Hyver 1709 – BD Aventure historique

Hyver Hyver

Hyver 1709

Sergeef & Xavier

Glénat (2015/2016)

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Aventure historique en 2 tomes

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Quand l’hiver est très froid, le gel peut tuer.

Mais quand l’hiver s’éternise, c’est pire encore car les grains semés meurent sous la terre et la famine frappe aux portes.

En cette période de guerre, le grain qui nourrit les soldats devient plus précieux que l’or et une cargaison de blé peut attirer bien des convoitises…

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J’aime les bandes dessinées historiques, et la couverture de celle-ci me tentait beaucoup. Le titre aussi, avec son “y” à Hyver, qui lui donne un air vieillot. Mais… Car il y a un gros “mais” :

J’ai trouvé le scénario plutôt léger, et au final, pas très original. A réserver peut-être aux connaisseurs de cette époque ou aux férus d’Histoire de France ?

Par contre, le dessin m’a beaucoup plu, même si j’ai une ou deux réserves là aussi : j’ai trouvé les coloris un peu ternes, tristes, manquant de contrastes. Et j’ai parfois eu du mal à reconnaître les personnages, ce qui n’aide pas à la lecture !

Bref, arrivée à la fin du tome 1, j’étais très déçue. Et bien que j’ai trouvé le tome 2 légèrement meilleur, le scénario est toujours un peu maigre et le dessin pas assez précis (personnages).

Dommage…

Mais tout le monde n’est visiblement pas de cet avis, puisque cette bd a reçu 2 prix !

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http://www.yozone.fr/IMG/jpg/hyver_1_centre.jpg

Le blog de Philippe Xavier, l’illustrateur

Prix du Meilleur dessin, Chambéry BD 2017

Prix du Patrimoine (Corse-Matin), festival de la BD d’Ajaccio 2016

Le blog de Nathalie Sergeef

Sur la page de Glénat dédiée à Philippe Xavier, vous pourrez voir plusieurs “teasers”

Cette semaine nous sommes chez Moka, Au milieu des livres

Vendredi, le prix, un mini-Challenge à moi toute seule… Ou presque !

Vendredi

Prix Vendredi 2017 / 2018 / 2019 / 2020…
Lire tous les romans sélectionnés

(en cours)

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Bon ok, j’avoue, j’ai piqué l’idée chez Charmant Petit Monstre… Quand j’ai lu son article, j’avais déjà lu 3 des 10 romans et j’avais l’intention d’en lire au moins 3 autres. Donc au final, un challenge relativement facile à tenir !

Tout d’abord, le prix Vendredi, Kezaco ? Si vous n’êtes pas libraire, documentalistes ou bibliothécaires, bref, si vous ne travaillez pas dans les métiers du livre, vous êtes peut-être passé à côté de cette info.

Ce prix, nommé “Vendredi” en référence à “Vendredi ou la vie sauvage” de Michel Tournier, paru en 1971, récompensera chaque année un roman francophone destiné aux plus de 13 ans.

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Voici les 10 romans sélectionnés en 2017, par ordre alphabétique d’auteur : Sur les 5 lus à ce jour, il y a 5 coups de cœur !!

  • L’Aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux, Gallimard Jeunesse – Prix Vendredi 2017
  • La loi du Phajaan, Jean-François Chabas, Didier Jeunesse
  • Rage, Orianne Charpentier, Gallimard Jeunesse
  • Magnetic Island, Fabrice Colin, Albin Michel
  • Naissance des cœurs de pierre, Antoine Dole, Actes Sud Junior ♥ – Mention spéciale du jury
  • Power club – l’apprentissage, Alain Gagnol, Syros
  • Dans la forêt de Hokkaido, Éric Pessan, l’école des loisirs
  • Star trip, Éric Senabre, Didier Jeunesse
  • Sirius, Stéphane Servant, Le Rouergue
  • Colorado Train, Thibault Vermot, Sarbacane ♥ – Mention spéciale du jury
Sophie a déjà presque tout lu :
  • La loi du phajaan : un roman très beau, mais pas forcément attirant pour les jeunes, avec un rythme parfois lent (comme souvent dans les romans de Jean-François Chabas).
  • L’aube sera grandiose : un magnifique roman, au rythme lent, qui permet l’introspection
  • Sirius – coup de cœur
  • Power club T1 : L’apprentissage
  • Naissance des cœurs de pierre : coup de cœur
  • Rage : un beau récit, très court mais avec une force incroyable. A lire d’une traite, et que l’on oublie pas facilement…

vendredi  vendredi  vendredi  Vendredi  Vendredi  vendredi  Vendredi rage Colorado Naissance des cœurs de pierre

Le jury était composé de professionnels : Philippe-Jean Catinchi (Le Monde), Françoise Dargent (Le Figaro), Catherine Fruchon-Toussaint (RFI), Michel Abescat (Télérama), Raphaële Botte (Mon Quotidien ; Lire), Marie Desplechin, Sophie Van der Linden.

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Sélection 2018 :
  • La tête sous l’eau, Olivier Adam, Robert Laffont
  • Brexit romance, Clémentine Beauvais, Sarbacane – Dans ma pal
  • Pâquerette. Une histoire de pirates, Gaston Boyer, Gallimard Jeunesse
  • Rester debout, Fabrice Colin, Albin Michel
  • Les amours d’un fantôme en temps de guerre, Nicolas de Crécy, Albin Michel – Lauréat
  • Un mois à l’ouest, Claudine Desmarteau, Thierry Magnier
  • Nightwork, Vincent Mondiot, Actes Sud Junior – Mention spéciale
  • Trois filles en colère, Isabelle Pandazopoulos, Gallimard Jeunesse
  • Milly Vodović, Nastasia Rugani, MeMo – Mention spéciale
  • Pëppo, Séverine Vidal, Bayard
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Sélection 2019 :
  • Ce que diraient nos pères, Pascal Ruter, Didier jeunesse
  • Dans la maison, Philip Le Roy, Rageot
  • Fraternidad, Thibault Vermot, Sarbacane – Mention spéciale
  • L’Estrange Malaventure de Mirella, Flore Vesco, l’Ecole des loisirs – Lauréat – J’ai adoré, comme tous les “Flore Vesco” !
  • La bonne aventure, Fabrice Colin, Talents Hauts
  • La mémoire des couleurs, Stéphane Michaka, PKJ
  • Premier arrêt avant l’avenir, Jo Witek, Actes Sud junior – Mention spéciale
  • River, Claire Castillon, Gallimard jeunesse
  • Surf, Frédéric Boudet, MeMo
  • Un si petit oiseau, Marie Pavlenko, Flammarion
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De ce prix Vendredi 2020, je n’ai lu que “L’attrape-malheur” un roman assez singulier que j’ai beaucoup aimé et dont le tome 2 attend sagement près de mon lit. J’ai également “Age tendre” dans ma pal.

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J’ai lu deux romans de la sélection 2021 : Plein gris et J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle. Les deux m’ont beaucoup plu !

Le lauréat est Amour chrome de Sylvain Pattieu

Les deux Mentions spéciales ont été attribuées à de Joëlle Ecormier et Je serai vivante de Nastasia Rugani. Je ne connais aucun de ces trois auteurs !

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Relire Hopper -Mai en nouvelles

Hopper

Relire Hopper

Anthologie présentée par Alain Cueff
Éd. de la Réunion des Musées Nationaux (2012)
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7 auteurs pour 7 nouvelles
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J’aime Edward Hopper et la couverture de ce recueil de nouvelles, avec ce morceau de tableau, ne pouvait que m’attirer. Merci à Blandine d’y avoir pensé !

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https://imgc.allpostersimages.com/img/print/affiches/edward-hopper-nightawks-noctambules-ou-les-oiseaux-de-nuit-1942_a-G-9315082-9118560.jpg

Nightawks – 1942 – Un de ses tableaux les plus connus

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Ce que j’aime dans les tableaux d’Edward Hopper, c’est l’ambiance. Elle n’est pas toujours très gai, je ressens souvent la solitude, la déprime parfois, des gens qui peuplent ses peintures… Ce sont des instantanés de la vie courante, figés dans le temps, et pourtant j’adorerais aller me promener dans ses tableaux ! J’ai envie de savoir qui sont les personnages, ce qu’ils font, où ils vont… Et je n’ai pas cette “empathie” ou cette curiosité avec tous les tableaux ou tous les peintres.

J’ai dû mal à expliquer pourquoi ça me plait autant. Les couleurs ? Le style ? Non, je crois vraiment que c’est “l’atmosphère” qui se dégage de ses tableaux et sans doute aussi la solitude qu’on perçoit chez les personnages.

Et dans les nouvelles de ce recueil, on retrouve un peu cette même ambiance.

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1) La plus belle chose au mondeNorman Mailer

Un vagabond sans le sou se fait piéger par des joueurs de billard pas très honnêtes.

La “morale” de l’histoire pourrait être : “Il en faut parfois peu pour être heureux…”

2) L’homme soucieuxGrace Paley

Un homme marié s’intéresse d’un peu trop près à sa voisine…

Où comment passer près de la mort peut changer radicalement votre vision de la vie ! J’ai moyennement apprécié cette nouvelle dont le style ne m’a pas convaincue.

https://www.edwardhopper.net/images/paintings/newyork-movie.jpg

New York Movie – 1939

3) Le rien qui n’est pas làLeonard Michaels

Ce n’est pas vraiment une nouvelle. Plutôt un essai sur l’œuvre de Hopper en se basant sur un tableau que l’auteur, de son propre aveu, apprécie beaucoup : New York movie.

J’avoue que je manque cruellement de références pour apprécier ce que dit Mr Leonard Michaels. Il y a toutefois deux choses avec lesquelles je suis d’accord avec lui, pour les avoir moi-même ressenties : ce sentiment de solitude, souvent présent, et la facilité avec laquelle on peut se faire tout un film, s’inventer toute une histoire à partir d’un tableau de Hopper.

4) J’ai créé mon néantPaul Auster

L’errance d’un jeune homme qui trouve refuge dans Central Park où il survit tant bien que mal au fil des jours et des rencontres.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle, mais d’un extrait du roman “Moon Palace” (1989) dans lequel un jeune homme s’interroge, puis se laisse aller, persuadé que c’est son destin.

Un auteur que j’apprécie beaucoup, et un extrait qui m’a donné envie de lire le roman !

5) CrépusculeJames Salter

Nouvelle extraite d’un recueil de nouvelles “American Express” (Prix Faulkner 1989)

«C’était une femme qui avait un certain style de vie. Elle savait donner des dîners, s’occuper des chiens, entrer dans un restaurant. Elle avait sa façon de répondre aux invitations, de s’habiller, d’être elle-même. D’inestimables qualités, pourrait-on dire. C’était une femme qui avait lu, joué au golf, assisté à des mariages, qui avait de belles jambes, qui avait connu des épreuves. C’était une femme dont personne ne voulait plus.»

De cet auteur, j’ai lu “un bonheur parfait”, roman que je n’avais pas vraiment apprécié car trop peu d’émotions y passaient, les personnages étaient des personnages, c’est tout. Dans cette nouvelle, c’est pareil, on suit une femme, le temps d’une journée, mais rien ne passe, on ne ressent aucune empathie pour cette femme. Elle a 46 ans, vit seule depuis que son mari l’a quittée. Une nouvelle dans laquelle, malgré tout, on voit bien la tristesse et la solitude et qui, de ce fait a toute sa place dans ce recueil qui se réfère à certains tableaux de Hopper !

https://www.edwardhopper.net/images/paintings/cape-cod-evening.jpg

Cape Cod Evening – 1939

6) Cape Cod EveningAnn Beatie

Dans cette nouvelle, une femme raconte son histoire et celle de son mari, comment ils ont récupéré le chien qui est sur le tableau et l’histoire de leur voisin, un peintre, Mr Hopper (qui donc a peint le tableau…)

On voit bien ici que l’auteur a “plongé” dans le tableau pour nous en rapporter cette histoire ! Et c’est tout à fait l’effet que me font les tableaux de Mr Hopper : j’ai toujours envie d’aller dedans, voir ce qui se passe sur le côté, derrière, d’aller discuter avec les gens… Je me fais très souvent des “films” avec ses tableaux…

Matin en Caroline du Sud – 1955

7) L’ombre écarlateWalter Mosley

Socrate, un vieil homme noir qui vit seul, attrape un gamin, Darryl, qui vient de tuer un coq. Il lui fait plumer le coq puis le cuisine et ils le mangent ensemble. Le vieil homme sent bien que quelque chose ne va pas avec le gamin, aussi il le “cuisine” un peu pour essayer de l’aider… Tout ça sous “le regard” de la femme noire du tableau…

Une drôle d’histoire, pas franchement gaie !!

Au final, ce recueil m’aura permis de découvrir de “nouveaux” auteurs et de me (re)plonger dans l’atmosphère -si particulière !- des tableaux d’Edward Hopper.

Cet ouvrage se termine avec une courte biographie de chaque auteur, ainsi qu’une bibliographie pour chacun.

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Cette lecture participe au challenge “Mai en nouvelles” proposé par le blog “Hop ! Sous la couette”.

Si vous aimez les nouvelles, je vous invite à participer à ce challenge, qui propose, en prime, un concours avec de jolis lots pour les participants.

Ar-Men, l’enfer des enfers – BD Ado/ Adulte

 

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Ar-Men

L’ENFER DES ENFERS

Emmanuel Lepage

Futuropolis (2017)

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Comme dit le dicton : Qui voit Sein, voit sa fin.

(En entier c’est : « Qui voit Molène voit sa peine. Qui voit Ouessant voit son sang. Qui voit Sein voit sa fin. Qui voit Groix voit sa croix.) Et en voyant cette carte (merci Wiki) on comprend aisément pourquoi !

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La chaussée de Sein est un récif granitique de 25 kms qui part de la pointe du Raz. Son point culminant (15 m !) se situe sur l’île du même nom. De nombreux navires se fracassaient sur ses rochers avant la construction du phare Ar-men (et même après d’ailleurs !)

Des légendes bretonnes disent qu’il s’agit du territoire sacré du Bag Noz le vaisseau fantôme, avec à sa barre l’Ankou, le valet de la mort (d’habitude il conduit une charette, ça change un peu !)

Plusieurs “chapitres” composent ce bel album. Au départ, c’est Germain, un des deux gardiens du phare qui raconte le quotidien et puis aussi les “visites” de sa fille, à laquelle il conte des légendes, comme celle de la ville d’Ys engloutie par les flots…

Un jour, après une grosse tempête, Germain découvre une histoire gravée sous le crépi de l’escalier. Une histoire qui va le projeter dans le temps, en 1850, avant (et pendant) la construction du phare (démarrée en 1867 – terminée en 1881)

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Depuis toujours, j’adore les contes et légendes. Et ça tombe bien, la Bretagne, qui m’a adoptée depuis près de 30 ans, en regorge.

Ce magnifique roman graphique (je trouve que la couverture -trop sombre- ne rend pas hommage à certaines pages intérieures – splendides !) mélange la dure réalité de la construction d’un phareAr Men-, la vie sur une île balayée par le vent et la mer, Sein avec la légende de la ville d’Ys, ville créée pour Dahut, la fille bien-aimée du Roi Gradlon.

C’est une bd assez conséquente (plus de 90 pages) et je pensais en la démarrant n’en lire que quelques pages avant d’aller me coucher. Je n’aurai pas dû la commencer le soir ! Je l’ai bien entendu lu d’une traite, totalement envoutée. Et je l’ai reprise le lendemain pour m’attarder sur certaines illustrations (voilà 3 fois que je la relis. Je vais être obligée de me l’acheter !)

J’ai tout aimé dans cette bd : L’histoire, envoûtante, les illustrations, magnifiques (on “voit” le mouvement des vagues, l’intensité lumineuse du phare… c’est magique !) et les couleurs, superbes !

Un vrai gros coup de cœur que je vous conseille de lire toutes affaires cessantes ! ♥ ♥ ♥

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D’autres que moi ont aimé : L’étagère imaginaireMo’AntigoneJérômeBrizeCaroLecturissimeEimelleBlandineBricabookSandrineSaxaoul

Nous vous avions déjà présenté deux bd d’Emmanuel Lepage : Un printemps à Tchernobyl + Oh, les filles

Deux articles de presse et radio plein de détails : Le Télégramme, France Inter

Interview de l’auteur par Un amour de BD

 

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

Et cette bd participe aussi au Challenge “Un max de BD en 2018” de Kobaitchi

Pour la ligne 42) Qu’on aimerait faire lire au monde entier

Et c’est encore grâce aux participants de la BD de la semaine que j’ai fait cette super découverte !! Les liens vers leurs articles un peu plus haut…