Haka – Album néo zélandais

Haka

Haka

Patricia Grace & A. Burdan (ill.)

Au vent des îles (2018)

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Le haka « Ka mate » est une danse guerrière de Nouvelle-Zélande. Il a été créé par le chef de guerre d’un clan maori. Alors qu’il tentait d’échapper à une tribu ennemie, il imagina les premiers mots de ce qui deviendra le haka le plus célèbre au monde :

Ka mate ! Ka mate !
Ka ora ! Ka ora !
Ka mate ! Ka mate !
Ka ora ! Ka ora !

Ce livre est la véritable histoire de ce Haka.

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Qui n’a jamais entendu parler du “Haka“, cette danse guerrière exécutée par les All Blacks (équipe de Rugby néo-zélandaise) avant chaque rencontre et destinée à impressionner son adversaire ? Même moi, qui ne regarde jamais de sport à la TV, j’ai regardé cette démonstration à plusieurs reprises, car c’est un véritable spectacle !

Cet album nous explique d’où vient le haka et ce qu’il signifie.

 

Je ne vais pas tout vous raconter, Patricia Grace le fait mieux que moi, donc vous aurez la réponse en lisant ce livre et en plus vous aurez la traduction.  Une très belle histoire qui s’apparente à un conte et qui nous permet d’en savoir un peu plus, non seulement sur cette danse, mais également sur certaines habitudes Maori.

J’aime beaucoup les couleurs souvent chaudes des illustrations, couleurs dues au feu qui illumine la veillée. L’avant dernière illustration est particulièrement belle. Il y a un côté “conte venu du fond des âges” dans cet album et même si je n’aime pas les tatouages (le côté permanent me dérange), je dois bien avouer que ceux des chefs de tribus sont très beaux.

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Bio de Patricia Grace (site de l’éditeur)

Au vent des îles, une maison d’édition que je découvre avec cet album : “Fondée en 1991, la maison d’édition Au vent des îles, basée à Tahiti, a pour ligne éditoriale la parution d’auteurs polynésiens et d’ouvrages ayant pour sujet le Pacifique et l’Océanie.”

Pour en savoir un peu plus sur la tribu Ngati Toa, à l’origine de ce haka, c’est par ici.

Rien à voir avec cet album, mais la Nouvelle-Zélande, je rêve d’y aller depuis que j’ai vu “le seigneur des anneaux” ! Les paysages ont l’air tout simplement magnifiques.

challenge albums 2018

Cet album participe au challenge albums (mais j’ai perdu le compte depuis longtemps…)

ainsi qu’au challenge 1% de la Rentrée Littéraire 2018 (n°19)

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

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Un chant de Noël – Conte d’après Dickens

chant

Un chant de Noël ♥

Lucie Papineau

Stéphane Poulin (ill.)

D’après Dickens (1843)

Dominique et Compagnie (2004)

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Il était une fois dans un petit village, à la veille de Noël, un petit cochon boudeur. Boustru était triste, mais ne s’en rendait pas compte. En fait, il détestait Noël. Il alla se coucher tôt en espérant passer rapidement cette mauvaise période. Mais impossible de trouver le sommeil…

Une petite souris lui rendit visite pendant son insomnie et lui montra la magie des Noëls passés. Puis la tristesse des Noëls présents. Et enfin, la solitude des Noëls à venir…

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Dans la version de Dickens, c’est le “fantôme” de Marley, l’ex-associé de Scrooge, qui vient le voir et lui annonce la visite de plusieurs esprits. Ici, dans ce très bel album, c’est la petite souris qui joue le rôle de Marley. L’histoire n’est pas destinée à faire peur, mais on sent bien la tristesse et la solitude. Pour les plus jeunes, rassurez-vous, l’histoire finie bien.

Si j’ai pris cet album au départ, c’est parce que j’ai été séduite par la couverture, et quand j’ai vu le nom de l’illustrateur je n’ai plus hésité ! Stéphane Poulin a gagné de nombreux prix et on voit pourquoi. Il y a une double page dans cet album qui représente un village dans le soir qui tombe. Cette illustration m’a tout de suite fait penser aux tableaux de peintres flamands (ou hollandais peut-être) du 15/16ème siècle.

Une belle histoire d’amitié et de partage + de magnifiques illustrations = ♥

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Bio de Lucie Papineau sur le site de l’éditeur

De Stéphane Poulin, nous vous avons déjà présenté : Bartleby le scribe

Pour ceux que cela intéresserait, la version de Dickens (1843)

Ce sera ma première participation au Challenge Contes et Légendes organisé par Bidib Ma petite médiathèque

http://mapetitemediatheque.fr/wp-content/uploads/2018/11/challenge-contes-et-l%C3%A9gendes-239x300.jpg

 

classiques

Cet album participe également au Challenge “Je (re)lis des classiques “

et au challenge albums !

challenge albums 2018

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Noé Nectar et son voyage étrange de John Boyne

“Noé Nectar et son voyage étrange” est un roman magnifique offrant une belle leçon de vie!

Roman fantastique de 9 à 14 ans

Noé Nectar et son voyage étrange de John Boyne

Gallimard Jeunesse, 2012, 256 pages

Genre: Contes, fables

Illustrations d’Oliver Jeffers

 

Présentation de l’éditeur: «Noé Nectar partit de chez lui de bon matin, avant l’aube, avant que les chiens ne se réveillent et que la rosée cesse de mouiller les champs.»

Le plus simple quand on a des problèmes, c’est de ne pas y penser. Alors Noé, huit ans, quitte la maison. Le voilà bientôt qui traverse la forêt et découvre un étrange magasin de jouets, peuplé d’une myriade de pantins étonnants. Le vieil homme qui les sculpte a une histoire à raconter à Noé, une histoire où il est question de promesses qu’on ne tient pas. Il embarque Noé pour un voyage qui pourrait bien changer sa vie.

Par l’auteur du garçon en pyjama rayé, un conte pétillant de fantaisie qui aborde des sujets graves avec grâce.

 

Mon avis

Je connaissais John Boyne entre autres grâce à son célèbre roman (d’ailleurs adapté au cinéma) «Le garçon en pyjama rayé» mais j’avais envie de découvrir une autre facette de l’auteur. En effet, jusqu’à présent je n’avais lu de lui que des histoires réalistes sur fond de guerre. Bien que ce soit de superbes récits, j’ai profité de sa venue à la foire du livre de Bruxelles pour découvrir «Noé Nectar et son voyage étrange».

 

Noé Nectar et son voyage étrange est superbe, j’ai plus d’une fois eu les larmes aux yeux en le lisant tant la plume de l’auteur parvient à retranscrire avec exactitude un panel d’émotions. C’est une œuvre empreinte de mélancolie, de tristesse et surtout de tendresse. Ce récit d’une grande beauté est un vibrant hommage à la Vie.

 

Dans cet univers, il est normal de croiser un teckel et un âne qui parlent ainsi qu’un porte-manteau qui se déplace pour vous rendre votre veste. J’ai beaucoup aimé la réécriture d’un conte connu (je ne dévoilerai pas lequel ;)) et les personnages principaux sont très attachants. Bien que court, ce livre destiné à la jeunesse ravira également les adultes grâce à des messages forts et à ses thèmes universels. Relevant du parcours initiatique, l’histoire du jeune Noé Nectar trouvera écho aussi bien dans le cœur des petits que des grands.

 

Vous trouverez plus d’informations sur le site de l’éditeur et si le travail de l’illustrateur vous intéresse voici une petite présentation d’Oliver Jeffers

 

~Melissande~

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Ar-Men, l’enfer des enfers – BD Ado/ Adulte

 

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Ar-Men

L’ENFER DES ENFERS

Emmanuel Lepage

Futuropolis (2017)

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Comme dit le dicton : Qui voit Sein, voit sa fin.

(En entier c’est : « Qui voit Molène voit sa peine. Qui voit Ouessant voit son sang. Qui voit Sein voit sa fin. Qui voit Groix voit sa croix.) Et en voyant cette carte (merci Wiki) on comprend aisément pourquoi !

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La chaussée de Sein est un récif granitique de 25 kms qui part de la pointe du Raz. Son point culminant (15 m !) se situe sur l’île du même nom. De nombreux navires se fracassaient sur ses rochers avant la construction du phare Ar-men (et même après d’ailleurs !)

Des légendes bretonnes disent qu’il s’agit du territoire sacré du Bag Noz le vaisseau fantôme, avec à sa barre l’Ankou, le valet de la mort (d’habitude il conduit une charette, ça change un peu !)

Plusieurs “chapitres” composent ce bel album. Au départ, c’est Germain, un des deux gardiens du phare qui raconte le quotidien et puis aussi les “visites” de sa fille, à laquelle il conte des légendes, comme celle de la ville d’Ys engloutie par les flots…

Un jour, après une grosse tempête, Germain découvre une histoire gravée sous le crépi de l’escalier. Une histoire qui va le projeter dans le temps, en 1850, avant (et pendant) la construction du phare (démarrée en 1867 – terminée en 1881)

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Depuis toujours, j’adore les contes et légendes. Et ça tombe bien, la Bretagne, qui m’a adoptée depuis près de 30 ans, en regorge.

Ce magnifique roman graphique (je trouve que la couverture -trop sombre- ne rend pas hommage à certaines pages intérieures – splendides !) mélange la dure réalité de la construction d’un phareAr Men-, la vie sur une île balayée par le vent et la mer, Sein avec la légende de la ville d’Ys, ville créée pour Dahut, la fille bien-aimée du Roi Gradlon.

C’est une bd assez conséquente (plus de 90 pages) et je pensais en la démarrant n’en lire que quelques pages avant d’aller me coucher. Je n’aurai pas dû la commencer le soir ! Je l’ai bien entendu lu d’une traite, totalement envoutée. Et je l’ai reprise le lendemain pour m’attarder sur certaines illustrations (voilà 3 fois que je la relis. Je vais être obligée de me l’acheter !)

J’ai tout aimé dans cette bd : L’histoire, envoûtante, les illustrations, magnifiques (on “voit” le mouvement des vagues, l’intensité lumineuse du phare… c’est magique !) et les couleurs, superbes !

Un vrai gros coup de cœur que je vous conseille de lire toutes affaires cessantes ! ♥ ♥ ♥

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D’autres que moi ont aimé : L’étagère imaginaireMo’AntigoneJérômeBrizeCaroLecturissimeEimelleBlandineBricabookSandrineSaxaoul

Nous vous avions déjà présenté deux bd d’Emmanuel Lepage : Un printemps à Tchernobyl + Oh, les filles

Deux articles de presse et radio plein de détails : Le Télégramme, France Inter

Interview de l’auteur par Un amour de BD

 

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

Et cette bd participe aussi au Challenge “Un max de BD en 2018” de Kobaitchi

Pour la ligne 42) Qu’on aimerait faire lire au monde entier

Et c’est encore grâce aux participants de la BD de la semaine que j’ai fait cette super découverte !! Les liens vers leurs articles un peu plus haut…

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