Rebecca ♥ – Classique Anglais

RebeccaClassique Anglais

Rebecca

Daphné du Maurier

Albin Michel (1971/vo 1938)

*****

Une lecture commune avec Alexielle, Anne, Fyda Lit et Isabelle

*****

Monte-Carlo, Côte d’Azur. La narratrice, une jeune fille un peu naïve, est dame de compagnie. Elle accompagne dans ses voyages une vieille femme un peu snob du nom de Van Hopper. C’est d’ailleurs grâce au culot et à l’indiscrétion de celle-ci qu’elle va rencontrer celui qui deviendra finalement son mari : Maxime de Winter.

Jeune veuf d’une quarantaine d’années, c’est le propriétaire du célèbre manoir de Manderley. Sa femme, Rebecca, s’est noyée quelques mois plus tôt en mer, non loin de leur propriété.

*****

J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.

Ainsi commence Rebecca. J’ai été happée par l’ambiance dès la première page, et même dès les premières lignes.

En plus de la narratrice (dont nous ne saurons jamais le nom !), de son mari et de l’ombre de Rebecca, il y a dans ce roman, un autre personnage d’importance : Manderley. Pas un chapitre ne passe sans que le nom du manoir ne soit cité, sans que la propriété ne soit évoquée ou décrite (et si elle existait, j’aurai adoré la visiter !!).

Au fil des pages, la narratrice, jeune femme de condition modeste, se rend compte de l’écart qu’il y a entre elle et la précédente Mrs de Winter. Rebecca savait recevoir et organisait des bals masqués, des fêtes dont on parlait dans tout le comté. Elle était belle, sophistiquée et aimée de tous. La nouvelle Mrs de Winter ne se sent pas vraiment à sa place à Manderley. Et ce n’est pas la gouvernante qui va l’aider à se sentir mieux… L’ombre de Rebecca plane partout, y compris entre elle et son mari, pour son plus grand malheur.

Une histoire d’amour, du suspense, une enquête, l’emprise d’une femme sur une autre, une ambiance angoissante qui fait parfois froid dans le dos, c’est tout ça, Rebecca !

Et si vous n’avez pas compris, j’ai A-DO-RÉ !!!

Dans ma pal, j’ai “Manderley for ever” de Tatiana de Rosnay. Et j’ai si peu envie de quitter ce roman, que je vais peut-être lire ça dans la foulée…

*****

Plusieurs adaptations ont été réalisées :

Une lecture qui participe à 4 challenges

6ème et dernière participation au challenge “Le mois anglais

Chez Lou et Titine

IMG_20230524_084010_120

Une lecture qui participe aussi au challenge

2023 sera Classique” (sur ce blog) et chez Blandine

2023

Logo créé par Mezzgarth

Le challenge “Les épais de l’été” de ta d loi du cine, “squatter” chez dasola

(livre qui fait plus de 600 pages)

Epais

Et chez Sibylline, du blog “La petite liste”

(livre qui fait plus de 550 pages)

ça s’appelle “Challenge Pavés de l’été 2023

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg6EO4Zz7qcMy8_fFRYdeGnkRhaUGfXVSBEKd7YnTYo1qfcgPTcq2ZiI_EWUu3Av5rrq7fPBQXheoVTyJs41cxo1-Ped8Own6uNIfV_Z-NrpCi4WMxIEiCoLKjFXWg86aEZQlw4o79UP0CtAoda__Ar4I6Lqxcdv-r7nMApKgadTlXYKSTyL96_jPztpg/s320/00%20logo%20retenu%20.jpg

Seul sur la mer immense

seulRoman à partir de 11 ans

Seul sur la mer immense

Michael Morpurgo

Traduit de l’anglais par Diane Ménard

Folio Junior

Gallimard Jeunesse (2012 / vo 2006)

*****

LC avec Isabelle (Une ribambelle d’histoires)

*****

Au début de cette histoire, Arthur Hobhouse nous parle de son enfance. Enfance dont il ne connaît pas les débuts. Il a forcément eu un père et une mère, mais ne s’en souvient pas. Cependant, il sait qu’il n’était pas seul, qu’il avait une sœur, Kitty. Et il sait aussi qu’il est né vers 1940 du côté de Bermondsey, à Londres.

Son seul souvenir de l’Angleterre, c’est le jour de son départ. Avec une douzaine d’autres enfants, ils sont embarqués sur un grand paquebot qui a trois cheminées rouge vif. On les emmène en Australie. Il y a trois choses qui empêchent Arthur de désespérer : La clé qu’il a autour du cou, donné par sa sœur Kitty, une chanson qu’il adore et la mer immense autour de lui.

Arrivé en Australie, il va vivre des années difficiles. Puis de très belles années. D’autres années difficiles encore… Une vie quoi, avec ses hauts et ses bas, des bas parfois très bas. Il finira par se marier, fonder une famille et transmettre sa passion de l’océan. Retrouvera t-il ses origines ? Sa sœur Kitty existe t-elle ? Rentrera t-il en Angleterre ? Autant de questions dont vous aurez les réponses en lisant ce beau roman !

*****

C’est un roman vraiment difficile à lâcher une fois commencé. On passe par toutes les émotions au fil des chapitres. La colère, le dégout, l’indignation, la tristesse puis la joie. La surprise et la tristesse de nouveau, le soulagement enfin… C’est une vie avec des hauts et des bas, mais une vie pas franchement facile…

Mais c’est très bien écrit, ça ne laisse pas indifférent (oui, j’ai pleuré !), ça transporte ! Et c’est tout le pouvoir magique d’une belle écriture et d’une belle histoire.

A lire bien sûr !
*****

Une lecture qui donne envie d’écouter “London Bridge is Falling Down” et de lire “Le Dit du Vieux Marin” (1798) de Samuel Taylor Coleridge.

Du même auteur également présentés sur ce blog : Soldat Peaceful , Le plus grand peintre du monde, Notre Jack, Cheval de guerre et Jeanne d’Arc

Le site de Michael Morpurgo

C’est ma 3ème participation au Mois Anglais (groupe FB)

Chez Lou et Titine

IMG_20230524_084010_120

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

KAFKA ET LA POUPÉE -ALB

KafkaUne histoire tendre
Album à partir de 5 ans

KAFKA ET LA POUPÉE ♥

de Larissa Theule

Illustré par Rebecca Green

Traduit par Ilona Meyer

Éditions des Éléphants (2023)

*****

Franz Kafka traversait un parc en revenant de faire ses courses. Il pensait au livre qu’il était en train d’écrire et qu’il avait du mal à terminer. Et aussi à son déjeuner. Dans le parc, il rencontra une petite fille en pleurs car elle avait perdu sa poupée. Kafka lui dit alors : “Ta poupée n’est pas perdue, elle est partie en voyage, comme le font souvent les poupées.” Et pour lui prouver ce qu’il disait, dès le lendemain, il lui apporta une lettre de Soupsy, la poupée. Et chaque jour, une nouvelle lettre arrivait, racontant les folles aventures de la poupée Soupsy… Lettre que la petite fille s’empressait de lire à l’écrivain.

*****

Quelle jolie histoire ! Et c’est inspiré d’une histoire vraie en plus…

J’ai été tout d’abord attirée par le nom de ce célèbre écrivain, Kafka, me demandant ce qu’il venait faire dans un album jeunesse. Et dans une histoire de poupée en plus ??

On découvre dans cet album un homme extrêmement gentil, empathique, qui n’hésite pas à inventer une histoire pour aider une jeune enfant à surmonter son chagrin.

L’histoire est adorable. Et j’ai également beaucoup aimé les illustrations au style “rétro” et aux couleurs très douces.

*****
Coup de ♥ pour ce magnifique album !

kafka

Papa-Longues-Jambes

papaRoman à partir de 9/10 ans

PAPA-LONGUES-JAMBES

Jean Webster

Folio Junior

Gallimard Jeunesse (1993 / vo 1912)

*****

Jerusha Abbot est une jeune orpheline. A 17 ans, elle n’a jamais connu autre chose que le foyer John Grier. Ainsi, en ce mercredi soir, quand elle voit les voitures quittant l’orphelinat, a-t-elle bien du mal à imaginer l’intérieur des maisons vers lesquelles elles se dirigent…

Mais ce soir là, après une dure journée de labeur, passée à s’occuper des plus petits, une surprise l’attend. Mrs Lippett, la directrice du Foyer, la fait venir dans son bureau et lui tient le discours suivant :

«Un bienfaiteur, qui désire rester anonyme, offre de t’envoyer à l’université. En échange, tu lui écriras chaque mois une lettre donnant des détails sur tes études et ta vie là-bas, une lettre comme tu en écrirais à tes parents, s’ils vivaient encore.»

Pour Judy c’est une chance inespérée de s’échapper du foyer ! Elle accepte les conditions de son mystérieux bienfaiteur auquel elle a donne le surnom de Papa-Longues-Jambes.

La première publication de ce roman date de 1912. Jean Webster était la nièce de Mark Twain.

*****

C’est une lecture que j’ai trouvé absolument délicieuse !

Je ne sais pas si les enfants d’aujourd’hui aiment toujours cette histoire au charme suranné, mais moi je me suis régalée ! La naïveté de cette jeune fille qui découvre le monde est charmante et elle a, de plus, beaucoup d’humour.

Même si vous n’avez plus 10 ans (surtout si vous n’avez plus 10 ans !!) plongez-vous dans ce roman charmant. Une bien jolie découverte (Merci Aude !)

Et en plus, si vous lisez ce roman, vous saurez pourquoi Judy appelle son bienfaiteur (qu’elle ne connaît pas) “Papa-Longues-Jambes”… Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous le dire ??

*****

2023

Une lecture qui participe au Challenge 2023 sera classique (ici) et chez Blandine

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :