Dura Lex – Polar RL – Lectrices ELLE (16)

Dura

Dura Lex ♥

Bruce Desilva

Coll. Actes noirs

Actes Sud (2018)

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Fin des années 1980. Un jeune tueur en série, mineur, a assassiné plusieurs femmes et enfants. Selon le code pénal de l’époque il aurait du être libéré à 21 ans, mais il est toujours derrière les barreaux, à cause d’accusations bidons destinées à le garder en prison. Un jeune journaliste se met en tête de dévoiler tout ça, prenant donc le risque que le tueur soit relâché.

A t-on le droit de prendre des libertés avec la loi ? Pendant que Mason, jeune journaliste, enquête pour connaître et dévoiler la vérité, d’autres, tel Mulligan journaliste également, cherchent tout ce qui pourrait maintenir le tueur en prison…

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“Dura lex sed lex” locution latine, peut se traduire par “La loi est dure, mais c’est la loi“. Et c’est bien tout l’enjeu de ce roman policier. Peut-on “passer outre” la loi si c’est pour une “bonne” cause ? Sachant les crimes odieux commis par le tueur, dont on sait que non seulement il ne regrette rien, mais qu’il va recommencer à tuer dès sa sortie de prison, on est tenté de se dire qu’il est bien où il est…

Mais la loi peut-elle être différente selon les gens ? A t-on le droit de fabriquer des preuves sous prétexte que la loi n’a pas prévu tel ou tel cas ?

Un polar qui m’a bien remué

Ce tueur psychopathe paraît tellement réel qu’à un moment je me suis dit “heureusement je ne suis pas blonde !” Le tueur fiche vraiment la trouille (et c’est inspiré de faits réels…).

J’aime les enquêteurs un peu atypiques et je me disais que j’aimerai beaucoup retrouver le personnage du journaliste d’investigation, Liam Mulligan quand j’ai vu que ce roman était le 3ème avec ce personnage. Ce qui fait peur dans ce roman, c’est que tout paraît très vrai. Et c’est peut-être bien parce que l’auteur a longtemps été lui-même journaliste d’investigation…

Un gros coup de cœur que je vous conseille, il y a du suspense jusqu’au bout et le côté “réaliste” en fait un vrai “thriller” que vous ne voudrez plus lâcher !

Un auteur à suivre !!

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Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire les 10 premières pages.

ELLE

16ème lecture / 28

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C’est ma 20 ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Haka – Album néo zélandais

Haka

Haka

Patricia Grace & A. Burdan (ill.)

Au vent des îles (2018)

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Le haka « Ka mate » est une danse guerrière de Nouvelle-Zélande. Il a été créé par le chef de guerre d’un clan maori. Alors qu’il tentait d’échapper à une tribu ennemie, il imagina les premiers mots de ce qui deviendra le haka le plus célèbre au monde :

Ka mate ! Ka mate !
Ka ora ! Ka ora !
Ka mate ! Ka mate !
Ka ora ! Ka ora !

Ce livre est la véritable histoire de ce Haka.

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Qui n’a jamais entendu parler du “Haka“, cette danse guerrière exécutée par les All Blacks (équipe de Rugby néo-zélandaise) avant chaque rencontre et destinée à impressionner son adversaire ? Même moi, qui ne regarde jamais de sport à la TV, j’ai regardé cette démonstration à plusieurs reprises, car c’est un véritable spectacle !

Cet album nous explique d’où vient le haka et ce qu’il signifie.

 

Je ne vais pas tout vous raconter, Patricia Grace le fait mieux que moi, donc vous aurez la réponse en lisant ce livre et en plus vous aurez la traduction.  Une très belle histoire qui s’apparente à un conte et qui nous permet d’en savoir un peu plus, non seulement sur cette danse, mais également sur certaines habitudes Maori.

J’aime beaucoup les couleurs souvent chaudes des illustrations, couleurs dues au feu qui illumine la veillée. L’avant dernière illustration est particulièrement belle. Il y a un côté “conte venu du fond des âges” dans cet album et même si je n’aime pas les tatouages (le côté permanent me dérange), je dois bien avouer que ceux des chefs de tribus sont très beaux.

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Bio de Patricia Grace (site de l’éditeur)

Au vent des îles, une maison d’édition que je découvre avec cet album : “Fondée en 1991, la maison d’édition Au vent des îles, basée à Tahiti, a pour ligne éditoriale la parution d’auteurs polynésiens et d’ouvrages ayant pour sujet le Pacifique et l’Océanie.”

Pour en savoir un peu plus sur la tribu Ngati Toa, à l’origine de ce haka, c’est par ici.

Rien à voir avec cet album, mais la Nouvelle-Zélande, je rêve d’y aller depuis que j’ai vu “le seigneur des anneaux” ! Les paysages ont l’air tout simplement magnifiques.

challenge albums 2018

Cet album participe au challenge albums (mais j’ai perdu le compte depuis longtemps…)

ainsi qu’au challenge 1% de la Rentrée Littéraire 2018 (n°19)

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Le mot d’Abel – Prix Gulli 2018

le mot d'abelRoman jeunesse /adolescents

Le mot d’Abel

de Véronique Petit

Rageot, 2018
9782700256277, 12,90€
192 pages

Thèmes : dystopie, adolescence, construction de soi, identité

Dans le monde d’Abel chacun découvre à l’adolescence SON mot, un mot personnel, privé, mais qui influence toute la vie. Abel attend le sien, impatiemment… mais dans cette attente, alors qu’il est très attentif aux mots des autres, il est aussi plus attentifs aux personnalités. Abel est en retard, la plupart de ses camarades au collège connaissent déjà leur mot, et dans cette période adolescente, en pleine construction de soi, cela peut tout changer. Il espère qu’il n’aura pas un mot noir, un mot terrible qui peut faire de vous un fou, un voleur, un tueur… Il imagine, essaye de deviner le mot des autres… Quand le mot de Clara, une élève très populaire de son collège, est dévoilé dans un tag aux toilettes, l’angoisse monte d’un cran. Dévoiler le mot de quelqu’un d’autre est un véritable crime !

Le mot d’Abel est un roman très proche de notre réalité, tout semble s’y dérouler exactement pareil, à l’exception de ce mot qui s’attache aux personnes et les défini, les modèle. Quel est son mot ? Faut-il se laisser guider par un mot ?

Un mot peut-il décider de toute notre vie ?

Le récit n’est pas très surprenant, on voit arriver les surprises, mais le propos de l’auteur est intéressant et bien mené, ce qui permet de se pencher sur ces étiquettes que l’on met, que l’on porte, que l’on jette mais qui parfois guide notre vie. Seule petite déception pour le lecteur, le récit est assez court, tant en nombre de page qu’en temporalité, ce qui ne permet pas de découvrir réellement ce monde géré par les mots. L’univers créé pourrait être plus riche, plus développé, mais finalement ce passage rapide dans la vie d’Abel permet de laisser au lecteur toute son imagination et son interprétation.

Ce roman est une métaphore des classes sociales et autres dictats qui nous empêchent de devenir celui que l’on veut être. C’est à la fois simple et efficace !

+ Prix Gulli du roman 2018

+ Sur le site de l’éditeur

+ D’autres titres de Véronique Petit : Une voix en Nord, Le secret des enfants d’Aumelys

+ Challenge YA#8 Participation N°2

La maîtresse est agent secret – Roman

Maîtresse

Un peu d’enquête, un peu d’histoire et beaucoup d’humour !

La maîtresse est agent secret
Roger Judenne

Oskar polar (2018)

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En ouvrant un portefeuille trouvé par terre, Louise s’aperçoit qu’il appartient à son institutrice, Melle Forester. Mais ce qui est étrange, c’est qu’il y a une carte du FBI avec la photo de la maîtresse à l’intérieur !

Louise en parle avec ses amis, Mathis (qui pense que c’est de la blague, la maîtresse est française, il faut être américain pour être au FBI ! ), Zoé (qui pense que c’est pour impressionner son amoureux et trouve ça romantique) et Ugo (épaté d’avoir une maîtresse espionne et qui propose d’enquêter). Ils se mettent donc à surveiller les faits et gestes de la maîtresse…

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Un roman amusant avec une enquête menée par les enfants et un côté historique puisque ça se passe à Maintenon où se trouve le Château de Mme de Maintenon qui fut l’épouse secrète du Roi Soleil. Une partie de l’enquête se déroule dans les jardins mais également dans les “coulisses” du Château…

(Une balade à moins d’une heure de Paris soit dit en passant. Je ne suis pas super fan des jardins à la française, mais les ruines de l’aqueduc qu’on aperçoit au fond sur les photos me plaisent beaucoup !)

Une histoire agréable, facile à lire et à comprendre, qui donne quelques “repères” historiques et où il y a pas mal d’humour !

Pour bons lecteurs quand même, il y a plus de 160 pages, pas d’illustrations et même si la police de caractères est assez grosse, les pages sont bien pleines. (Je dirais fin de CE2/CM1 selon le niveau de lecture de l’enfant).

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