Coraline

CoralineCoraline

Neil Gaiman

Albin Michel (2003)

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J’ai mis un moment avant d’emprunter ce roman. Pourtant, j’ai déjà lu plusieurs romans de Neil Gaiman (voir plus bas), et j’aime beaucoup cet auteur. Mais la couverture, déjà, me mettait mal à l’aise…

Que dire alors de l’histoire ! Car bien sûr, je n’ai pas résisté et je l’ai lue. Et je peux vous dire que c’est une histoire impressionnante. Certains romans pour “adulte” ne m’ont pas fait aussi peur. Il est noté à partir de 11 ans, je dirais que ça dépend si votre enfant est impressionnable ou pas, car c’est vraiment une histoire qui fait “froid dans le dos” !! Ces personnages avec des boutons à la place des yeux… Brrr…

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L’histoire : une petite fille profite de l’absence de ses parents pour aller visiter un endroit qui est normalement fermé, un couloir (muré habituellement !) qui mène vers une autre version de son appartement, avec une autre version de ses parents ! Une petite fille très courageuse…

Neil Gaiman adore les contes, c’est sûr, et il aime les réécrire à sa façon… Ici, il s’est amusé à refaire “Alice : de l’autre côté du miroir” !

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Prix Hugo du meilleur roman court 2003 ; prix Nebula du meilleur roman court 2003. Adapté au cinéma en 2009 par Henry Selick.

Autres livres du même auteur présentés sur ce blog :

L’étrange vie de Nobody Owens (que j’ai adoré !)

Par bonheur le lait

La bande annonce du film d’animation, que je n’ai pas vu, mais qui a l’air de bien respecter l’histoire… Et un extrait de ce film.

Alice au pays des merveilles

AliceAlice au pays des merveilles

Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson de son vrai nom)

Illustrations de John Tenniel

Folio Junior

Gallimard Jeunesse (2015)

La première édition date de 1865

Cette version du texte est accompagné d’un carnet de lecture réalisé par Nathalie Rivière.

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Alice s’ennuyait dans le jardin. Le livre de sa sœur ne l’intéressait pas, il faisait chaud, elle était à moitié somnolente, quand tout à coup… Elle vit passer un lapin blanc aux yeux roses qui marmonnait : “Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Je vais être en retard !” tout en courant et en tirant une montre gousset de son gilet ! Alice, dévorée par la curiosité, se leva d’un bond, couru après le lapin blanc et s’enfonça, à sa suite, dans un énorme terrier…

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JohnTennielAliceMon avis : Tout le monde, ou presque, connaît le dessin animé réalisé par les studios Disney en 1951 ou encore la version de Tim Burton sortie en 2010. Cette histoire a inspiré de nombreux auteurs, illustrateurs ou encore réalisateurs… Mais avez-lu l’histoire originale ?

Je ne vous cacherai pas que j’ai eu un peu de mal… J’avais pourtant bien aimé le dessin animé de Disney (je n’ai pas vu la version de Tim Burton), mais entre voir des images loufoques et lire les descriptions, ce n’est pas la même chose ! Pourtant, en général, je préfère le livre à l’adaptation cinématographique, mais cette fois-ci, j’avoue que le texte m’a paru bien long et que j’ai eu hâte de le finir.

Comme je suis un peu maso (il faut croire !) et que j’ai retrouvé dans une des nombreuses bibliothèques de la maison la suite, c’est à dire “De l’autre côté du miroir”,  je vais tout de même essayer de le lire…

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PubliéAlice pour la première fois en 1865 (traduit en France en 1961) Alice au pays des merveilles est devenu un “classique” du conte pour enfants, au même titre que ceux des frères Grimm ou d’Andersen…

Si vous voulez en savoir plus sur Alice et son univers, n’hésitez pas à aller visiter ce blog qui lui est totalement consacré !

Et pour la voir au théâtre, avec Philippe Noiret comme narrateur, c’est ici !

Pour le lire en pdf, c’est ici.

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De L autre Cote Du Miroir

De l’autre côté du miroir

Lewis Carroll

Illustrations de John Tenniel

Folio Junior (1980)

Édition originale parue en 1871

Le miroir brille dans le salon. Fascinée par sa transparence, Alice interroge Kitty, sa chatte blanche, qui ne fait que lui répondre : rron, rron. Mais voilà que la glace se transforme et se brouille. Alice plonge dans le miroir. De l’autre côté, elle découvre un pays peuplé de personnages plus étranges les uns que les autres : des fleurs qui parlent, deux bonshommes inséparables, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, ou encore le Gros Coco, un œuf plutôt prétentieux… Un autre pays des merveilles !

Mon avis : Je ne l’ai même pas terminé… J’ai lu les 6 premiers chapitres, soit près de 120 pages (sur 180 dans cette édition) mais vraiment, je n’accroche pas !

Peut-être parce qu’il faut connaître un peu les comptines anglaises, les personnages pour enfants ? Je ne dois pas avoir les “codes d’accès” pour cette littérature…

Que cela ne vous empêche pas d’essayer, d’autres que moi ont aimé !

 SignatureNat

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Rentrée littéraire 2015 – Mes lectures

Zéro. Je n’ai parlé d’aucun des romans adultes de la rentrée littéraire 2015 que j’ai lu cette année. Un record ! Alors que débute la rentrée littéraire de janvier 2016, il est temps de rattraper le retard, et d’en parler rapidement, avant d’oublier !

Afficher l'image d'origineLe plus libérateur : Otages Intimes de Jeanne Benameur

Repéré chez Noukette, j’ai lu ce livre sans conviction, et j’ai été surprise. Et je ne m’attendais pas à accrocher autant ! Otages intimes raconte, non pas la captivité, mais la libération et le retour à la vie. Je me suis laissée prendre à cette lecture, à ce destin torturé, à ces amis qui se sont éloignés. J’ai dévoré les pages, suivi Etienne et son entourage, espéré, pleuré… La plume de Jeanne Benameur a su faire vivre pour moi ces personnages, qui le temps du livre sont devenus mes meilleurs amis et ma famille. Cette mère fragile, avec ses secrets. Ce meilleur ami, ténu. Cette ex, torturée, et son compagnon. Cette soeur de coeur, si forte et fragile à la fois. Ce village d’enfance, sa tranquillité. L’abandon. La musique. Etienne est prisonnier de lui-même…

Un texte poignant, qui ma redonné goût à la littérature adulte après de nombreuses déceptions, et qui augurait une très belle rentrée littéraire !

Noukette en parle bien mieux que moi !

Le plus touchant : Camille, mon envolée de Sophie Daull Afficher l'image d'origine

Ce roman, repéré chez Stephie, est terriblement touchant.

L’histoire d’une perte, le décès de la fille de l’auteur. Quatre jours d’une fièvre étrange, personne ne semble s’inquiéter. Quatre jours et tout bascule. J’avais peur de passer mon temps à pleurer, et finalement ce beau roman m’a surtout beaucoup touché. J’ai eu les larmes aux yeux, souvent, bien sûr, mais j’ai surtout trouvé ce roman puissant. La façon dont cette mère évoque le tragique, nous fait partager l’horreur, l’errance… Journal intime qui tisse des liens avec le lecteur, Camille, mon envolée est un très beau texte, un cri déchirant, une réalité impossible à admettre.

Sophie Daull partage sa peine sans s’enfermer dans le pathos, elle écrit pour libérer, et c’est un magnifique hommage à sa fille.

“Je voulais écrire vite, jusqu’à ta mort, ton dernier souffle ;
puis, allez, faisons durer jusqu’à ton enterrement,
et puis voilà, ça ne s’arrête pas,
ça ne s’arrêtera jamais – toi disparue n’a pas de fin.”

Le plus vivant, et brut : La petite barbare d’Astrid Manfredi

Un style brut, abrupte même. Difficile d’accès dans les premières pages. Et puis, peu à peu, on s’attache à cette petite barbare. Cette jeune fille, derrière les barreaux, qui écrit comme un espoir de vie meilleure. Avec elle on va découvrir sa banlieue, sa violence. Les rêves vivent oubliés et l’argent facile, comme pour croire encore en quelque chose.

Un roman qui secoue, à travers les mots durs, les situations plus dures encore, et l’espoir qui fait trop souvent défaut. Un texte que j’ai délaissé d’abord… et que j’ai repris pour ne plus lâcher !

Des gens qu’on parque sans une thune dans des endroits sans un arbre, il ne peut pas leur pousser des ailes.

Céline a aimé aussi !

La déception de la rentrée : Le crime du comte Neville d’A. Nothomb

Alors que j’avais trouvé de belles choses dans les derniers romans d’Amélie Nothomb contre beaucoup d’avis, j’ai cette fois ci eu une belle déception. Belle tout de même, car j’ai aimé le personnage de Sérieuse. L’histoire est totalement farfelue, burlesque. Le comte Neville apprend par une diseuse de bonne aventure que lors de la grande fête qu’il a prévu, il va tuer un de ses invités ! Il en perd le sommeil, et l’esprit !

Inspirée d’une nouvelle d’Oscar Wilde que je n’ai pas lu, ce récit, très court, m’a pourtant régulièrement ennuyé. Ce comte est un personnage volontaire ridicule, mais l’humour noir de l’auteur n’a pas fonctionné sur moi. Seule Sérieuse, sa fille cadette persuadée qu’elle ne peut rien ressentir et qui veut mourir m’a interpellée.

Un récit court dont la fin a su susciter un peu d’intérêt… trop tard, c’était terminé !

“Tais-toi. Si tu continues de parler, je vais te haïr. Et si je te hais, je n’aurai pas le courage de te tuer.”

Afficher l'image d'origineLe plus bouleversant et révoltant : La maladroite d’Alexandre Seurat

Le roman s’ouvre sur le témoignage d’un professeur, qui reconnait dans un article de journal, une ancienne élève. Une élève qu’elle soupçonnait d’être maltraitée. Une élève qu’elle n’a pas pu sauver. C’est ainsi que se déroule le récit, à partir des témoignages de ceux qui ont côtoyé cette fillette de 8 ans. De ceux qui ont cru, pensé, alerté, mais qui n’ont rien pu faire. Chaque page est poignante car elle nous montre la souffrance de cette enfant, sans jamais lui donner la parole. Ces témoignages extérieurs sont terribles, bouleversant, et montre comme la lenteur du système peut être préjudiciable.

Un récit fort, qui nous vrille le coeur. L’auteur sait mettre une distance impressionnante, ne pas donner son avis, juger… Un premier roman vraiment réussi !

Le plus historique : La terre qui penche de Carole Martinez 

Vivre le Moyen-Age avec Blanche, c’est découvrir un univers à la fois réel et fantastique. D’autant plus que Blanche est morte à 12 ans, et que ce récit alterne entre sa voix d’enfant et celle de son âme, qui a vieillie. L’auteur manie avec brio la plume pour nous rendre compte de cette époque, et notamment de la condition des femmes, tout en y incorporant suffisant de magie pour qu’on soit envoûter ! Les chansons médiévales sont aussi de belles parenthèses.

Un très beau conte médiéval, qui invite à lire Du domaine des Murmures !

“Et peigne, peigne la toison,
Et tourne, tourne le fuseau
Et mouille, mouille la laine du bout des doigts,
Et le fil se fait sans y penser”

J’en ai commencé quelques autres, et j’en ai encore dans ma PAL… Je vous parlerai sans doute un jour… La variante chilienne, Les échoués, La source, Boussole, La logique de l’amanite, Un roman anglais, Deux messieurs sur la plage, les eaux troubles du Mojito…

Merci à la Librairie Dialogue et au Match de la rentrée littéraire 2015 Priceminister

Toute la rentrée littéraire chroniquée par les blogueurs, c’est sur le blog du challenge de la rentrée littéraire 2015 !

 

 

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Quand maman avait mon âge

QuandQuand maman avait mon âge

Gilles Bonotaux & Hélène Lasserre

Éditions Autrement Jeunesse (2001)

Ο Ο Ο

Maman était très sage, studieuse et obéissante. Elle ne bavardait jamais, sauf peut-être avec sa voisine de derrière et seulement quand elle avait quelque chose de très important à dire. Le problème, c’est qu’elle avait souvent des choses importantes à dire à sa copine, des secrets qui ne pouvaient pas attendre l’heure de la récré. C’était les années 1970…

Premier livre de la collection, il existe aussi : “Quand papa avait mon âge”, “Quand mamie avait mon âge”, “Quand papy avait mon âge”… Bref, je pense que vous avez compris le principe !

Ο Ο Ο

A la fois album, bande dessinée et documentaire, ce livre vous plaira sans doute beaucoup si vous êtes née (comme moi…) à la fin des années 60 et que vous étiez donc à l’école primaire au début des années 70… Les illustrations font un peu “vieillottes” mais je pense que c’est fait exprès !

MoulinCaféOrange à glaçons

Une vidéo qui présente ce livre.

Pour les nostalgiques (sniff…) ou ceux qui voudraient savoir ce que c’était que la TV (ORTF) pour les enfants en 1970, voici le célèbre générique de l’ours “Colargol“.

Et les “Treets”, les “picorettes”, ça vous parle ? Et les petites fraises, dures et parfumées ? Les bonbons à la violette (les durs en forme de fleurs, mais aussi ceux gélifiés qui devenaient de plus en plus translucides et qui duraient longtemps), les “coquelicots”, les sucettes plates, les “roudoudous” bien sûr, chantés par Renaud, les cocos boer (je ne mettais pas d’eau avec, j’ouvrais la boite et je mettais la pointe de ma langue dedans ! Hmmm… j’en salive rien que d’y penser ! J’ai toujours adoré le réglisse…)

Treets  petits-pois-au-lard

design70Et des papiers peints psychédéliques comme ça, vous avez connu ça ? Moi oui, il y avait des trucs dans ce style là dans toutes les chambres chez mes grands-parents paternels ! Je me souviens que ça avait un effet quasi-hypnotique sur moi, je regardais ça, allongée sur mon lit et j’imaginais des tas de trucs…

SignatureNat