Refugiado – film Argentin

Refugiado

REFUGIADO

Réalisé par Diego Lerman (2015)

Avec Julieta Díaz (Laura) et Sebastián Molinaro (Matias)

Musique de José Villalobos

Produit par Campo Cine

********

Ce film parle de la violence conjugale. On la voit au travers du regard d’un enfant, Matias, obligé de fuir avec sa mère, un père violent, mais son père tout de même. Difficile, quand on a 7 ans, d’accepter de ne plus voir un de ses parents… Difficile aussi de ne pas croire les belles paroles du père, qui jure qu’il ne le fera plus.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce film, c’est la façon dont il est traité, c’est à dire comme un thriller. Il y a du suspense, une sorte de “course poursuite”, on est pris par l’angoisse, on a peur pour cette jeune mère (enceinte) et son enfant… Une façon de rendre “populaire” un sujet qui ne l’est sans doute pas ?

Il n’y a qu’une seule scène (tout au début) où l’on “voit” la violence : une jeune femme est couché par terre au milieu des débris d’un miroir… Elle va à l’hôpital, où l’on découvre qu’elle est enceinte, puis elle cherche une solution : Fuir, oui, mais pour aller où ?

Tout au long du film, sa peur, sa panique d’être rattrapée, retrouvée par ce mari violent, se lisent sur son visage et sa façon de regarder sans cesse autour d’elle.

Refugiado : Photo Sebastián Molinaro

La violence conjugale vue au travers du regard d’un enfant : terrible !!

********

En France, il a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2014 et a été sélectionné pour 4 prix.

En Argentine, il a reçu deux prix :

********

challenge-amerique-latine-2

Ma 2ème participation au Challenge Amérique Latine organisé par Bidib de Ma petite Médiathèque !

Marche à l’étoile : le road trip d’un esclave noir américain

Marche à l’étoile est un roman pour adolescent historique, sur l’esclave noir américain, mais aussi un beau road-trip plein d’humanité, et une double quête d’identité.

Marche à l'étoileRentrée littéraire jeunesse 2017

Marche à l’étoile

d’Hélène Montardre

Rageot, à paraître le 13 septembre 2017
9782700256246, 14,90€

Niveau : Collège / Lycée
Thèmes : esclavage, Etats-Unis, XIXème siècle, Underground Railroad, quête d’identité, fuite, survie

 

Billy a  15 ans. Il est noir et vit en Georgie, en 1854. Il est esclave dans une plantation. A la mort de celle qui l’a élevé, il découvre quelques bribes de son passé. Et puis les événements s’accélèrent, et il fuit la plantation, et sa condition d’esclave. Un road trip à travers les Etats-Unis s’engage alors, d’Atlanta jusqu’à la frontière canadienne qui fait tant rêver.

Ce très beau récit de fuite, à la fois imaginé et documenté, permet de plonger dans un passé américain pas toujours très connu. Le chemin parcouru par Billy dans Marche à l’étoile est à la fois l’occasion de découvrir de magnifiques paysages, bien dépeints par Héléne Montardre, mais surtout de faire des rencontres. L’histoire de Billy, un parmi tant d’autres, permet de croiser de nombreuses personnalités, généreuses souvent, fourbes parfois.

Si comme moi vos connaissances de l’esclavage noir américain ne sont pas très développées, vous allez découvrir de nombreuses choses, et surtout sans avoir l’impression de lire un documentaire. Les informations sont simples, exemptes en grande partie de chiffre, plus basées sur l’humain. On découvre notamment l’Underground Railroad, un réseau de routes et passeurs clandestins, destinés à aider les esclaves noirs américains en fuite.

En plus de ce récit historique passionnant, il y a le mystère des origines de Billy. Ces quelques mots au début du récit “France, Durieux, français”, et une boucle d’oreille. Billy ne tirera pas les fils, et sa quête d’identité restera en suspens, mais il écrira son histoire. Et c’est là que réside une belle surprise du roman, la deuxième partie se passe de nos jours, et permettra de faire du lien entre ces fils emmêlés, et de découvrir le lien avec la France. Jasper sera notre nouveau compagnon de route, tout aussi exalté et attachant.

Un récit double, très bien mené et qui sait distiller le suspense. On a l’impression de vivre plusieurs vies avec nos deux héros, et les liens invisibles qui se créent entre eux sont touchants. Brillant ! Hélène Montardre, dont j’ai déjà apprécié la plume dans des récits très variés comme L’agenda ou Courir avec des ailes de géant, prouve encore son talent de (ra)conteuse, tout en sensibilité.


+ D’autres romans d’Hélène Montardre à découvrir :
Amies sans frontières, Océania, L’agenda, Courir avec des ailes de géant,

+ Rentrée Littéraire 2017 – Challenge 1% 

challenge rentrée littéraire 2017

 

 

 

 

 

 

Auriez-vous avez des titres de romans sur le thème de l’esclavage, niveau collège, je suis intéressée pour constituer une petite expositions sur ce thème pour mes élèves !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La petite fille en pain d’épice

La petite fille en pain d’épice

Céline Lamour-Crochet & Florian Le Priol

Éditions La Palissade (Sortie prévue 11/02/2015)

Petite-fille

Les auteurs

Née en Bretagne, pilote dans l’Armée de l’Air pendant 17 ans, Céline Lamour-Crochet a arrêté pour s’occuper de sa famille et pour écrire (plus de 80 livres depuis 2009 !) Florian Le Priol est également breton, il sort de l’école Pivaut de Nantes. Après avoir fait de la pub tv et des dessins animés, il se tourne maintenant vers l’illustration de livres jeunesse.

L’histoire

« Vous pouvez courir tant que vous voudrez, jamais vous ne pourrez m’attraper. C’est moi la plus rapide de tous, la petit fille en pain d’épice ! »

Dans cette version originale du célèbre conte, des invités bien particuliers se sont glissés à travers les pages. Blanche-neige, Hansel et Gretel, le petit poucet et bien d’autres n’ont qu’une envie : attraper cette petite fille en pain d’épice et la dévorer ! Arrivera-t-elle à leur échapper ?

 Mon avis

Je suis bien embêtée… J’avais vu cet album sur le net et j’avais été très attirée par les couleurs vives et joyeuses de la couverture… Oui, mais voilà, une fois l’album entre les mains, les illustrations ne me plaisent pas du tout (à une exception près, la petite en pain d’épices qui est très marrante et très mignonne !)

Après l’avoir relu plusieurs fois, je modère mon propos : en fait, ce ne sont pas les illustrations qui me déplaisent (elles sont très colorées et j’aime les couleurs vives) mais la tête des différents personnages… Bref, ce n’est pas très objectif, c’est juste une question de goût !

Et pour couronner le tout, l’histoire ne m’a pas convaincue non plus… Le côté répétitif est amusant certes, mais… je ne sais pas trop pourquoi, malgré tout, je n’ai pas accroché ! Peut-être qu’en lecture à haute voix ça passerait mieux ? Les enfants apprécieront sûrement le côté “conte en randonnée” avec cette petite phrase qui revient “Elle court à toute allure, quand elle tombe nez à nez avec…” (on tourne la page et un nouveau personnage apparaît).

Après l’avoir lu et relu, je reste sur un avis mitigé… L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

SignatureNat

 

Résistances 1 L’appel

Résistances
1 – L’appel

de Claude Plumail et Jean-Christophe Derrien

Bande Dessinée historique (adulte)

Le Lombard, 18 juin 2010 (symbolique non?)
9782803626533, 13€95

Thèmes : Seconde Guerre Mondiale, Résistances, Fuite, Appel du Général de Gaule

Présentation de l’éditeur :
14 juin 1940.
Les Allemands entrent dans Paris. C’en est trop pour Sonia et André qui ne veulent pas voir le drapeau nazi flotter sur l’Arc de Triomphe. Ils partent sur les routes en compagnie d’un homme désabusé, Louis. La Grande Aventure commence.

Mon avis :

Je lis beaucoup autour de la Seconde Guerre Mondiale, pour mes élèves, mais aussi par goût pour cette période historique. Une période dont mon grand père m’a beaucoup parlé et qui nous suit encore aujourd’hui.

Si les illustrations assez classiques ne m’ont pas totalement séduites (la faute surtout aux bouches) j’ai apprécié ce début d’histoire. Presque ébauche car si l’on apprend à connaître les personnages, on ne connait leur destin que par les bribes de futur que l’on découvre dans les premières et dernières pages. Assez pour avoir envie d’en apprendre plus, mais pas tout à fait assez pourtant.

“Faire ressurgir la diversité des parcours des résistants”

La couverture nous montre les trois personnages principaux, obligés de se cacher, mais ce n’est finalement que peu le cas dans ce tome. Louis, André et surtout Sonia, un trio que l’on découvre à leur rencontre et que l’on suit sur des chemins bien différents. La Bretagne, Londres, Paris, on découvre à travers eux la situation de la France, la guerre, l’armistice, la déportation, tout cela peu à peu, par petites touches. Si les détails historiques sont justes, on s’y attarde peu pour se concentrer sur les histoires humaines. L’amour, la haine, les secrets beaucoup.

De nombreuses cases sans texte, parce que les dessins sont suffisants, laissant le texte aux seuls dialogues renforcent l’idée d’un bande dessinée qui s’attache plus aux personnes qu’aux faits. La mise en page joue habillement sur les cases, ne montrant parfois que des morceaux, des parties de visages. Un cadrage intéressant qui donne à la fois une dynamique à l’histoire et un recentrage sur les personnages.

A la fin de ce tome chaque personnage garde une grande part de mystère, surtout Louis, et même si l’on est en juin 40, on sait déjà qu’en 42/43 ils se reverront…

BD du mercredi de Mango