Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

La ruelle d’hiver – Album de neige

ruelleUne bataille de balles de neige pas ordinaire !
Album à partir de 3 ans

LA RUELLE D’HIVER

Céline Comtois & Geneviève Desprès

Éditions d²eux (2022)

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Élodie est prête. Déjà vêtue et chaussée, elle attend derrière la porte vitrée que son père lui donne l’autorisation d’aller dehors. Malgré le soleil, elle est surprise par le froid. Mais cela ne l’empêche pas de grimper sur la montagne de neige. De son sommet, elle voit tout. Les jardins, les fils givrés et aussi… Leurs adversaires ! Bien installés dans la ruelle, ils attendent la grande bataille de balles de neige prévue pour le soir même.

Élodie est rapidement rejointe par son amie Aimée puis par Elias et sa sœur Rima. Bien cachés dans leur fort de neige, ils se mettent tous les quatre à fabriquer des balles pour la bagarre du soir…

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Voici une joyeuse bande de copains avec des bouilles adorables ! Ensemble, ils construisent un fort de neige, l’agrandissent, le décorent… C’est qu’ils se préparent à affronter l’ennemi ! En effet, une grande bataille de balles de neige est prévue pour le soir même.

Et leurs adversaires sont déjà prêts, ils les attendent, là, dans la ruelle…

L’histoire est jolie et amusante. On se revoit, enfant, mouillé et gelé, mais tellement content de se rouler dans la neige ! Quand l’un des enfants reçoit une boule de neige dans le cou, on ne peut s’empêcher de rentrer la tête dans les épaules et de frissonner…

Les belles illustrations à l’aquarelle ajoutent encore à la douceur de cette histoire hivernale.

Une histoire qui m’a beaucoup plu, notamment pour sa fin, très originale ! ♥

RUELLE

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De la même illustratrice, nous vous avons présenté une jolie histoire de Noël : 24 Décembre

Pour le même âge (3-6 ans), d’autres albums avec de la neige : Il est arrivé ! – La lanterne de Tonton ♥ – Papy, il neige ! – Albums poétiques

Dans la peau d’un noir – J. H. Griffin

Griffin
Sud des États-Unis, 1959
Roman autobiographique

Dans la peau d’un Noir

John Howard Griffin

Traduit de Marguerite de Gramont

Gallimard (1962)

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John Howard Griffin est un journaliste et écrivain américain blanc. Se demandant comment il pourrait ressentir ce que ressent un homme noir, comment il pourrait comprendre sa condition, il décide de devenir noir. Avec l’aide d’un dermatologue, il prend des gélules habituellement prescrites pour une maladie de peau appelée vitiligo et passe sous des rayons ultraviolets. En quelques jours, sa peau fonce, il devient noir.

Et là, il se retrouve confronté à des problèmes qu’il n’imaginait même pas… Il devient presque invisible aux yeux des “blancs”, il est regardé avec mépris, souffre bien évidemment du racisme. Mais il y a aussi les soucis du quotidien. Boire un verre d’eau, trouver à manger, un endroit pour aller aux toilettes, dans les états du sud des États-Unis à cette époque là, c’est une terrible galère…

Il décrit la peur aussi, une peur permanente d’être agressé. Quand il fait du stop par exemple ou quand il ne sait pas où dormir.

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Franchement, c’est un livre qui m’a plus terrifié qu’un Stephen King (et pourtant !)

C’est un ouvrage que l’on devrait étudier à l’école si ce n’est pas le cas. Il démontre parfaitement comment la bêtise et l’ignorance peuvent pourrir la vie de milliers de gens. Leur donner une mauvaise image d’eux-mêmes, les empêcher d’étudier, de se déplacer, de vivre normalement !

Suite à son enquête, ce journaliste a dû se résoudre à déménager avec sa famille (et ses parents ont également vendu leur maison pour aller ailleurs) à cause des menaces qui pesaient sur eux. Et à cause des regards réprobateurs ou menaçants d’anciens voisins ou amis…

Je suis encore sous le choc de cette lecture, terminée ce matin. J’ai pourtant lu d’autres livres sur la ségrégation. Mais celui-ci est un peu différent. Il montre le quotidien des Noirs en 1959 (la ségrégation sera abolie en 1964) dans certains états du sud.

Je commençais à avoir soif et demandait à Sterling où je pourrais trouver à boire. “Va falloir être prévoyant maintenant, dit-il. Vous ne pouvez plus agir comme lorsque vous étiez un homme blanc. Vous ne pouvez pas entrer n’importe où et demander à boire ou utiliser les lavabos. Il y a un café pour Noirs au Marché Français à deux rues d’ici. On vous y servira à boire. Le cabinet le plus près c’est celui d’où vous venez. Mais attendez, j’ai de l’eau.” Il alla derrière son échoppe chercher une grande boite de conserve munie d’un fil de fer en guise d’anse. Un peu de cendre flottait sur l’eau. Je soulevai le seau et bus.

Une lecture que je vous recommande vivement !

Et regardez la vidéo ci-dessous (elle ne dure que quelques minutes)

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D’autres romans adultes qui parlent de ségrégation : Nina Simone, Mélodie de la lutte – Les braves gens du Tennessee

Plus quelques romans jeunesse sur le même thème

Un roman qui participe à trois challenges

L’African-American History Month chez Enna

Le tour du monde en 80 livres chez Bidib

monde

Et pour 2023 sera classique, challenge qui se déroule sur ce blog et chez Blandine

2023

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

24 décembre – Album Noël

24Album Noël
A partir de 3 ans

24 décembre

Arthur Drouin

Geneviève Després (ill.)

Éditions d²eux (2022)

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Fanny, un petit lièvre des neiges se promène gaiement sur la banquise. Elle rencontre son ami, le renne Montmartre. Celui-ci a plein de gui sur les bois… Étonnée, Fanny lui demande pourquoi il est accoutré comme ça. En fait, le renne veut fêter Noël ! Son cousin Nez Rouge lui a expliqué que s’il faisait un certain nombre de choses, un gros monsieur barbu habillé en rouge viendrait lui apporter des cadeaux le 24 au soir.

Les deux amis décident donc de fêter Noël. Mais il va leur falloir de l’aide ! Il faut construire une cheminée, accrocher des chaussettes dessus, laisser des biscuits pour le gros monsieur barbu. Pas facile ! Heureusement tous leurs amis vont venir leur prêter main-forte…

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Je vous présente cet album un peu tard pour Noël 2022, mais il sera toujours temps de le découvrir pour les fêtes en 2023 !

24 décembre est une histoire de Noël amusante et originale, écrite par un jeune homme d’après des personnages imaginés et dessinés par sa mère.

Délicatement illustré à l’aquarelle par Geneviève Després (la mère), cet album est charmant et plein de douceur. Ces animaux, sans vraiment savoir ce que représente la veillée de Noël, vont la préparer avec beaucoup de plaisir et de fantaisie. Ils vont chercher, fabriquer, s’entraider et au final, passer une chouette journée tous ensemble !

24 décembre est un album de Noël qui parle d’amitié, d’entraide et du plaisir qu’on peut avoir à faire des choses avec ses amis.

Et si le plus beau des cadeaux qu’on puisse recevoir à Noël était de passer un bon moment avec les gens qu’on aime ?

Une jolie découverte !

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24

La journée a été longue et fatigante, tout le monde s’est endormi…

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Vous trouverez d’autres illustrations sur le site de l’éditeur (je vous conseille d’aller jeter un œil à leur catalogue !)

D’autres albums de Noël à partir de 3 ans (certains sont pour un peu plus grand !)

Un noël dans les étoiles & La belle nuit de Noël, Buster, Un chant de Noël, L’inoubliable Noël de Pettson et Picpus, L’histoire secrète du Père Noël, Noël dans un sac de pommes de terre, 3 albums de Noël, Le nounours de Noël

Les Folies Bergère – BD

foliesDans l’enfer de la première guerre mondiale
BD ado/adulte

Les Folies Bergère

Porcel & Zidrou

Dargaud (2012)

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L’histoire se déroule pendant la Première Guerre mondiale et évoque le quotidien des soldats de la 17e compagnie d’infanterie qui attendent, dans la peur, la puanteur et la boue des tranchées, le prochain assaut. Seuls l’humour et la camaraderie leur permettent de ne pas sombrer dans le désespoir : et par défi tout autant que comme signe d’espoir malgré tout maintenu, ils ont surnommé leur compagnie « les Folies Bergère. »

Sur ce fond réaliste, d’étranges événements viennent se greffer :

  • le soldat Marcel Rubinstein, condamné à être fusillé pour avoir attenté à la vie de son sergent qui lui avait successivement refusé sans motif quatre permissions, est criblé de balles mais ne meurt pas ;
  • un prêtre est envoyé sur place pour décider s’il s’agit ou non d’un miracle ;
  • une fillette erre sur le champ de bataille, cherchant son père ; il s’agit d’Anna Rubinstein, qui s’est échappée de son domicile.

Loin de là, à Giverny, Claude Monet peint ses Nymphéas et un gamin, frère d’un des soldats, ne cesse de lui demander pourquoi sur ses nénuphars il n’y a pas de grenouilles. (Wikipédia)

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Depuis que je lis des romans, des albums, des bd, bref, des histoires qui racontent l’enfer de la première guerre mondiale, une pensée me taraude : Comment ont fait ceux qui ne sont pas devenus fous ? A quoi se sont-ils raccrochés ?

Devant tant de bêtise, de gâchis, d’injustice, comment résiste t-on ? Sans parler des conditions de vie épouvantables, la faim, le froid, la boue, les poux, les maladies, le bruit des canons, la promiscuité… Une question à laquelle je n’ai toujours pas répondu, mais une bd que je vous recommande !

Les dessins de Porcel sont noirs mais les visages, bien que fatigués, sont expressifs. La touche de fantastique glissée dans l’histoire ne m’a pas spécialement emballée mais pas rebutée non plus. Et j’ai bien aimé les interrogations de Monet.

Une prostituée à un soldat impuissant :

“Pleure mon gars ! Tant qu’on pleure, c’est qu’on reste humain.”

 

Ma “version” est une intégrale, mais Dargaud l’a ressorti en 2 tomes en 2022.

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Voir un extrait

D’autres BD sur le thème de la première guerre mondiale :

Cette semaine, nous sommes chez Fanny

Une BD qui participe aussi au challenge de Blandine sur la première guerre mondiale