Martin Luther King expliqué aux enfants – Bis

Un homme courageux et décidé qui a fait évoluer son pays

Documentaires et romans, de 10 à…100 ans !

Martin Luther King

2 livres qui expliquent sa vie et son combat aux enfants

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Luther

Je suis un homme ♥

MARTIN LUTHER KING

Éric Simard

Coll. Histoire et Société (présenté par Histoire d’en lire)

Oskar éditeur (2011)

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Nous sommes aux États-Unis en 1955. Et plus précisément à Montgomery capitale de l’état d’Alabama. Mike est “né dans la haine” car ses parents, son oncle font partie du Ku Klux Klan

Pour lui, les noirs sont des “sous-hommes” et les humilier ou les pendre est une chose normale. Au fil des ans, Mike va rencontrer des gens, faire la guerre, devenir alcoolique et perdre son boulot. Jusqu’à être obligé de travailler avec des noirs ! Et sa vision des choses va changer…

L’histoire de Martin Luther King vue par un adepte du Ku Klux Klan, il fallait oser !

 

Un livre qui m’a beaucoup plu. Il montre bien que les hommes apprennent les uns des autres et peuvent changer. Les 80 premières pages sont une fiction, un roman (qui conserve toutefois les “vrais” évènements et dates) puis il y a un glossaire et enfin un dossier documentaire d’une dizaine de pages.

Le fait que ce soit romancé rend l’histoire plus accessible je trouve. Et il est original de se retrouver du côté du “méchant”… A partir de 11/12 ans.

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Luther

Martin Luther King ♥

J-M Billioud & Judith Gueyfier (ill.)

BD : Denise et Claude Millet

Coll. Libre de croire

Bayard (2006)

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Celui-ci s’adresse plutôt aux ados. Il commence avec une bande dessinée d’environ 10 pages, allant du refus de Rosa Parks de céder sa place dans le bus jusqu’à la fin du boycott des bus, 382 jours plus tard.

Puis 24 double pages racontent sa vie et son combat de manière chronologique ou expliquent la ségrégation ou le racisme. Enfin, une dizaine de pages donnent des phrases fortes extraites de ses discours.

Pour l’illustration, il y a un mélange de photos et de dessins qui est plutôt réussi. Les photos rendent les choses plus “réelles”. Je trouve par contre la couverture complètement ratée ! Les couleurs sont tristes et le dessin pas ressemblant. Dommage, c’est bien souvent ce que les ados regardent en premier…

Il n’empêche que c’est un documentaire très complet, qui fourmille d’informations et que je vous recommande chaudement !

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Sur le thème de la ségrégation, voir aussi :

En roman ado : En gras ceux que j’ai lus mais pas présentés.

  • Francie de Karen English
  • Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier
  • Le rêve de Sam de Florence Cadier
  • Les larmes noires de Julius Lester
  • La tétralogie “La couleur de la haine” de Malorie Blackman
  • La case de l’oncle Tom d’Harriet Beecher Stowe
  • Le swing des Marquises de Muriel Bloch
  • Bluebird de Tristan Koëgel
  • The hate U give d’Angie Thomas

Les romans adulte :

  • La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee
  • Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou (Je veux le lire depuis longtemps !!)
  • Tant que je serai noire de Maya Angelou (le précédent raconte son enfance, celui-ci sa vie d’adulte)
  • La couleur pourpre d’Alice Walker (j’ai vu le film, pas encore lu le livre, mais ça venir)

En bandes dessinées :

au Challenge African American History Month chez Enna – 4ème participation

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Bluebird – Roman ado/jeune adulte

Bluebird

Bluebird
Tristan Koëgel

Didier jeunesse (2015)

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Une Lecture Commune avec Enna

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Vers l’âge de 6 ou 7 ans, Minnie a perdu sa mère. De quoi est-elle morte ? Minnie ne le sait pas. De sa mère, elle ne se souvient que de l’odeur du linge fraîchement lavé qu’elle étendait au soleil. A ce moment là, son père, qui travaillait jusque là comme ouvrier dans une plantation de coton, décide de tout quitter. Il devient “songster”, un chanteur de blues, toujours sur la route où il apprend le métier à sa fille. Il lui a dit un jour : “Jamais tu ne ramasseras une fleur de coton, Minnie. Les seules fleurs que tu cueilleras maintenant, c’est celles qui poussent au bord des chemins pour nous faire de jolis bouquets”.

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Un roman qui m’a beaucoup plu (lu dans la journée). Un seul bémol, ou plutôt un seul regret : c’est trop court !

Il y a plusieurs narrateurs dans ce livre. C’est Minnie qui ouvre le bal, en nous racontant son enfance avec son père, tout en vagabondage et en musique, jusqu’au jour où… elle se tord la cheville. Puis c’est au tour de Nashoba, l’Indien muet dit “Gros poings” la terreur de la plantation où se sont arrêtés Minnie et son père, de donner son point (poing ?) de vue. Et enfin vient le tour d’Elwyn, le fils du terrible intendant irlandais, Manus.

Dès le départ

Ou presque, puisqu’il arrive page 70, il y a une sorte de retournement de situation. Mais je n’en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de la découverte. Bluebird est une histoire qui parle de racisme et de ségrégation, mais aussi d’amour, d’amitié, de solidarité et de musique de blues bien sûr !

J’adore la couverture : claire, ensoleillée, si lumineuse et si gaie !

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Extrait (p.6): “Mon père aussi avait gagné sa vie sur une plantation. Il conduisait des tracteurs quand je suis née. Ma mère, elle, était blanchisseuse. Elle nettoyait le linge. Elle est morte trop tôt, je n’ai pas su de quoi exactement, ni pourquoi, ni comment. Il y avait mille raisons de mourir dans le Sud. Je ne me souviens pas vraiment de son visage, ni de m’être trouvée une fois dans ses bras. Mais je me rappelle qu’assise aux pieds des étendoirs, je l’écoutais chanter derrière les grands draps blancs qu’elle accrochait dehors pour qu’ils sèchent au vent chaud…”

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Prix Livrentête 2017
Prix du Jury Littéraire du Giennois 2016-2017
Et Prix des Ados du festival Livres & Musique de Deauville 2016

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Lire les 30 premières pages

Écouter la playlist (vous n’aurez que les 30 premières secondes de chaque chanson si vous n’êtes pas connectés.)

Du même auteur, déjà présenté sur ce blog : Le grillon, récit d’un enfant pirate

L’avis de Moka

au Challenge African American History Month chez Enna – 3ème participation

S’il faut mourir – Roman sur la ségrégation

mourir

Roman

A partir de 15 ans

S’il faut mourir ♥
Junius Edwards

Robert Laffont (1964)

Pocket (2003)

125 pages

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Ce matin là, Will se prépare pour aller s’inscrire sur les listes électorales. Rien de bien compliqué pensez-vous ? Et pourtant. Malgré le fait qu’il se soit préparé à ça depuis deux ans, Will est un peu inquiet. Et pour cause… Nous sommes en 1950, dans le sud des états-unis, et… Will est noir. C’est un jeune garçon de 21 ans, sérieux et qui a servi son pays puisqu’il a fait la guerre de Corée. A cette occasion d’ailleurs, alors qu’il était encore sous les drapeaux, il avait demandé un bulletin de vote, mais ne l’avait jamais reçu…

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Que cette lecture a été dure ! Non pas que le livre soit difficile à lire, il est très facile d’accès au contraire. Mais j’ai tellement eu envie de taper sur certains personnages… Et pourtant, je suis plutôt pacifiste et pour la non-violence…

La scène où Will va s’inscrire au bureau électoral et où il se retrouve face à deux fonctionnaires racistes (et abrutis, il faut bien le dire) m’a beaucoup énervé. Puis il y a une discussion avec un collègue de boulot (qui connaît sa “place”, lui…) et ensuite avec le patron, qui reproche à Will de s’être absenté (alors qu’une affiche autorisait tous les hommes à s’absenter ce matin là pour aller s’inscrire).

Mais le plus stressant, c’est le passage avec Jeff, Luke et Tom. Ils sont insupportables de bêtise et de haine… Et l’on est terrorisé pour ce pauvre Will !

Je n’ai pas marché dans cette histoire, j’ai couru !

On ne peut qu’être du côté de Will, qui ne fait absolument rien de mal, bien au contraire, il essaie d’être un bon citoyen.

Un livre qui montre bien ce que devaient subir les personnes noires à cette époque-là dans le sud des états-unis et ça, juste pour faire valoir leurs droits ! Une histoire qui ne peut pas laisser indifférent et qui m’a beaucoup touchée.

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D’autres romans jeunesse sur la ségrégation raciale

Classique

Challenge Cette année je (re)lis des classiques2ème participation (Février : Mois court = Lectures courtes)

au Challenge African American History Month chez Enna – 1ère participation

ainsi qu’au Challenge Objectif PAL chez Antigone – 2ème participation

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Rentrée Littéraire 2018 – Mes lectures

Comme l’année dernière, si j’ai lu (un peu) pendant la rentrée littéraire, je n’ai presque rien commenté sur le blog. Une sale habitude en ce moment, due surtout à des nuits bien pourries (merci micro hérisson) ! A quelques heures de la fin du challenge 1% de la rentrée littéraire, retour rapide sur mes lectures !

Ueno Park

Ueno Park d’Antoine Dole

J’ai beaucoup aimé, et j’avais même pris le temps de vous en parler ici !

Antoine Dole nous offre une promenade atypique dans Ueno Park, où les cerisiers ne sont que spectateurs des vies qui se trament à leur pied. Un récit fort, poignant, qui se déroule pourtant avec une douceur incroyable et une absence totale de jugement. Huit destins à découvrir en même temps que cette vision différente du Japon qu’ils proposent.

Actes Sud Junior, 2018

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Fais de moi la colère de Vincent VilleminotRésultat de recherche d'images pour "fais de moi la colere villeminot couverture"

Je n’ai pas su vous parler de ce livre, et je suis bien incapable de dire ce que j’en ai pensé… Si j’ai trouvé le personnage intéressant et l’écriture très belle, je n’ai pas réussi à entrer vraiment dans l’histoire. A me laisser entrainer par les mots. J’ai lu, pages après pages, entrecoupant ma lecture de nombreux autres livres, et au final j’ai l’impression d’être complètement passée à côté. Ce n’était pas pour moi, pas à ce moment là. Dommage car j’aime beaucoup les romans de littérature jeunesse de Vincent Villeminot.

Les escales, 2018

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Le goût amer de l’abîme

de Neal Shusterman

Dans ce roman atypique on va suivre Caden Bosch, un adolescent de quinze ans presque ordinaire… dans son esprit, il est le passager d’un vaisseau lugubre voguant sur les mers déchaînées. On plonge avec lui dans ses hallucinations, et comme lui on va avoir de plus en plus de mal à discerner la réalité.

Ce titre sur la schizophrénie a une écriture très particulière, à la fois lente et tourmentée, pour coller au mieux à l’esprit de cet ado. C’est très particulier, labourieux même au début, et j’ai eu bien du mal à avancer dans ce récit qui ne m’a pas convaincu. Seul le rapport à sa famille et la distorsion des liens familiaux est à mon sens réellement intéressante, ce qui se comprend aisement quand on sait que l’auteur a lui même été confronté au problème. Le récit est d’ailleurs illustré par les dessins de son fils.

Au final un récit qui sonne sans doute très juste mais qui est trop abrupt, je n’ai pas pu me plonger dans les affres de cet esprit qui se dédouble, se découd, et part à la dérive.

Nathan, 2018

Si vous voulez en savoir plus, c’est un coup de coeur pour Argali !

J’ai lu aussi plein d’albums, des bandes dessinées, des mangas… mais on est le 31 janvier, il est 23h… et il est temps de publier cet article pour clôturer le challenge 1% de la rentrée littéraire !