De délicieux enfants

délicieuxLe Petit Poucet revisité…

A partir de 13 ans

De délicieux enfants

Flore Vesco

Mayalen Goust (ill. couverture)

l’école des loisirs (2024)

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Éditeur : Depuis des jours, les écuelles sont vides, tout comme les estomacs. Dans leur maison au fond des bois, le père et la mère désespèrent de nourrir leur chère progéniture. Sept bouches voraces. Sept enfants espiègles qui ont déjà bien grandi. Sauf Tipou. Difficile de trouver sa place, quand on en prend si peu… Du haut de ses treize ans, Tipou rêve d’aventure. Cela tombe bien : la forêt noire et profonde cache d’inquiétants mystères. Qui sème ces feuilles et baies sanglantes ? Pour le découvrir il vous suffit, à vos risques et périls, de suivre les traces…

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Le conte du Petit Poucet revisité par Flore Vesco, ça donne “de délicieux enfants”, un délicieux roman ! On se surprend, parfois, à penser à d’autres contes. Un habile mélange, un savant chamboule-tout, le tout servi par une langue… Que j’adore !

Si vous ne connaissez pas encore cette autrice, mais que vous aimez les contes, la langue française et l’humour, dépêchez-vous d’aller la découvrir. Nul doute que vous serez, tout comme moi, charmés par ses mots…

Et votre Perrault, il peut ranger sa plume délicate, qui s’offense de la chair et du sang. Qu’il ravale ses moralités, son désir d’éduquer les marmots et de recadrer les filles. Dans ma chanson, il y aura des larmes, de la bile, des méchancetés et des enfants crus. Ça ne vous apprendra rien du tout, qu’à trouiller. Mon récit ne sort pas d’un beau livre illustré, mais de mes boyaux : alors vous pensez bien qu’il ne fait pas joli sur le papier.

A lire, bien évidemment !!

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De Flore Vesco, nous vous avons déjà présenté (4 coups de cœur !!) : De cape et de mots – Gustave Eiffel et les âmes de fer – L’Estrange Malaventure de Mirella ainsi que D’or et d’oreillers (qui existe aussi en BD)

ABC

Challenge ABC 

Chez Enna

BORDETERRE – La BD (et le roman !)

BordeterreBORDETERRE

T1 : Les âmes débordées

Thimothée Leman

D’après le roman de Julia Thévenot

Sarbacane (2024)

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En se promenant au bord de la falaise à côté du camping, Inès, son grand frère Tristan et leur chien Pégase ont soudain une drôle de vision. Il y a un château dans les nuages…

Et en voulant rattraper leur chien qui court dangereusement au bord du vide, les deux enfants tombent avec lui. Mais ils se réveillent un peu plus tard, vivants et sans rien de cassé (à part le smartphone !) Ils ne reconnaissent pas le paysage autour d’eux. Et il y a comme un petit souci : ils sont presque transparents !

Après avoir marché un peu, ils arrivent devant une ville surmontée d’un drôle de château. Ils apprendront plus tard qu’il s’agit de Bordeterre.

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J’ai hésité à plusieurs reprises à emprunter cette bande dessinée. Non pas qu’elle ne me tentait pas, bien au contraire, mais voilà un bon moment que je voulais lire le roman et je me demandais s’il était judicieux de lire la BD avant…

Bref. J’ai fini par l’emprunter et j’ai passé un très bon moment. Sauf que c’est juste la première partie de l’histoire et que, du coup, j’avais envie de connaître la suite ! Ce qui fait que j’ai lu le roman dans la foulée.

Concernant les illustrations, on retrouve la même douceur de trait de l’auteur que dans sa première BD (Après le monde, voir plus bas). La façon dont il “rend” le côté “flou”/”transparent” des personnages est vraiment bien trouvé. Et les couleurs participent à rendre l’atmosphère de Bordeterre inquiétante…

Une chouette lecture, vivement la suite !

Cette BD est lauréate 2024 (catégorie BD Jeunesse) du Prix du salon du livre et de la BD de Creil

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Voir quelques planches (site éditeur)

La première BD de cet auteur : Après le monde

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Le roman : Il m’a beaucoup plu, il y a vraiment de très belles trouvailles. Par contre j’ai trouvé que ça se terminait un peu vite… Pour une histoire comme ça, il aurait fallu au moins deux tomes ! Je suis un peu restée sur ma faim, c’est dommage.

Cette semaine, c’est Moka qui nous reçoit, Au milieu des livres !

LA PETITE FILLE ET LE POSTMAN

postmanLA PETITE FILLE ET LE POSTMAN

Bertrand Galic (scénario)

Roger Vidal (dessin et couleur)

Christina G. (assistante couleur)

Vents d’Ouest

Glénat (2023)

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Éditeur : San Francisco, 1906. Jenny vient de perdre sa maman sous les décombres du monstrueux tremblement de terre et se retrouve donc seule avec son beau-père, au milieu de la cité dévastée. L’homme, complètement désemparé, profite alors d’une faille dans le règlement des postes pour éloigner la fillette. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, il va pourtant bel et bien l’expédier tel un colis, légalement, à l’autre bout du pays… Et c’est Enyeto, un facteur amérindien à l’allure imposante, qui va être chargé de l’accompagner jusqu’à sa destination finale : Chicago, Illinois ! Ainsi débute un long périple, un road-movie équestre et ferroviaire mettant en scène deux êtres que tout oppose a priori.

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Le postman n’a pas le choix, il doit prendre la petite fille et l’emmener jusqu’à la maison de ses grands-parents. Le père a payé pour l’envoi et le colis ne dépasse pas le poids. Pendant ce long trajet, le postman et la fillette vont lier connaissance et se mettre à s’apprécier…

C’est une bd que j’ai voulu lire dès que j’ai vu cette couverture flamboyante. Et cette histoire franchement ! Quand on voit à la fin, dans une double page documentaire, que ça s’inspire d’une histoire vraie… On croit rêver !! Et pourtant…

J’ai bien aimé les dessins, les personnages sont expressifs et les couleurs lumineuses. La mise en page est variée avec des vignettes de tailles très différentes. C’est plutôt “vivant” !

Bref, j’ai beaucoup aimé cet album !

Mon seul (petit, tout petit) bémol, c’est la fin, ouverte (alors qu’il y a bel et bien écrit “FIN” !) J’aurai bien aimé une suite en fait…

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Voir un extrait (site éditeur)

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

Le barrage de Daniel Fehr et Mariachiara Di Giorgio

‎Un album qui fait la part belle à l’imagination

Album pour la jeunesse dès 3 ans

Le barrage

de Daniel Fehr

e‏t Mariachiara Di Giorgio

Ed. des éléphants, mai 2024,

ill. de Mariachiara Di Giorgio,

32 p.-16 euros

Thèmes: imagination, fratrie, jeu, été,  rivière, aventure

Présentation de l’éditeur: ” Sur la rivière, derrière la maison, Faustine et Lily construisent un barrage. Le plus grand possible. Bientôt, Elliott veut les aider. Puis le roi et sa flotte. Puis les pirates… Jusqu’où va monter le barrage?”

Ce que l’on observe en premier pour Le barrage, c’est le format de l’album. En effet, ce dernier permet aux illustrations de prendre leur place. De cette façon, le lecteur est directement happé par les magnifiques réalisations de Mariachiara Di Giorgio.

Les techniques utilisées par l’illustratrice (à savoir un savant mélange d’aquarelle, de collage et de crayons de couleur) apportent de la douceur et éclairent les paysages représentés.

Le barrage est un album très agréable à parcourir! Comme stipulé dans la présentation de l’éditeur, il s’agit du récit de trois enfants jouant au bord de la rivière. L’auteur, Daniel Fehr flirte entre réalité et imaginaire tout au long de l’album. Pendant que les deux sœurs construisent le barrage, leur petit frère vit ses propres aventures en arrière-plan. C’est original et bien  pensé.

De plus, certaines situations absurdes se mêlent habilement à l’intrigue de départ.

J’apprécie tout particulièrement le decor des 3ème et 4ème de couverture représentant un amas de pierres colorées.

Je vous invite donc à découvrir ce très bel album si ce n’est déjà fait!

~Melissande ~

 

+ Un autre album ayant pour sujet la construction d’un barrage mais dans un autre genre: Le barrage de David Almond (illustré par Levi Pinfold), présenté par Nathalie.

+ Pour continuer à rêver: Léonie s’ennuie de Céline Monchoux et Zad, présenté par Nathalie.

 

 

 

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