L’ami colocataire – BD

colocataireAvez-vous entendu parler de l’éco-anxiété ?
BD ado/adulte

L’ami COLOCATAIRE

Pog & Séverine Lefebvre (ill.)

Coll. Marabulles

Éditions Marabout (2022)

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Ana est une jeune étudiante qui a des valeurs, des convictions. Et cela lui occasionne souvent des crises d’éco-anxiété, notamment lorsqu’elle va faire des courses. Elle va à la Fac mais ne fréquente personne. Chez le psy, elle parle de ses valeurs, de ses crises d’anxiété, mais refuse de parler du passé. A ses côtés, il y a Olm, qui est à la fois son meilleur ami et son colocataire. Un être protéiforme, qui peut être grand ou petit et qui peut même prendre une apparence presque humaine. Lui connaît toutes les blessures d’Ana. C’est son seul ami, son confident. Avec lui, elle peut parler et tout partager.

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Une jolie BD, qui parle d’écologie et de notre rapport au monde, mais aussi de relations familiales toxiques. De résilience également, ou comment se remettre des blessures de l’enfance ? D’une vie dans un environnement non respectueux de nos valeurs ? (Le père qui sert des lasagnes bolognaises à sa fille Vegan… Et quand elle lui fait remarquer, répond “ça ne t’es pas passé ces conneries ?”)

On voit comment avoir conscience de ce que ses propres actes peuvent avoir comme conséquences peut devenir anxiogène… Que peut-on faire, chacun à son échelle, pour éviter de continuer à nuire à notre planète ?

J’ai trouvé la fin un peu rapide mais c’est une BD qui m’a bien plu parce qu’elle est optimiste !

Les bons mots de Olm : “Le passé ronge, le présent se vit, le futur se construit”. Ou encore “La planète est un peu comme un gros chien sur lequel les hommes ne sont que des puces. S’ils l’embêtent un peu trop, elle se secouera.”

Je suis assez d’accord avec ça. La planète s’en sortira et s’en remettra. Mais sans nous.

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Lire quelques planches (site de l’éditeur)

De Pog, je vous avais très brièvement parlé d’un album avec une police de caractères adaptée aux dyslexiques  “Joël et l’étoile de Noël” (Dernier album présenté)

Je retrouve enfin mes collègues de la BD de la semaine et c’est chez Noukette !

Mon petit frère est un monstre #Halloween

Mon petit frère est un monstre est un album très drôle pour les enfants, idéal pour parler avec humour de l’arrivée d’un petit frère dans la famille, notamment en cas d’adoption.

mon petit frère est un monstre

Album jeunesse dès 3 ans

Mon petit frère est un monstre

de Isabelle Wlodarczyk

et Nicolas Rouget

illustré par Thierry Manès

Frimousse, 2017
9782352413042, 13€

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Thèmes : frère, famille, monstre, humour, halloween

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L’album Mon petit frère est un monstre a déjà été commenté par Nathalie, mais le challenge Halloween est le bon moment pour le remettre en avant, puisque cela fait déjà deux ans, d’autant plus que cet album est un coup de coeur à la maison depuis qu’il nous a été offert par Blandine pour la naissance de micro hérisson.

Une petite fille, assise au parc sur un banc, raconte à une gentille grand-mère que son petit frère est un monstre. A chaque pas elle nous décrit ce qu’il fait, deux images se confrontent alors : l’image de la petite fille, et celle de ce qu’imagine la grand-mère… Deux images aux antipodes, ce qui crée tout l’humour du livre, surtout vu la chute ! Quelle est la bonne image ?

mon petit frère est un monstre

Mon petit frère est un monstre est un livre qui joue sur l’écart entre le discours de la petite fille et celui de la personne âgée. Cet écart est toujours source de beaucoup d’attention de la part de mini hérissonne, car elle adore repérer les différences entre texte et image. Ici c’est fait avec beaucoup d’humour, et si la conclusion l’a un peu surprise la première fois, maintenant elle attend cette chute avec impatience.

Cet album, grâce aussi à cet humour, permet de préparer ou d’accompagner l’arrivée d’un petit frère, en anticipant un peu les bêtises qu’il va faire… Manger les jouets, dessiner sur les murs, après tout, autant que les grandes soeurs soient prévenues, leur petit frère pourrait bien être un monstre !

 

+ Les avis de Blandine et de Bidib

+ Le site d’Isabelle Wlodarczyk

+ la maison d’édition Éditions Frimousse

Challenge Halloween
+ & Challenge Albums 
 

A la belle étoile – Roman jeune ado

A

A la belle étoile

Éric Sanvoisin

Le Muscadier (2018)

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Pierrot n’est pas tout à fait un grand frère comme les autres. Il a 18 ans, mais il ne passera jamais le permis de conduire. Il ne va pas à l’école et ne travaille pas. et il a peur de beaucoup de choses… Pour Yaëlle, 10 ans, avoir un grand frère “différent” ce n’est pas toujours facile et c’est dur aussi à expliquer aux copines. Mais quand Yaëlle emmène son grand frère dans son école pour le “montrer” à ses copines, ça ne se passe pas très bien.

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Un petit roman qui aborde des sujets pas forcement très faciles : le handicap mental, les Sans Domiciles Fixes ou encore les relations entre frères et sœurs ! Il y a 4 parties : la première est racontée par Yaëlle, la seconde par son grand frère Pierrot, la 3ème par la “fée” alias Justine, SDF et enfin la conclusion de l’histoire est de nouveau racontée par Yaëlle. C’est une histoire émouvante sans être “cul-cul” et dont la conclusion demandera peut-être quelques explications pour les plus jeunes.

Une jolie lecture !

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Éric Sanvoisin, vous le connaissez sans doute, c’est l’auteur du très célèbre “Buveur d’encre” ! C’est un auteur prolifique, qui a écrit près de 70 livres. Les enfants, il les connaît bien : il a été instituteur, éducateur spécialisé, papa de 9 enfants… Et aujourd’hui, il est bibliothécaire et écrivain.

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Le site de l’auteur

Du même auteur : Fériel, Le buveur de dictionnaire (2ème roman présenté), et  Ma petite sœur d’occasion (qui a reçu de nombreux prix !)

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (un recueil de nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de Zagapoï et La peau noire des anges

La saveur des bananes frites : voyage en Haïti

La saveur des bananes frites, un roman jeunesse pour les collégiens autour de la tolérance, de l’intégration, et d’Haïti.

la saveur des bananes fritesPréparez vous à découvrir Haïti, sa gastronomie, mais surtout son histoire sombre, ses gangs, la terreur…. Dans la Saveur des bananes frites on assiste à un récit historique, dramatique, mais mené avec finesse et justesse.

Roman jeunesse, dès 10 ans

La saveur des bananes frites

de Sophie Noël

Magnard Jeunesse, 2017
9782210963672, 11,90 euros
disponible en epub numérique
157 pages
Illustrations : Aurelie Grand

 

Avec son frère aîné, Jude, Saraphina vit à Paris dans un foyer pour jeunes immigrés. Elle a toujours vécu à Paris, et elle aime sa vie au collège, même si elle rêve d’un beau logement dans la Cité Paradis. Grâce aux souvenirs de son frère, ses récits, elle va peu à peu découvrir la vie de ses parents à Haïti, dans d’autres cités. Et puis, sur les traces de leur père, ils vont devoir mener l’enquête, bien loin de Paris.

La vie dans les cités, ça lui plait bien, à Saraphina. Elle ne vit qu’avec son frère, mais elle a aussi un meilleur ami Malik, et une communauté soudée dans les logements sociaux où ils habitent. Malheureusement certains préfèrent vivre de trafic, et la vie de notre héroïne va s’en trouver chambouler.

La saveur des bananes frites est un récit court au regard de tout ce qu’il contient, mais c’est un roman cohérent, qui va à la fin de son histoire. Il propose de découvrir, avec deux jeunes héros, l’histoire d’Haïti. Ses gangs, ses batailles de rue, le danger toujours présent… mais aussi ses bananes frites. Entre récit du passé, souvenirs d’un enfant, et promenade dans le pays actuel, La saveur des bananes frites est un vrai récit touchant.

Sa jeune héroïne est mignonne, et même si certaines situations sont un peu rapides, un peu faciles, du fait de la taille du livre, le lecteur passe un bon moment et ressort avec l’envie d’en apprendre plus sur ce pays méconnu mais dans une grande détresse. Une jolie leçon d’humanité aussi, grâce à de beaux personnages secondaires. 

Un récit vif et dépaysant, touchant, poignant, qui donne à réfléchir sur les inégalités.

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+ Challenge YA#6