Alba et Aubin, deux jumeaux de 9 ans sont intrigués par un des clients de leurs parents qui tiennent un magasin de peinture. En effet, Monsieur Legris vient tous les 15 jours, le mercredi, acheter des toiles et des pinceaux. Mais il n’achète jamais de tubes de peinture… Il semblerait qu’il fournisse un célèbre peintre, Aberuco.
Quand ils ont posé la question à leur père, celui-ci à répondu qu’il n’avait sans doute pas la marque préféré de ce monsieur. Et que par conséquent, il achetait ses couleurs ailleurs.
Mais un autre mystère accapare l’attention des jumeaux. Depuis quelques temps, on retrouve d’étranges bêtes mortes. Un rat couleur violine, un cochon jaune fluo, une mygale chauve et rouge… Et si les deux mystères étaient mêlés ?
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Quelle excellente surprise que ce petit roman !
C’est un mélange d’enquête, d’aventure et de fantastique qui se lit d’une traite. Les chapitres sont courts (5/6 pages), il y a pas mal de dialogues et d’action. Un jeune lecteur n’aura aucun problème pour le lire (il découvrira sans doute quelques mots de vocabulaire au passage, mais rien qui n’entrave sa lecture.)
Les deux jeunes enfants sont sympathiques et malins. Je n’en dis pas plus, il faut garder le plaisir de la découverte !
J’ai beaucoup aimé le style de Naïk Feillet, simple à comprendre sans être simpliste, facile à lire mais avec pas mal de vocabulaire. Une autrice que je découvre avec ce roman qui m’a beaucoup plu et que je vais suivre.
Editions Flammarion jeunesse, janvier 2020 (réédition),
illustration de couverture de Fred Sochard,
128 pages- 4,70 euros
Thèmes: contes et légendes, Japon, fantastique, fantômes
Présentation de l’éditeur: “Le Japon, univers envoûtant des samouraïs, est aussi une île de poésie et de rêve. On y raconte notamment qu’un peintre donna naissance à des chats en les peignant et qu’une jeune fille fut blessée lorsqu’on entailla l’arbre qui porte son nom. Laissez place à l’imaginaire dans ces contes où la nature et le fantastique ne font qu’un.”
Présentés par Rafe Martin et paru pour la première fois en 1996, 10 contes du Japon nous emmène dans un Japon peuplé de créatures merveilleuses. Parfois hostiles, souvent amoureuses, ces figures des temps anciens content avec justesse les passions et les déboires humains.
Bien que je sois friande de contes japonais, certains récits m’étaient totalement inconnus. Je pense par exemple à “Saule vert” ou encore à “Ho-ichi le sans-oreilles”. C’était une belle surprise bien que j’aie été aussi ravie d’en retrouver d’autres très célèbres. Prenez par exemple “Urashima Taro” ou encore “Le garçon qui dessinait des chats”.
10 contes du Japon est un ouvrage très bien conçu permettant de poser un regard neuf sur les croyances japonaises grâce à des textes variés. En effet, les plus belles légendes nippones sont rassemblées dans ce recueil pour notre plus grand plaisir!
Fantômes, métamorphoses, animaux symboliques; l’esprit même du shinto se ressent dans chaque récit. Avec 10 contes du Japon, Rafe Martin nous offre donc un très beau voyage littéraire.
Que vous soyez fan du pays du soleil levant ou non, ne passez pas à côté de cette pépite!
Une ronde des livres par mois, pour tenter de garder une trace de mes lectures, celles que je n’ai pas pris le temps de présenter, et celles dont j’ai seulement parlé sur Instagram !
En juin j’ai donc lu (entre autre)…
Romans
Le mois de juin est passé si vite, les lectures ont été peu nombreuses en roman, mais j’ai tout de même dévoré le nouvel Hunger Games !
Hunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur
Un nouvel Hunger Games, toujours pas Suzanne Collins, impossible de passer à côté, malgré la peur d’être déçue. Je n’ai pas attendu bien longtemps après sa sortie pour le lire, de peur de lire des avis négatif ou trop positifs… j’aime me faire mon propre avis sur ce genre de “grosse production”.
Le pitch de ce pré-quel :
C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la Maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate.
Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des Tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine. Dans l’arène, ce sera un combat à mort.
Déjà prendre un des personnages que l’on aime le moins dans Hunger Games comme personnage principal, c’est osé… mais en plus nous faire l’origine des Hunger Games… Et finalement je me suis prise au jeu de ce roman, j’ai appris à détester Snow, mais différemment, en découvrant ses failles, son histoire. L’origine des Hunger Games, de ses évolutions, j’ai trouvé ça passionnant, tout comme l’évolution des personnages.
Il y a plusieurs parties dans ce roman, tout commence doucement, pour prendre de l’ampleur, avec une partie, vraiment liée aux Hunger Games que j’ai adoré. Vient ensuite une partie plus étrange, le calme avant la tempête, où l’on cherche à comprendre à l’avance comment Corio peut devenir ce Snow que l’on déteste… et le moins qu’on puisse dire c’est que l’on est pas déçu par la fin !
Un sentiment ambivalent à la fin de cette lecture, avec du très bon par moment, des moments trop lents à mon goût, mais dans tous les cas deux personnages principaux charismatiques ! Je suis heureuse d’avoir replongé dans Hunger Games, surtout que je fais partie des gens qui n’avaient que peu apprécié le tome 3 !
PKJ, 2020
BD et mangas :
Second Summer : Never see you again, un manga en 2 tomes léger malgré sa thématique, avec beaucoup de musique !
Le jour où le jeune Billy aperçoit un saxophone dans une vitrine, c’est le coup de foudre. Sans un sou en poche, il va devoir redoubler d’efforts pour tenir enfin l’instrument entre ses mains ! Commence alors un long chemin vers le rêve d’une carrière de musicien…
Encore de la musique, mais cette fois ci en bande dessinée ! Un jeune homme décide de se mettre à la musique, son parcours le mènera à un saxophone… dont il ne tirera que des notes peu appréciables… jusqu’à ce qu’il collabore avec un petit oiseau. Le succès est alors au rendez-vous, mais l’amitié peut elle juste survivre au succès ?
Cette bande dessinée sans texte n’est pas silencieuse pour autant, car au fil des pages les dessins de David Périmony prennent vie et la musique de ce petit oiseau se fait entendre… Une histoire douce et poétique, que l’on suit au gré des pérégrinations du héros. Les belles illustrations aux tons marrons un brun vintage de l’auteur rendent l’ensemble paisible
David Périmony, Editions de la Gouttière, 2020
J’ai commencé quelques autres romans, repris Filliozat pour essayer de savoir comment aider micro hérisson a traversé le terrible two – et pour l’instant on est plus proche de l’échec qu’autre chose… – mais surtout on a vécu la fin du confinement en prenant l’air, et en reprenant le rythme des réveils école ménage repas… Demain, vacances, on verra bien si j’ai plus de temps pour des romans, mais dans tous les cas on a plein de beaux albums qui nous attendent !
Une ronde des livres par mois, pour tenter de garder une trace de mes lectures, celles que je n’ai pas pris le temps de présenter, et celles dont j’ai seulement parlé sur Instagram !
Depuis que Simone n’est plus là, Simon vient chaque jour dans la minuscule loge de Françoise, la concierge de son immeuble, pour boire un petit jus et, surtout, pour entendre l’histoire de Simone. Trois coups de sonnette, le murmure de la radio dans la cuisine, la tête de Simone dans son café au lait. Le cri de Françoise. Simone est morte d’un arrêt du cœur, et Simon, lui, a beaucoup de mal depuis avec son cœur en peine.
Simon est un jeune garçon attachant qui n’arrive pas à oublier sa voisine Simone. Après avoir lu quelque chose chez elle, il décide de mener l’enquête pour apprendre à mieux connaitre cette vieille femme qu’il adorait. L’arrêt du coeur est un roman étonnant de par son rapport à la mort, mais c’est surtout un récit lumineux. Avec Simon le lecteur apprend que l’on peut être triste, même pour quelqu’un qui n’est pas de notre famille, que l’on peut avoir peur de la mort, que l’on ne sait jamais tout sur les personnes âgées qui nous entourent. Avec Simon on apprend le deuil, et on veut croire en l’amour et l’amitié…
Difficile de parler de L’arrêt du coeur car c’est un récit illustré atypique -ce qui est rare mais bienvenue pour cette tranche d’âge- tout en douceur. Vite lu, trop vite lu, on aimerait passer plus de temps dans cet immeuble avec Simon et le souvenir de Simone. C’est beau, subtile dans le choix des mots, magnifié par des illustrations, on est presque dans un long album, et on sort grandit de ce récit.
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