Présumée disparue – Lectrices ELLE (13)

présumée

Roman policier adulte – Rentrée littéraire

PRÉSUMÉE DISPARUE
Susie Steiner

Equinox
Les arènes (2018)

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Une nuit, après une énième rencontre Internet ratée, Manon Bradshaw est envoyée sur une scène de crime.
Edith Hind, étudiante à Cambridge, belle, brillante et bien née, a disparu. Peu d’indices, des traces de sang…
Chaque heure compte pour la retrouver vivante. Les secrets que l’inspectrice Bradshaw s’apprête à découvrir auront des conséquences irréversibles, non seulement pour la famille d’Edith mais pour Manon elle-même.

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Au fil des jours et de l’enquête sur la disparition présumée d’Edith, on accompagne une équipe de policiers dans leur vie professionnelle (avec tous les soucis de pression hiérarchique, médiatique et de budget) mais aussi dans leur vie privée, qui est parfois bien “polluée” par ce travail prenant.

Un polar qui a l’avantage d’être plus psychologique que sanglant, et dans lequel, on entend à tour de rôle Manon, enquêtrice solitaire, maladroite dans les relations humaines et parfois gaffeuse, Davy, policier confronté quotidiennement à la misère humaine mais pourtant éternel optimiste, Helena, amie de toujours d’Edith, Myriam, mère éplorée de la disparue…

Par rapport à certains “page-turner”, le rythme est assez lent (mais on ne s’endort pas non plus hein !), ce qui nous permet de faire plus amples connaissances avec les différents protagonistes, mais néanmoins le suspense est présent tout au long du roman et jusque dans les dernières pages.

En bref :

Une enquête qui réserve de  drôles de surprises,  quelques fausses pistes, des personnages complexes et une enquêtrice humaine -malgré un fichu caractère- que j’aurai plaisir à retrouver dans un autre roman !

Une jolie découverte.

P.S : Je viens d’apprendre que l’on pourra retrouver Marion Bradshaw, l’enquêtrice, dans un autre polar à la rentrée 2019.

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ELLE

13ème lecture / 28

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C’est ma 17ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Le livre extraordinaire des animaux fantastiques ♥

extraordinaire

Un livre étonnant !

Le livre extraordinaire des créatures fantastiques

Tom Jackson & Val Walerczuk (ill.)

Little Urban (2018)

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Présentation commune de la collection avec Blandine du blog Vivrelivre

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Cette collection “Le livre extraordinaire des…” comporte 5 livres. Celui sur les créatures fantastiques que je vous présente aujourd’hui, celui sur les dinosaures présenté par Blandine, un sur les animaux des océans, un sur les animaux préhistoriques et le dernier sur les animaux. Un 6ème est en préparation et devrait sortir en avril 2019, sur les reptiles et amphibiens.

http://www.little-urban.fr/wp-content/uploads/2015/06/dino.jpghttp://www.little-urban.fr/wp-content/uploads/2016/08/9782374080505-C-Le-Livre-extraordinaire-T0.jpghttp://www.little-urban.fr/wp-content/uploads/2015/06/Lelivreextraordinaire.jpghttp://www.little-urban.fr/wp-content/uploads/2015/06/prehistorique.jpghttp://www.little-urban.fr/wp-content/uploads/2018/11/9782374081762_couverture-798x1024.jpg

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Pour tout vous dire, j’ai gagné ce livre dans un concours sur Internet. Quand je l’ai reçu, j’ai fait “Wahoo” !! Il faut dire qu’il est très grand (28 x 38 cm) et que les illustrations sont assez impressionnantes. La couverture est soignée, on dirait un vieux livre, c’est très chouette.

Le papier est très épais, dans un ton entre écru et papier kraft, ce qui accentue le côté “ancien“. Les numéros de pages aussi sont soignés (voir ci-dessous) ainsi que les bordures. On dirait presque des panneaux d’exposition.

Dans l’introduction, on nous explique la différence entre mythe, conte et légende.

Chaque double page présente une illustration grand format d’un animal ou d’un personnage et 6 ou 7 anecdotes. Dans un encadré, on nous indique en plus s’il s’agit d’un mythe (comme la gorgone Méduse) ou d’une légende (comme le kraken). 36 créatures fantastiques nous sont ainsi présentées. Et si j’en connaissais pas mal, j’en ai découvert presque une dizaine quand même !

Connaissez-vous l’amphisbène ? Le mannegishi ? Ou encore le kelpie ? Ouvrez ce livre et vous saurez tout sur les créatures fantastiques !

extraordinaire

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Autre avis sur les créatures fantastiques (et autres photos) : Les idées de Ju

Le plus grand peintre du monde de Michael Morpurgo

le plus grand peintre du monde

Une rencontre magique, magnifiquement illustrée!

Album pour la jeunesse dès 8 ans

Le plus grand peintre du monde

de Michael Morpurgo

Illustrations de François Place

Gallimard jeunesse, 2018,
64 pages ill., cartonné,
13 euros, disponible au format numérique (pdf 8,49 euros).

Thèmes : art, amitié, enfance.

 

Présentation de l’éditeur: Yannick se souviendra longtemps de ces vacances dans le sud de la France: la gentillesse de sa tante, l’auberge animée de son oncle, les beaux yeux de sa cousine Amandine, les douces collines si chères au héros de sa mère, le peintre Cézanne…

Et tandis que la Provence capture le cœur du jeune garçon, Yannick ressort grandit de son séjour rempli de rencontres et de nouvelles expériences.

 

Mon avis

Avec «Le plus grand peintre du monde», Michael Morpugo nous conte la rencontre d’un jeune garçon avec un monstre sacré de la peinture d’une manière très poétique. Dès le départ le décor est mis en place et se fait complice des événements. En effet, comment ne pas être dans l’ambiance lorsque l’auteur décrit toutes les beautés des paysages de Provence… L’histoire est simple mais touchante et Yannick est un jeune garçon très attachant. Ce livre est idéal pour les jeunes lecteurs car Michael Morpurgo utilise des mots et des structures de phrases adaptées à un plus jeune public.

 

L’objet livre est très beau, j’apprécie énormément le travail de François Place. Ses illustrations collent parfaitement au récit et nous offre un voyage au cœur du sud de la France. C’est la première fois que je lis un livre de Michael Morpurgo bien qu’il soit déjà très connu pour «Cheval de guerre» (d’ailleurs adapté au cinéma par Steven Spielberg en 2011) et «Soldat Peaceful».

~Melissande~

 

+ le site de l’éditeur

+ le site de l’illustrateur

+ la présentation du livre cheval de guerre ainsi que l’avis de Telerama sur le film

+ la présentation du livre Soldat Peaceful

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le Monde de Christina – Rentrée Littéraire

ChristinaRentrée Littéraire – Roman

Le Monde de Christina
Christina Baker Kline

Belfond (2018)

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Du monde, Christina Olson n’a rien vu. Paralysée depuis l’enfance, elle vit recluse dans la ferme familiale, perchée sur une falaise du Maine. Sa seule ouverture sur l’extérieur : une pièce remplie de coquillages et de trésors rapportés des mers du Sud par ses ancêtres, farouches marins épris d’aventures, et dont les histoires nourrissent ses rêves d’ailleurs.

L’arrivée de nouveaux voisins, la pétillante Betsy et son fiancé, le jeune peintre Andrew Wyeth, va bouleverser le quotidien de cette femme solitaire. Alors qu’une amitié naît entre elle et le couple, Christina s’interroge : pourra-t-elle jamais accéder à la demande d’Andrew de devenir son modèle ? Comment accepter de voir son corps brisé devenir l’objet d’étude d’un artiste, d’un homme ?

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La première chose qui m’a attirée dans ce roman, c’est la couverture (illustration et titre). Il faut dire qu’elle ressemble beaucoup (et pour cause, il s’agit du même peintre !) à une carte postale représentant le tableau ci-dessous (qui s’appelle “Christina’s world), achetée il y a quelques années et que j’aime beaucoup car elle fait partie de ses tableaux un peu étrange qui font que je me pose des questions (Qui est cette femme ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? Et ainsi de suite !) et que j’ai envie d’inventer l’histoire qui va avec la peinture…

Ensuite, j’ai vu le nom de l’autrice, et il ne m’a pas fallu longtemps pour me souvenir que j’avais déjà lu et apprécié un de ses précédents romans (que je vous conseille !) intitulé “Le train des orphelins” (chez Belfond également et il vient de sortir en poche).

Un roman qui m’a beaucoup plu, sans être un coup de cœur : je n’ai pas aimé la façon qu’à l’histoire d’aller d’une époque à l’autre -alors que d’habitude ça ne me dérange pas- ici j’ai trouvé que ça compliquait inutilement les choses et qu’une narration linéaire et chronologique aurait mieux servi l’histoire (à part pour les passages remontant vraiment loin dans le passé).

Christina n’est pas vraiment un personnage facile à cerner ou à aimer. Elle est parfois très dure, y compris avec elle-même. Mais c’est un personnage attachant malgré tout et qui ne s’attendait sûrement pas à devenir la muse d’un peintre…

Christina Baker Kline explique qu’elle a tout d’abord fait beaucoup de recherches sur ce peintre, son modèle, cette maison, l’époque… Puis qu’elle a écrit son roman. Ce n’est donc pas une biographie du peintre ou de son modèle, mais bien un roman inventé à partir d’un tableau et de quelques faits.

Une chose est sûre : je ne pourrais plus jamais voir ce tableau sans penser à Christina

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Image associée

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C’est ma 16ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock