Mystère à la cantine – roman jeunesse

cantineRoman jeunesse à partir de 8/9ans

Mystère à la cantine

Hervé Mestron

Oskar Polar (2019)

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Je m’appelle Lucien, je suis en 6ème et j’ai un gros souci. En passant l’aspirateur dans ma chambre, ma mère s’est coincée le dos. Elle a une hernie discale aigüe et doit se faire opérer de toute urgence. Mais, même si je suis un peu inquiet, ce n’est pas ça mon souci. Ma mère étant à l’hôpital et ma sœur à la Fac, je vais devoir aller manger à la cantine… Et au réfectoire puis dans la cour de récré, il y a Yannick… Qui est en 5ème B.

Comme je n’aimais pas qu’il passe du temps avec mon amie Bertie, j’ai dit des bêtises sur lui… Seulement voilà, Bertie a cafté et, même si je me suis excusé, Yannick m’en veut à mort et ne loupe pas une occasion pour se venger. Bref, manger à la cantine, ça ne me dit rien qui vaille… Et pour couronner le tout, au lieu des bons petits plats de Mme Paupietta, la cuisinière, il va falloir manger des trucs dégueux emballés dans du plastique. Car Mme Paupietta, qui fait si bien la cuisine, a été accusée de négligence. Elle qui est si consciencieuse, c’est un vrai mystère !

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Voilà un petit roman policier qui se lit tout seul !

Non seulement il est facile à lire (contrairement d’ailleurs à ce que pourrait faire penser la 1ère page) mais en plus il y a du suspense, des rebondissements, de l’amitié, un mystère à résoudre et donc une enquête.

C’est amusant et agréable à lire. Si votre enfant aime les enquêtes, il devrait aimer celle-ci. Et s’il n’en a jamais lu, il entrera facilement dans ce roman.

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Le site de l’auteur

De cet auteur prolifique (il a écrit plus de 50 livres !) nous vous avons déjà présenté :

Enterrement d’une vie de cancre et Touche pas à ma mère (dans le même article),

Le violoncelle poilu (sur la 1ère guerre mondiale),

L’aigle noir (roman ado)

Les gens heureux lisent et boivent du café – BD

heureuxD’après le roman d’ Agnès Martin-Lugand

Roman graphique

Les gens heureux lisent et boivent du café

Véronique Grisseaux & Cécile Bidault

Michel Lafon (2019)

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Depuis un an, Diane est dépressive. Parce qu’elle a perdu d’un coup son mari, Colin et sa petite fille,  Clara, dans un accident de voiture… Félix, son meilleur ami, essaie de lui remonter le moral, de la faire sortir du cocon dans lequel elle s’enferme (couchée toute la journée avec le doudou de sa fille et le survêtement de son mari). C’est avec Félix qu’elle a créé, 5 ans auparavant, le café-librairie “Les gens heureux lisent et boivent du café“. Mais depuis un an, Félix se débrouille comme il peut pour faire tourner le café tout seul. Il propose à Diane de partir en vacances avec lui, au soleil. Pour se débarrasser de Félix, Diane décide d’aller dans un endroit où il ne la suivra pas. Elle choisit de s’exiler quelques temps en Irlande, dans un coin paumé, Mulranny.

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Une histoire qui m’a bien plu, même si ce n’est évidemment pas très gai. Quelques clichés un peu “gros” quand même : Félix, le meilleur ami gay qui ne pense qu’à faire la fête au soleil et à s’envoyer en l’air par exemple…

Et une chose que j’ai trouvé assez incohérente : Diane ne peut pas se passer de Félix et d’un seul coup elle trouve l’énergie pour partir seule à l’étranger ? Après tout, pourquoi pas…

J’ai bien aimé les illustrations aussi, sauf que j’ai trouvé les visages un peu figés (les émotions ne se lisent pas toujours dessus), dommage.

Bref, une lecture sympathique mais qui ne me laissera pas un souvenir inoubliable je pense… Et du coup, je ne sais pas si je lirai le roman !

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De Véronique Grisseaux, deux autres adaptations de romans en BD : le tome 1 de Coeur Cerise et Demain j’arrête

La BD de la semaine a pris ses congés d’été…

Je continuerai malgré tout à vous présenter des BD tous les mercredis !

How to stop time – Mois Anglais 8

HowFuir l’amour à tout prix pour rester en vie
Roman à partir de 13/14 ans

HOW TO STOP TIME

Matt Haig

Traduit de l’anglais (G-B) par Valérie Le Plouhinec
Illustration de couverture de Joëlle Jolivet

Hélium (2019)

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Présentation de l’éditeur : Tom Hazard, 41 ans en apparence, vient de postuler pour devenir professeur d’histoire dans un collège londonien. Il n’a ni amis ni relations, passe son temps sur Internet, et se tient résolument à l’écart des autres. Tom a un secret. Il est atteint d’anagérie, une condition qui survient à la puberté et qui provoque un vieillissement extrêmement plus lent que la normale. Âgé de 439 ans, il doit désormais, tous les huit ans, changer de vie pour ne pas éveiller les soupçons. Ce mal dont il est atteint, il l’a transmis à sa propre fille, Marion, née il y de cela plusieurs siècles. Il a dû se résigner à l’abandonner, pour ne pas la mettre davantage en danger.

Au travers de nombreux flashbacks, son existence se dévoile au fil des siècles, depuis sa naissance en France en 1581, jusqu’à la mort tragique de son grand amour, en passant par l’Angleterre de Shakespeare, celle d’aujourd’hui, ou encore le Paris de 1928, aux côtés de Zelda et Scott F. Fitzgerald.

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How to stop time

raconte l’histoire d’un homme qui, sans être immortel, vieillit beaucoup beaucoup beaucoup plus lentement qu’un humain lamba. A 439 ans, il en paraît 40. Sur le coup, on se dit, c’est super ! Mais en fait, il y a quelques inconvénients… Il doit bouger régulièrement pour ne pas attirer les soupçons des gens. Et il ne peut se lier à personne (vous aimeriez, vous, voir mourir de vieillesse l’amour de votre vie alors que vous êtes toujours débordant d’énergie et que vous n’avez pas vieillit ?)

Vivre longtemps ça peut être chouette, mais toujours seul ? Sans pouvoir dire ce qu’on est, ce qu’on a vu, ce qu’on a fait ? Sans partage aucun et dans la peur continuelle d’être découvert (et pris, selon les époques, pour un être diabolique ou pour un rat de laboratoire…)

Ce serait certainement très dur ! Une longue vie composée de fuites et de recommencements. Avoir du temps sans pouvoir en profiter pour se poser quelque part… Ne pas pouvoir aimer sans mettre la personne aimée en danger ? Drôle de vie !

Tom a souvent pensé à se suicider car s’il n’est pas sensible aux maladies, il peut mourir. Mais il a promis à Rose, l’amour de sa vie, de retrouver leur fille Marion et de prendre soin d’elle. Cette promesse lui permet de ne pas perdre pied, de continuer à avancer. C’est son but.

C’est un roman fantastique (sauf erreur de ma part), avec une romance, mais aussi un questionnement sur ce qu’est la vie, ce qui nous pousse à avancer, à faire certaines choses, à aller vers les autres… J’ai bien aimé l’alternance passé/présent des chapitres. Et les passages qui parlent de Shakespeare ou de Fitzgerald comme s’ils étaient là…

Un roman facile à lire et très agréable qui m’a beaucoup plu ! ♥

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D’autres que moi ont apprécié cette lecture : Antigone, Blandine

De Matt Haig, Sophie vous a présenté un conte parfait pour Halloween : La forêt interdite

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C’est ma 8ème et dernière lecture pour ce Mois Anglais 2020

organisé par Lou et Titine

et relayé sur Instagram par Lamousmé

Logo réalisé par Belette alias Cannibal Lecteur

Inventer les couleurs de Gilles Paris

Un artiste en herbe, des couleurs chatoyantes, une très belle leçon de vie!

inventer les couleurs

Album pour la jeunesse de 10 à 13 ans

Inventer les couleurs

de Gilles Paris

Editions Gallimard jeunesse, mars 2019,
hors-série Giboulées,
illustrations d’Aline Zalko,
48 pages- 11,90 euros

Thèmes: enfance, couleurs, apprentissage, école

 

Présentation de l’éditeur d’Inventer les couleurs : “Hyppolite vit avec son papa à Longjumeau. La vie pourrait être grise, avec un papa qui s’échine entre les quatre murs d’une usine, et l’école où Hyppolite fait l’apprentissage d’une vie avec ses copains Gégé et Fatou. Seulement voilà Hyppolite dessine et les couleurs transfigurent tous ceux qui l’approchent. Et si un enfant pouvait faire grandir les adultes autour de lui?”

 

Superbement illustré par la talentueuse Aline Zalko, ce premier album jeunesse adapté du roman de Gilles Paris est très touchant et ne peut laisser indifférent.

Depuis le départ de sa mère, Hyppolite voit son père tomber dans le cercle vicieux de la dépression. Pourtant, il l’aime ce père qui a perdu tous ses repères. C’est pourquoi, à l’aide de ses crayons, le petit garçon va l’aider à redonner des couleurs à son existence.

“Inventer les couleurs” c’est réinventer la vie afin qu’elle soit merveilleuse, loin de la grisaille quotidienne. Un récit court mais terriblement évocateur d’un quotidien qui nécessite d’être sans cesse réenchanté. Un message fort donc, mit en valeur par les illustrations réalistes, très colorées et dynamiques d’Aline Zalko.

En temps normal, les histoires réalistes ne me tentent pas mais j’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai été ravie de découvrir l’univers de cet auteur et le fabuleux travail de cette illustratrice que je ne connaissais pas.

C’est un très bel ouvrage que je vous recommande chaudement!

 

~Melissande~

 

+ Un album traitant de l’école du point de vue des élèves chroniqué par Hérisson: Dans la cour de mon école de Sylvain Victor

+ Cet album parle plutôt de la difficulté pour un enfant jugé différent de trouver sa place, également chroniqué par Hérisson: Ma couleur de Catherine Leblanc