 3 petits cochons, contée par Fabienne Morel et Debora Di Gilio qui s’amusent beaucoup, cela paraît évident quand on les entend ! L’histoire en elle-même est amusante, mais la façon de raconter de ces deux conteuses est vraiment fabuleuse !

L’histoire est pleine de rimes, très rythmée et très drôle (avec quelques petits morceaux en italien). Les illustrations de Nathalie Choux rondes, colorées et pleines de malice ajoutent encore au plaisir !

Allez voir ici la vidéo

Et par ici pour feuilleter quelques pages

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Le site des deux conteuses : Huile d’olive et beurre salé

Brainless

brainlessRoman pour adolescents
Science-fiction – Zombie

Brainless

de Jérôme Noirez

Gulf Stream, 2015
Collection Électrogène, 249 p.
9782354882488 – 16€

Brainless est un vrai roman de zombie, un roman gore avec des cervelles dès la couverture et des morts. Mais ce n’est pas que ça. Brainless c’est aussi un formidable récit croisé, très psychologique et qui chamboule notre regard sur les zombies… et sur les adolescents.

Une épidémie mystérieuse transforme certains adolescents, une fois mort, en zombie. Jason, notre héros, est l’un d’eux. Une mort peu glorieuse et le voilà ressucité, mais avec un traitement à base de formol pour ne pas ressembler à un cadavre. Dans sa petite ville sans histoire, pas facile de s’intégrer… et encore moins à l’école où Jason, surnommé Brainless, n’était déjà pas la star.

Ce roman est étonnant de sentiments et de rencontres. Alors qu’on imagine à la couverture un roman d’horreur, on va, dans ce récit, découvrir avant tout la psychologie de ce jeune ado zombie. A travers son expérience on découvre le regard des autres, la difficulté d’être différent – très différent ! – et en même temps ses histoires d’amour et d’amitié. Ces thèmes de la différence, du handicap, de l’acceptation de soi et des autres mais aussi de la violence sont très intéressants dans Brainless. Grâce à des narrations croisées, on découvre, en plus du point de vie de Jason, le regard de deux autres adolescents. Pas des zombies, non non, juste des adolescents classiques, mais avec un amour de la violence et de la mort absolument effrayant.

Si les personnages sont caricaturaux à souhait, volontairement, ils sont très intéressants et portent une critique de la société actuelle. De la science-fiction bien ancrée dans notre monde, avec des adolescents malheureusement réalistes… bien joué !

Et niveau Zombie ?

Nous sommes bien loin de récits comme The Walking Dead, où les zombies sont d’affreux décérébrés, à tuer à coup de machette. On se rapproche plus de l’idée de Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère, et retrouvé l’amour ou de J’ai embrassé un zombie, et j’ai adoré. Ici nous avons surtout affaire à des zombies qui continuent de penser, de marcher, de vivre… mais différemment.

L’explication scientifique est simple, peu poussée, un sydrôme, le SCJH. Pas de traitement, mais du formol pour rester en chair. Les zombies n’ont pas besoin de manger comme tout le monde, mais ils peuvent, lentement, réfléchir, et même éprouver des sentiments !

Alors que la couverture est une accroche pour les fans de récit d’horreur ou survival, le début du récit, avec ce zombie intelligent, peut s’avérer décevant… mais c’est là la force de ce récit, car on embraye rapidement sur un récit croisé qui nous glace les sangs, et un final bien trouvé qui plaira aux zombies-addict.

Alors, Brainless, on lit ou pas ? A quel âge ?

La plume acerbe et l’humour noir de Jérôme Noirez offrent à ce roman une certaine profondeur. Brainless est un savant mélange, qui fonctionne très bien, et permet une découverte intéressante, même exploitable autour du thème du Vivre ensemble en collège !
Une belle façon de commencer des lectures zombiesques, ou de proposer aux élèves des alternatives à the Walking Dead, trop violents pour le collège selon moi !

+ Le site de Jérôme Noirez

Le Teaser :

Un week-end de Repos Absolu

Week-end Huard

♥  Un week-end de Repos Absolu  ♥

Davide Cali & Alexandra Huard

Éditions Sarbacane (2013)

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Un petit garçon observe ses parents qui travaillent sans arrêt et se dit qu’ils auraient bien besoin de vacances… Et ça tombe bien, ce week-end, ses parents ont décidé de partir à la campagne, sans journal et sans téléphone portable ! Bref, un vrai week-end de repos. Heu… Vraiment ?

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Un album faussement vintage !

Un mélange d’illustrations totalement rétro, style années 50/60 : une DS, des meubles comme on n’en fait plus, des papiers peints psychédéliques mais aussi un téléphone portable ou une console de jeux électronique et une vie quotidienne très actuelle.

Les illustrations sont magnifiques, pleine de motifs ethniques (indiens ?) ou géométriques, de couleurs vives et pétantes, avec des formes typiques des années 50/60 (vous vous souvenez de ces horloges murales en forme de triangle avec les coins arrondis ? Certains dessins ont cette forme là.)

Quand à l’histoire, elle m’a beaucoup plu aussi. Ce petit garçon qui regarde ses parents hyperactifs tout en prenant, lui, le temps de vivre et de profiter de son week-end, est très drôle.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai a-do-ré !!!

Week-end

De l’auteur, Davide Cali, Sophie vous a présenté : Mon papa pirate

Plus d’illustrations sur le blog de l’illustratrice.

De cette illustratrice nous vous avons déjà présenté : Tangapico,  La chose et  La drôle d’idée de mon papa

Week-end

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Mai : les grands-parents

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Les grands-parents

Challenge Albums

Thème du Mois de Mai

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Les grands-parents sont à l’honneur ce mois-ci pour le Challenge Albums. Vous trouverez ci-dessous un petit récapitulatif des articles déjà parus sur ce thème dans ce blog :

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Et voilà un album coup de ♥ ! Oui, c’est vrai, ça m’arrive assez souvent avec les albums, mais il y en a tellement et qui sont tellement beaux ! Celui-ci en tous cas, si vous ne le connaissez pas, interdiction de passer à côté, il faut au moins aller le feuilleter à la bibli ou chez votre libraire préféré…

Les grands-parents J'ai Laissé Mon Ame Au Vent 1

J’ai laissé mon âme au vent

Roxane Marie Galliez & Éric Puybaret

Éditions De La Martinière Jeunesse (2013)

Un grand-père fait ses adieux à son petit-fils. Il lui explique que certaines choses vont changer, oui, mais que beaucoup d’autres vont continuer… “J’ai préparé l’été, il viendra comme chaque année, après le printemps“. C’est triste, c’est vrai, c’est toujours triste de perdre un parent, quelqu’un qu’on aime. Mais il y a tant de douceur et de tendresse dans les paroles du grand-père, tant de poésie aussi…

On se laisse porter par ces mots “Ce n’est plus moi qui t’offrirai des friandises, mais dans ta mémoire j’ai placé d’autres gourmandises, mange la vie, mords dedans“. Les paroles du grand-père sont aussi pleines de sérénité “Tu ne peux pas m’attraper, tu ne peux pas me tenir, mais si tu fermes les yeux, tu peux toujours me sentir“. Bref, c’est beau.

Ce qui est magnifique aussi, ce sont les illustrations. Faites sur toile, à la peinture, on voit la trame de la toile et parfois les coups de pinceau. La double page avec l’oiseau est splendide, ce mélange de vert et jaune, cette luminosité… Je m’en veux de manquer autant de vocabulaire pour parler de la beauté de cet album !!

Et la dernière double page avec ce bateau aux immenses voiles qui s’éloignent vers le soleil couchant… J’aimerai regarder ce tableau avant de m’endormir chaque soir ! Beauté et sérénité sont les deux mots qui me viennent à l’esprit…

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Cet album a fait partie de la sélection du Prix Chronos de littérature en 2015 (Catégorie Ce1-Ce2)

Les grands-parents J ai Laissé Mon Ame Au Vent

J’ai préparé l’été, il viendra comme chaque année, après le printemps

Cet article avec deux vidéos vous montrera comment travaille l’illustrateur Éric Puybaret (à l’ancienne, sur toile ! Le résultat vaut vraiment le coup.)

Le site de l’auteure.

D’autres avis : celui de Jérôme, du Cabas de Za, de Mya’s books

Je n’ai pas parlé du sachet de graines d’immortelles car j’ai emprunté ce livre à la médiathèque et que le sachet en question avait été enlevé…