Mon petit frère est un monstre #Halloween

Mon petit frère est un monstre est un album très drôle pour les enfants, idéal pour parler avec humour de l’arrivée d’un petit frère dans la famille, notamment en cas d’adoption.

mon petit frère est un monstre

Album jeunesse dès 3 ans

Mon petit frère est un monstre

de Isabelle Wlodarczyk

et Nicolas Rouget

illustré par Thierry Manès

Frimousse, 2017
9782352413042, 13€

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Thèmes : frère, famille, monstre, humour, halloween

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L’album Mon petit frère est un monstre a déjà été commenté par Nathalie, mais le challenge Halloween est le bon moment pour le remettre en avant, puisque cela fait déjà deux ans, d’autant plus que cet album est un coup de coeur à la maison depuis qu’il nous a été offert par Blandine pour la naissance de micro hérisson.

Une petite fille, assise au parc sur un banc, raconte à une gentille grand-mère que son petit frère est un monstre. A chaque pas elle nous décrit ce qu’il fait, deux images se confrontent alors : l’image de la petite fille, et celle de ce qu’imagine la grand-mère… Deux images aux antipodes, ce qui crée tout l’humour du livre, surtout vu la chute ! Quelle est la bonne image ?

mon petit frère est un monstre

Mon petit frère est un monstre est un livre qui joue sur l’écart entre le discours de la petite fille et celui de la personne âgée. Cet écart est toujours source de beaucoup d’attention de la part de mini hérissonne, car elle adore repérer les différences entre texte et image. Ici c’est fait avec beaucoup d’humour, et si la conclusion l’a un peu surprise la première fois, maintenant elle attend cette chute avec impatience.

Cet album, grâce aussi à cet humour, permet de préparer ou d’accompagner l’arrivée d’un petit frère, en anticipant un peu les bêtises qu’il va faire… Manger les jouets, dessiner sur les murs, après tout, autant que les grandes soeurs soient prévenues, leur petit frère pourrait bien être un monstre !

 

+ Les avis de Blandine et de Bidib

+ Le site d’Isabelle Wlodarczyk

+ la maison d’édition Éditions Frimousse

Challenge Halloween
+ & Challenge Albums 
 

A la belle étoile – Roman jeune ado

A

A la belle étoile

Éric Sanvoisin

Le Muscadier (2018)

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Pierrot n’est pas tout à fait un grand frère comme les autres. Il a 18 ans, mais il ne passera jamais le permis de conduire. Il ne va pas à l’école et ne travaille pas. et il a peur de beaucoup de choses… Pour Yaëlle, 10 ans, avoir un grand frère “différent” ce n’est pas toujours facile et c’est dur aussi à expliquer aux copines. Mais quand Yaëlle emmène son grand frère dans son école pour le “montrer” à ses copines, ça ne se passe pas très bien.

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Un petit roman qui aborde des sujets pas forcement très faciles : le handicap mental, les Sans Domiciles Fixes ou encore les relations entre frères et sœurs ! Il y a 4 parties : la première est racontée par Yaëlle, la seconde par son grand frère Pierrot, la 3ème par la “fée” alias Justine, SDF et enfin la conclusion de l’histoire est de nouveau racontée par Yaëlle. C’est une histoire émouvante sans être “cul-cul” et dont la conclusion demandera peut-être quelques explications pour les plus jeunes.

Une jolie lecture !

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Éric Sanvoisin, vous le connaissez sans doute, c’est l’auteur du très célèbre “Buveur d’encre” ! C’est un auteur prolifique, qui a écrit près de 70 livres. Les enfants, il les connaît bien : il a été instituteur, éducateur spécialisé, papa de 9 enfants… Et aujourd’hui, il est bibliothécaire et écrivain.

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Le site de l’auteur

Du même auteur : Fériel, Le buveur de dictionnaire (2ème roman présenté), et  Ma petite sœur d’occasion (qui a reçu de nombreux prix !)

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (un recueil de nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de Zagapoï et La peau noire des anges

La saveur des bananes frites : voyage en Haïti

La saveur des bananes frites, un roman jeunesse pour les collégiens autour de la tolérance, de l’intégration, et d’Haïti.

la saveur des bananes fritesPréparez vous à découvrir Haïti, sa gastronomie, mais surtout son histoire sombre, ses gangs, la terreur…. Dans la Saveur des bananes frites on assiste à un récit historique, dramatique, mais mené avec finesse et justesse.

Roman jeunesse, dès 10 ans

La saveur des bananes frites

de Sophie Noël

Magnard Jeunesse, 2017
9782210963672, 11,90 euros
disponible en epub numérique
157 pages
Illustrations : Aurelie Grand

 

Avec son frère aîné, Jude, Saraphina vit à Paris dans un foyer pour jeunes immigrés. Elle a toujours vécu à Paris, et elle aime sa vie au collège, même si elle rêve d’un beau logement dans la Cité Paradis. Grâce aux souvenirs de son frère, ses récits, elle va peu à peu découvrir la vie de ses parents à Haïti, dans d’autres cités. Et puis, sur les traces de leur père, ils vont devoir mener l’enquête, bien loin de Paris.

La vie dans les cités, ça lui plait bien, à Saraphina. Elle ne vit qu’avec son frère, mais elle a aussi un meilleur ami Malik, et une communauté soudée dans les logements sociaux où ils habitent. Malheureusement certains préfèrent vivre de trafic, et la vie de notre héroïne va s’en trouver chambouler.

La saveur des bananes frites est un récit court au regard de tout ce qu’il contient, mais c’est un roman cohérent, qui va à la fin de son histoire. Il propose de découvrir, avec deux jeunes héros, l’histoire d’Haïti. Ses gangs, ses batailles de rue, le danger toujours présent… mais aussi ses bananes frites. Entre récit du passé, souvenirs d’un enfant, et promenade dans le pays actuel, La saveur des bananes frites est un vrai récit touchant.

Sa jeune héroïne est mignonne, et même si certaines situations sont un peu rapides, un peu faciles, du fait de la taille du livre, le lecteur passe un bon moment et ressort avec l’envie d’en apprendre plus sur ce pays méconnu mais dans une grande détresse. Une jolie leçon d’humanité aussi, grâce à de beaux personnages secondaires. 

Un récit vif et dépaysant, touchant, poignant, qui donne à réfléchir sur les inégalités.

+ Lire un extrait

+ Challenge YA#6

La maison de Paco Roca – Bande dessinée

Maison  La Maison

Paco Roca

Delcourt/Mirages (2016)

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Le début de l’histoire est simple : Un vieil homme est mort et ses trois enfants se retrouvent pour nettoyer, retaper puis vendre sa maison. Passé le temps des chamailleries, chacun se remémore des souvenirs de moments agréables passés dans cette maison, avec ce père qui les faisait travailler “comme des esclaves” mais qui leur a finalement appris tant de choses…

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Mais la suite de l’histoire est moins simple : Cette maison finalement, n’est-ce pas tout ce qui leur reste de leurs parents ? Faut-il la vendre, au risque de perdre tous ces souvenirs ? Faut-il la garder, oui, mais qui va s’en occuper ? Pas facile de se mettre d’accord. Il y a les frères et sœurs, mais aussi les conjoints, qui sont également concernés.

Une bd qui parle de deuil, de famille, de souvenirs d’enfance, du temps qui passe, des relations parfois difficiles que l’on peut avoir avec sa fratrie… De la culpabilité aussi, que l’on peut parfois se traîner à tort (le fils aîné a pris seul la décision de ne pas faire réanimer son père, mais on voit un peu plus loin que le père n’a plus envie de vivre à cause de quelque chose que sa fille a dit…)

Une bd pas vraiment triste malgré le thème, plutôt un brin nostalgique et que j’ai beaucoup aimé même si j’avoue avoir été un peu surprise par le format et parfois un peu déroutée par le sens de lecture qui n’est pas toujours le même !lacasa_interiores.indd J’ai beaucoup aimé les couleurs employées qui, si elles ne sont pas vives, donnent pourtant beaucoup de lumière à cette jolie bd.

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Vous trouverez par ici les avis enthousiastes de Jacques (Un amour de bd), de Yaneck (Chroniques de l’invisible) et de Noukette (Dans la bibliothèque de Noukette) grâce à qui j’ai découvert cette bd !

Pour Jérôme (D’une berge à l’autre) c’est le coup de cœur de l’année .

La bd de la semaineCette semaine, c’est Mo qui nous reçoit (Le bar à bd)

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