Comment se débarrasser d’un vampire amoureux de Beth Fantaskey

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux

de Beth Fantaskey

Roman adolescent / jeunes adultes YA

MSK, 2010
9782702434437 , 16€
409 pages

Présentation de l’éditeur :

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes…
Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise. Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

Mon avis :

Quel plaisir que d’être accompagné lors du RAT par Jessica et Lucius pour quelques heures…

Jessica est en terminale, et c’est une adolescente américaine banale. Pourtant sa vie change lorsque Lucius Vladescu (prononcé Vladescou, il y tient), prince vampire roumain se met en tête de la séduire sous pretexte qu’ils sont fiancés depuis un vieux pacte conclu il ya 16 ans en Roumanie, où elle a été adoptée…

Alors que toutes le filles (et moi la premières) tombent sous le charme de ce ténébreux vampire, Jess elle déteste la façon dont il s’incruste dans sa vie.

Une aventure qui bouscule un peu les poncifs du genre, du moins au début, et qui nous permet de savoir que les vampires ne brillent pas tous au soleil… Aventure, rebondissements, on suit Jessica avec beaucoup de plaisir, découvrant ainsi sa vie et ses sentiments… On suit en parallèle l’évolution de Lucius (dit Lucky par les américaines…) grâce à ses lettres à son oncle. Une évolution qui transforme un peu notre vampire en américain…  Et notre adolescente américaine en vampire roumaine ?

Le ton est clairement féminin, jouant sur les sentiments plus que sur l’action, mais on se laisse entrainer au fil des pages dans cette comédie romantique bien maitrisée, parfois prévisible, souvent surprenante…

Vivement le tome 2 Comment sauver un vampire en danger, qui sort fin novembre !

+ Le site
+ L’avis de Bladelor
+ L’avis de Liyah (à re-venir bientôt…)
+ 2 challenges :

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Mortels petits mensonges de Laurie Faria Stolarz

Mortels petits mensonges
Tome 2

de Laurie Faria Stolarz

roman YA, adolescent, avec une touche de fantastique

Albin Michel, octobre 2011
Wiz, 310 pages
9782226230942, 13€50

 

Présentation de l’éditeur :
La nuit, je m’agite dans mon lit, incapable de trouver le sommeil.
Et incapable de ne pas penser à lui. A ses mains. A son odeur, un mélange de sucre et de sueur. Et à la cicatrice sur son bras.

Attention Spoiler Tome 1

Mon avis :
Mortels petits mensonges est la suite de Motels petits secrets de Laura Faria Stolarz (l’auteur de Bleu cauchemar). Suite parce qu’on retrouve la même héroïne, Camélia, ainsi que les personnages secondaires. L’intrigue du premier tome est très présente, mais bien résumée au fur et à mesure, permettant de lire ce tome indépendamment, même si je vous conseille de lire le tome 1 d’abord… histoire d’apprendre à connaître Ben notamment…

Camélia a vécu une année difficile (l’histoire du tome 1 justement) et Ben préfère s’éloigner d’elle, ne plus la toucher surtout… à cause de ce don qu’il a de voir le futur… Alors elle essaye de se remettre à vivre, lycée, atelier de poterie, copains… elle rencontre même Adam… Pourtant de nouvelles menaces l’entourent bientôt. Photos, voix, coup de téléphone anonyme… Serait-ce Ben ?

Une jeune héroïne intelligente, au moins dans ses rapports amoureux, ça fait plaisir à voir. Elle ne cède pas vraiment, même si elle en a envie… j’ai beaucoup aimé le caractère de Camélia même si tout ce qui lui arrive est un peu gros.

Comme dans Bleu Cauchemar on a une jeune adolescente qui se sent suivie et qui a quelques dons de famille qu’elle essaye d’appréhender. J’ai bien aimé les insertions du journal d’Alexia, et j’espère qu’un troisième tome nous permettra d’en savoir un peu plus sur elle.

L’histoire est prenante mais reste très adolescente, avec des parents trop occupés, d’autres qui se disputent, des amitiés et bien sûr l’amour, tout le temps, beaucoup. J’apprécie le personnage de Ben, je regrette qu’on ne le voit pas plus dans ce tome, mais c’est avec plaisir que j’ai vu évoluer leur rapport même si l’histoire avec Adam ne m’a pas emballée…

Un sentiment plutôt positif à la lecture de ce livre. J’y ai aimé le personnage principal, mais aussi l’ambiance générale et la façon dont le “don” de Camélia se manifeste, même si l’ensemble sonne très ado… et puis il y Ben alors…

+ L’avis d’Archessia sur le tome 1 et celui de Francesca sur le tome 2

+ Le tome 3 se nomme en VO Deadly Little Games, le 4 Deadly Little Voices… et les magnifiques couvertures, prises sur le site de l’auteur.

Deadly Little Secret Deadly Little Lies Deadly Little Games

+ des challenges :

   

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♥ Nuit tatouée de Charlotte Bousquet

La peau des rêves
1 – Nuit tatouée

de Charlotte Bousquet

Roman fantastique Adolescent / YA

Galapagos, octobre 2011
9782809805628, 14,50€
229 pages

Présentation de l’éditeur : [coupée pour éviter un spoiler…]
Etre libre de son destin.
Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé. Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides. Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblable à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ? Convaincue que son adversaire connaît la clé de son passé, l’adolescente se lance sur ses traces.

Mon avis :

La peau des rêves est l’histoire d’une prisonnière, une conteuse. Dans un monde postapocalyptique où les êtres humains se divisent entre Mens, Chimères et Mutants, Najma, est une gypsie, une voyageuse au corps couvert de tatouage. Raconter est son don, et lorsqu’elle commence on plonge en plein coeur de l’action.
C’est ainsi que l’on découvre l’histoire de Cléo, jeune Mens, maraudeuse, adoptée par le chef du Clan du Passage.
Cléo vit à Paris, un Paris qui n’en a plus que le nom, détruit, mais qui nous laisse voir quelques vestiges de notre époque. Enseignes aux lettres tronquées, publicités, monuments, on s’amuse à réconstituer les parcours de Cléo dans la ville. Le clan du Passage vit dans un ancien théâtre, et Cléo vit dans les pièces qu’elle lit, nous permettant ainsi de redécouvrir certaines histoires intemporelles – Cyrano, Othello, Oedipe -. Pourtant Cléo vit dans l’action : avec son clan elle participe à de nombreuses batailles contre les Chimères, les dégénérés, ceux d’en dessous ou les bêtes sauvages. Mais des cauchemars la rongent et lorsqu’elle s’attaque à une Chimère qui a le même tatouage qu’elle, tout bascule. Les Chimères sont-ils vraiment leurs ennemis ? Qui a tué ses parents ? Toutes ses questions la poussent à s’affranchir de ceux de son Clan peu à peu, nous entrainant à sa suite, à la recherche de réponses.

Quel magnifique premier tome, qui joue magnifiquement de l’effet d’abime, nous sortant parfois de l’histoire de Cléo pour mieux nous y faire replonger. On voit les volutes d’encre, et on se retrouve près de Cléo à nouveau.
Un monde bien décrit, bien qu’encore assez mystérieux, dans lequel on imagine chaque situation, chaque personnage. On a hâte de connaître la suite, et de découvrir un peu plus le personnage d’Axel…

Le triangle amoureux et le côté adolescent ne m’ont pas arrêté car ils sont mêlés à l’histoire et je me suis attachée à Cléo, héroïne forte et tourmentée.

Une écriture tout en finesse pour une histoire passionnante, riche de nombreux personnages et qui propose d’habiles liens avec notre monde. Un univers différent de celui de La marque de la bête mais dans lequel on retrouve toute la finesse de l’auteur, notamment avec cette héroïne forte, en quête de réponses.

Un gros plus aussi pour la couverture, magnifique et qui fonctionne bien avec le récit.

+ L’avis de Laure

+ Le site de l’auteur Charlotte Bousquet

+ La bande annonce du livre

+ Des challenges :

 

 

 

 

 

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Le dernier hiver de Jean Luc Marcastel

Le dernier hiver

de Jean Luc Marcastel

Roman dystopique et fantastique pour adolescents / jeunes adultes

Hachette (Black Moon), octobre 2011
9782012023512, 16€

Thèmes : hiver, forêt, amitié, amour, racisme, intégration

 

Présentation de l’éditeur :

2 035, 31º C en-dessous de 0.
Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L’Hiver s’est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l’océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d’un monde, que reste-t-il d’autre que l’amour ? L’amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l’amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l’amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre.
L’amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu’elle a fait des hommes ?

Mon avis :

Nul n’échappe à la Malesève, pas même nous pendant notre lecture. Cette forêt de pins monstrueux nous attire dans ses filets, et nous ne pouvons pas arrêter de tourner les pages…

La narration est fluide, on avance dans l’aventure rapidement (l’histoire tient dans ce seul tome) sans pour autant se passer des rebondissements et autres rencontres effrayantes! Le fil conducteur de l’histoire est le voyage, puisque Johan accompagné de ces amis part d’Aurillac vers Bordeaux, afin d’y retrouver sa petite amie. Le chemin est semé d’embûches car leur voyage se déroule au milieu de la Malesève qui a envahit tout le territoire, dans le froid polaire qui s’est installé depuis une dizaine d’année sur le monde. La Malesève, c’est une forêt effrayante, crée par des pins qui se nourrissent des hommes et des bêtes… et qui transforme ceux qui reste auprès d’elle.

Une dystopie française, qui se passe en France, pas si loin de chez moi, forcément c’est déjà une bonne accroche… et puis quand on y trouve des personnages attachants forcément… Johan, cet amoureux transi, Corbeau froid et meurtrier, efficace mais qui semble sans coeur… Théo, le grand frère qui traine de sombres souvenirs, et puis Khalid, l’étranger depuis toujours en France et Fannie la petite folle que rien ne retient chez elle… Tous sont des personnages complets, puissants, qu’on imagine et qu’on voit se développer au fil des pages, au fur et à mesure qu’on apprend à connaître leur passé. S’ils sont bien décrits, ils sont parfois légèrement stéréotypés, et gagneraient à un peu plus de finesse…

Bien que complètement différent ce livre m’a fait penser à Dôme de Stephen King car il fait la part belle aux différentes réactions des hommes soumis à ces conditions extrêmes de survie. Réflexion sur la nature humaine, l’armée, le machisme, le racisme, l’intégration, ce livre aborde de nombreux thèmes, tout en menant l’histoire tambour battant.

J’ai beaucoup aimé ce livre, j’ai suivi avec impatience les aventures de nos héros, pourtant certains détails m’ont déçu. Trop de chose dans un seul roman d’abord, le livre aurait gagné à rester plus centré sur le thème principal parfois, et c’est le cas aussi avec le genre. D’une dystopie on avance peu à peu vers de la fantasy, ce n’est pas gênant, pourtant cela m’a troublé parfois. Enfin, la fin est beaucoup trop finie pour moi… j’aurais apprécié un chapitre de moins, afin de connaître la fin tout en imaginant la suite… Je suis terriblement difficile en ce moment je crois :)

Logo Halloween4.jpg Thème de la forêt interdite – étape 4 du train fantôme!

+ 1 nouvelle lecture YA pour le challenge de Mélo

+ encore une dystopie !

4 challenges, 1 livre, ça c’est chouette!