Le malotru – Album jeunesse

malotruAlbum à partir de 4 ans

LE MALOTRU

Bernard Villiot & Léo Méar

Éd. Margot (2021)

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Au bout d’une longue rue, en haut d’un gigantesque tas de détritus, vivait un malotru. Un grossier personnage, barbu et bourru, qui habitait une maison biscornue. Avant d’être un malotru, l’odieux individu avait été un malappris. Un gamin malpoli qui ne disait jamais “bonjour” ni “merci”. Un enfant mal élevé et capricieux qui ne savait ni manger ni boire sans faire de bruit, et qui exigeait pas moins de six histoires avant d’aller au lit. Sa chambre était un tel fouillis qu’une chatte n’y aurait pas retrouvé ses petits…

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Ainsi commence cet album.

La première chose qui m’a plu (après les chouettes couleurs de la couverture) ce sont les rimes ! J’adore ça. Elles donnent un côté “musical” et du rythme à l’histoire. Je me suis d’ailleurs lu cette histoire à voix haute pour en tester la sonorité. Et je suis sûre que cet album plaira beaucoup aux enfants ! Moi je me régalerai à la raconter. D’autant plus qu’elle est très drôle.

J’ai bien aimé les illustrations aussi, avec les enfants aux bouilles toutes rondes et la multitude de détails à chaque page. Elles sont de plus très colorées.

Nul doute enfin que les réponses “fleuries” du malotru ne fassent beaucoup rire les enfants !

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De Bernard Villiot nous vous avons déjà présenté : Le dompteur de ventMonsieur Django et Lady Swing Le souffleur de rêves

Site de l’illustrateur Léo Méar

Le site des éditions Margot (plus à jour à priori, mais ça permet de voir leurs anciennes parutions)

Le monde secret d’Adélaïde d’Elise Hurst

Elise Hurst, en admirable conteuse, nous offre un pur moment de magie!

Album pour la jeunesse dès 3 ans

Le monde secret d’Adélaïde

d’Elise Hurst

Ed. Deux, édition originale en anglais (Australie) parue en 2015, avril 2021 (Québec),

texte et illustrations d’Elise Hurst, 32 pages, 13 euros

 

Thèmes: solitude, amitié, imaginaire, art

 

 

Présentation de l’éditeur: “Au coeur de la ville, Adélaïde mène une vie paisible. La nuit, elle écoute le chant des étoiles, mais durant le jour, elle veille sur ceux qui lui ressemblent.  Ceux qui vivent en silence, qui dansent, ceux qui rêvent, solitaires (…)”

 

Quel magnifique ouvrage! Tout le talent d’Elise Hurst se révèle avec Le monde secret d’Adélaïde. C’est un véritable coup de coeur! Une fois de plus, les éditions Deux nous offre un véritable bijou de tendresse et de fantaisie.

Le monde secret d’Adélaïde c’est l’histoire d’êtres solitaires évoluant dans ce qui semble être une mégapole. Un endroit où êtres humains et animaux anthropomorphisés se croisent sans même se regarder. Ces derniers se cherchent, sans jamais se trouver.

Au fur et à mesure du récit, on découvre que la vie d’Adélaïde n’a pas toujours été aussi retirée du monde. En remontant ses souvenirs, on l’aperçoit enfant dans un atelier animé. On ne sait pas ce qui est arrivé aux employés entourant notre protagoniste mais on devine qu’elle était très aimée.

Notre lapine est une artiste. Elle observe le monde qui l’entoure et en capture l’essence en miniaturisant les scènes du quotidien. Un jour d’orage, tout bascule lorsqu’elle rencontre Renard. En effet, c’est un peintre et Adélaïde se rend compte qu’ils portent un regard identique sur le monde.

Les illustrations d’Elise Hurst sont à couper le souffle! Si on les examine attentivement, on repère quelques détails surréalistes disséminés dans le décor. D’ailleurs, c’est un univers coloré et féérique dans lequel on se plonge avec bonheur.

Le travail d’Elise Hurst est tout simplement fantastique! Etant d’origine australienne, il est heureux que les éditions Deux aient choisi de publier ses ouvrages. Vous l’aurez compris, je suis complètement sous le charme. Le monde secret d’Adélaïde m’a conquise!

Cela faisait longtemps qu’un album ne m’avait pas autant émue; sans doute parce qu’il me parle tout particulièrement. Le message est simple mais beau. De plus, j’aime beaucoup le surréalisme.

Un ouvrage à découvrir absolument!

 

~Melissande~

 

+ Pour découvrir l’univers d’Elise Hurst c’est ici

“Nuit étoilée”  , un album pour les grands

 

Folles saisons – Album coloré

follesAlbum à partir de 5 ans

Folles saisons

Jean-François Chabas et David Sala

Casterman (2013)

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Folles saisons ! Normalement, les saisons se suivent. Il y a le printemps, puis l’été, puis l’automne et enfin l’hiver. Mais un jour, l’été fit un caprice. Il s’ennuyait. Il pouvait parfois discuter un peu avec le printemps ou l’automne. Par contre, il ne rencontrait jamais l’hiver. Cela aurait créé trop de désordre. Mais cet été là était un peu rebelle. Il enjamba l’automne sans même lui dire bonjour et arriva chez son frère l’hiver.

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J’ai acheté Folles saisons pour deux raisons : sa couverture magnifique et ses deux auteurs.

En effet, j’aime beaucoup l’écriture de Jean-François Chabas qui est à la fois amusante et poétique. Et j’adore les illustrations de David Sala. Elles sont fines, délicates, colorées et ici il y a des effets de transparence magnifiques.

A lire et à contempler !

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Pour lire les premières pages, c’est ici

De J.F. Chabas nous vous avons également présenté : Les lionnes, Sortilège, Récits extraordinaires, Le Tsar et Les sorcières de Skelleftestad

Le site de Jean-François Chabas

Sur le site de l’illustrateur David Sala vous pourrez voir d’autres illustrations de cet album splendide !

Des deux auteurs, nous vous avons déjà présenté : FéroceLe bonheur prisonnier

Le gardien de l’arbre – Album

Une histoire pour découvrir une œuvre d’art !
Album à partir de 5/6 ans

Le gardien de l’arbre

Myriam Ouyessad & Anja Klauss

Éd. l’élan vert (2017)

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Djalil était un jeune garçon curieux. Il aimait aller chez Minoa. Elle lui racontait des tas d’histoires. Elle avait des tonnes de boîtes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Chaque boîte contenait une graine. A chaque fois qu’il allait là-bas, Djalil avait le droit de choisir une boîte. Il la donnait à Minoa et elle lui parlait alors de l’arbre d’où provenait la graine, des fruits qu’il portait et du pays d’où il venait.

Mais ce jour-là, Minoa, considérée par certains comme une sorcière, avait elle-même choisit la boîte. Djalil en sorti une drôle de graine. Il ne le savait pas encore, mais il était devenu le gardien…

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Quand j’ai vu la couverture de cet album à la médiathèque, je n’ai pas hésité une seule seconde pour l’emprunter ! Je la trouve tout bonnement magnifique.  Tout comme les illustrations intérieures d’ailleurs. Anja Klauss s’est librement inspirée du travail de Gustav Klimt et c’est très réussi. Très beau, riche de détails, de motifs et de couleurs. (Et en plus il est grand ! 24 x 32 cm…)

Et si le but de cet album* était de faire connaître Klimt et de donner envie de (re)découvrir son œuvre, je trouve que c’est tout à fait réussi ! A la fin du livre une double page documentaire parle de Klimt, de la vie à Vienne à son époque et de la naissance de cet album.

 

Une belle histoire portée par de merveilleuses illustrations.

*La collection “Pont des arts” : Des histoires pour découvrir des œuvres d’art.

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Je vous incite vivement à aller voir cette collection “Pont des arts“, il y a de magnifiques albums !

https://www.elanvert.fr/media/showtime/storage/2021/04/07/178/main/gardien-klimt.jpg?1617802196

Carton d’étude pour la mosaïque murale de la salle à manger du palais Stoclet – Gustav Klimt

La vidéo ci-dessous vous donnera une idée des illustrations et des couleurs !