Mademoiselle Alice qui inventa le cinéma

Mademoiselle

Roman jeunesse dès 7/8 ans

Mademoiselle ALICE qui inventa le cinéma

Sandrine Beau & Cléo Germain

Belin jeunesse (2016)

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En 1895, Alice Guy, Mademoiselle Alice comme tout le monde l’appelle, a 22 ans. Et elle doit absolument travailler pour gagner sa vie. En effet, après une enfance merveilleuse entre le Chili, la France et la Suisse, sa famille se retrouve ruinée. Son père décède quelques mois plus tard et sa mère est incapable de faire face à la situation. Alice s’inscrit donc dans un cours de sténo dactylo. Elle devient secrétaire et est embauchée au Comptoir général de photographie.

Comment en est-elle venue à faire des films ? Vous le saurez en lisant ce petit roman très distrayant !

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Ce roman a une petite histoire. En 2016, lors de sa sortie, Blandine du blog Vivrelivre l’avait présenté. Son billet m’avait convaincu de l’acheter pour la bibliothèque de mon village, dans laquelle je travaillais alors. Mais je n’avais pas dû prendre le temps de le lire à l’époque.

Il y a quelques semaines, j’ai lu et présenté “Alice Guy” une biographie dessinée de Catel et Boquet que j’ai adoré. Et la semaine dernière, à la bibliothèque (où je suis bénévole en ce moment), je retombe sur le roman de Sandrine Beau. Du coup, je l’ai emprunté pour le lire !

image empruntée sur le site de l’illustratrice

Je ne vais pas mentir, après avoir lu la biographie de Catel et Boquet, je n’ai pas appris grand-chose de plus en lisant ce roman destiné aux jeunes lecteurs (qui ne liront pas la bd de Catel et Boquet, eux. Donc ils apprendront plein de choses !). Mais je l’ai lu avec plaisir ! Et j’ai beaucoup aimé les illustrations douces, rondes et colorées de Cléo Germain.

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De Sandrine Beau, déjà présentés sur ce blog : Mon papa est comme ci (Alb pour les petits) – Mon papy voit la vie en jauneLa revanche des princesses

+ La porte de la salle de bain (avis Ricochet) Un très bon livre que je n’ai visiblement pas présenté ici (faute de temps à l’époque je suppose !)

Sa page Facebook

Le site de Cléo Germain

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les suprêmes – Roman Feel-good

suprëmes

On rit, on pleure et on s’attache
Premier roman

Les Suprêmes

Edward Kelsey Moore

Actes Sud (2014)

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Lecture commune autour de l’auteur

J’ai lu le 1er tome, Enna le deuxième !

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Odette, Clarice et Barbara Jean ont la cinquantaine et sont amies depuis la fin des années 60. Tout le monde les appelle “Les Suprêmes” à cause du célèbre groupe de chanteuses des années 70 (je n’ai pas résisté à l’envie de vous mettre une petite vidéo tout en bas du billet).

Les trois amies sont très différentes. Odette, née dans un sycomore, est une femme très décidée. A ses heures perdues, elle converse aussi avec le fantôme de sa mère. Clarice, stoïque, endure les frasques répétées de son mari en résistant à l’envie de le tuer. Barbara Jean, quand à elle, est une belle femme sexy meurtrie par l’existence et recueillie par les deux autres.

Depuis qu’elles se sont rencontrées, ces trois là ne se sont plus quittées. Chaque dimanche, elles se goinfrent dans le restaurant où elles se retrouvent. Et en profitent pour se raconter leurs problèmes ou les derniers commérages.

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J’ai passé un très très bon moment avec ce livre.

Les 3 femmes (sans parler de leurs maris) ne sont pas exemptes de défauts (Odette est un peu trop directe, Clarice un peu “acide” et Barbara Jean picole dans son coin…) Mais ce sont de “belles” personnes, des amies fiables et drôles.

Il y a de l’amitié, de l’humour, de l’amour, de la tendresse, un peu de violence parfois mais c’est un livre vraiment positif au final, un “feel good” comme on dit en français – même si j’ai versé ma petite larme à plusieurs reprises !! On y parle finalement assez peu de ségrégation (c’est en “toile de fond”, ça fait partie de la vie…).

Lire les premières pages (site de l’éditeur)

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L’avis d’Enna sur le 1er tome

Un autre roman “feel-good” qui m’avait beaucoup plu : Beignets de tomates vertes

C’est ma 2ème participation de l’année au challenge d’Enna, le African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

ainsi qu’à l’Objectif PAL chez Antigone

Les Suprêmes (pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas !)

Ama le souffle des femmes – BD ♥

AmaAma, les sirènes du Japon
Bande dessinée Ados/Adultes

ama

Le souffle des femmes

Franck Manguin & Cécile Becq

éd. Sarbacane (2020)

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Japon, 1962. Nagisa arrive de Tokyo. C’est la nièce d’Isoé, une ama de l’île d’Hegura. Jeune fille de la ville, elle va mettre un certain temps à s’acclimater. Au départ, on ne sait pas pourquoi elle est là. On sait juste que sa mère a écrit à sa sœur -perdue de vue depuis 20 ans- pour lui demander de l’accueillir.

Les ama sont des femmes libres, avec un franc parler, elles vivent nues et ce sont elles qui font vivre le foyer grâce au produit de leur pêche. A l’opposé donc du rôle traditionnel de la femme japonaise. Malgré le décalage avec sa vie de citadine, Nagisa va s’accrocher, s’habituer à la vie sur l’île et devenir une vraie pêcheuse. Jusqu’au moment où…

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Au premier abord, cette couverture assez “froide” ne m’attirait pas plus que ça. Mais plusieurs camarades de la BD de la semaine l’ont lue et m’ont convaincue de la lire !

Et je ne regrette pas du tout, ça a été une très belle découverte ! J’ai vraiment passé un très bon moment avec cet album dépaysant. Le trait délicat de Cécile Becq m’a beaucoup plu et les couleurs vont très bien avec cette histoire qui se passe au bord la mer. Le scénario est découpé en plusieurs chapitres correspondants à 4 époques : 1962, 1966, 1968 et 2003. J’ai juste trouvé l’épilogue un peu rapide, mais j’étais déçue d’être déjà arrivée à la fin de l’histoire, j’aurai bien lu encore quelques pages… Car les pêcheuses ont de sacrés caractères !

Une jolie découverte que je vous recommande. ♥

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Un article sur les dernières Amas du Japon

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Voir plusieurs planches sur le site de l’éditeur

D’autres avis : Fanny,

Et d’autres livres pour continuer le voyage au Japon : Les carnets de voyage de Florent Chavouet

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

Mes sacrées tantes – Nouvelles Indiennes

tantesRecueil de 8 nouvelles
Ado/Adulte

Mes sacrées tantes

Bulbul SHARMA

Traduit de l’anglais (Inde) par Mélanie Basnel

Picquier poche (2009)

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Le pèlerinage de Mayadevi

Pour son anniversaire (68, 70 ou 75 ans, elle ne savait plus très bien) Mayadevi décida de se rendre à Londres pour voir son plus jeune fils, Amit. Celui-ci, parti 40 ans plus tôt à l’âge de 18 ans, n’était en effet jamais revenu et elle souhaitait le revoir avant de mourir. La chute est amusante.

L’atterrissage à Bishtupur

Neelima faisait le désespoir de son père. Celui-ci, homme cultivé et ayant un point de vue moderne sur l’émancipation des femmes, souhaitait donner la meilleure éducation possible à sa fille. Mais Neelima ne voulait pas aller à l’école, elle voulait se marier ! C’est assez drôle et ça donne une bonne idée de certaines coutumes indiennes.

Les tantes et leurs maux

Meera, 14 ans, était à la fois très excitée et très embarrassée. C’était la première fois qu’elle partait en voyage sans ses parents. D’où l’excitation. Mais elle voyageait avec trois tantes un peu excentriques qui passaient leur temps à se faire remarquer, d’où l’embarras… Une histoire très drôle !

Une très jeune mariée

Le traumatisme vécu par une jeune enfant que l’on a marié et qui se retrouve loin de ses parents dans sa nouvelle demeure, celle de son mari, guère plus âgé qu’elle. On apprend pas mal de choses sur certaines coutumes et il y a pas mal d’humour aussi !

Les premières vacances de R. C.

Rathin Chandra Banerjee était un homme sérieux, avec une vie très organisée et des règles très précises. Ce matin là pourtant, il surprit tout le monde en décidant d’emmener toute la maisonnée en vacances. Vacances, pourtant, qui n’avaient rien d’un voyage d’agrément, comme il le fit tout de suite comprendre. C’était plutôt une sorte de pèlerinage. Où comment on peut être amené à lâcher prise !! Une histoire pleine de rebondissements pour cet homme à la vie réglée comme du papier à musique…

Jusqu’à Simla en tonga

Ananda était en route pour prendre un poste de traducteur auprès des britanniques quand il vit Anima. Il tomba aussitôt amoureux d’elle et la demanda en mariage. Après un long et fatigant voyage, ils arrivèrent à Simla et s’installèrent dans une maison. Au fil du temps, Anima et Ananda s’éloignèrent l’un de l’autre. Une drôle d’histoire qui parle de l’accession à l’indépendance de l’Inde et qui se termine le 15 août 1947.

Une trop grande épouse

Rupbala était une femme d’un mètre soixante quinze. Rien d’extraordinaire, sauf que son mari, qui ne faisait qu’un mètre soixante, en avait pris ombrage.  Le mariage avait été conclu par les parents alors que tous deux étaient enfants et la différence de taille invisible à ce moment là. Rupbala apprendra que sa taille peut servir et même être appréciée !

La vie dans un palais

Un jour, le mari de Gita s’en alla. Du coup, celle-ci décida de faire la même chose et d’aller à la ville chercher du travail. Mais le reste de la famille ne l’entendait pas de cette oreille…. S’émanciper n’est pas une chose facile !

J’ai passé un bon moment avec ce recueil de nouvelles. N’ayant que peu de connaissances sur l’Inde, j’ai parfois été surprise par le poids de la famille, des coutumes ou traditions… Un glossaire, bienvenu, clos ce recueil.

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INDE : Romans, BD et nouvelles déjà lus

  1. BD : India Dreams (T1) de Maryse et Jean-François Charles
  2. Roman : La tresse de Laetitia Colombani
  3. Nouvelle : Aucune terre n’est la sienne de Prajwal Parajuly
  4. Roman : L’extraordinaire voyage du Fakir… de Romain Puertolas

 

Les littératures de l’Inde aux éditions Picquier

 

Challenge “Les étapes indiennes” proposé par Hilde du Livroblog

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