Rentrée Littéraire 2018 – Mes lectures

Comme l’année dernière, si j’ai lu (un peu) pendant la rentrée littéraire, je n’ai presque rien commenté sur le blog. Une sale habitude en ce moment, due surtout à des nuits bien pourries (merci micro hérisson) ! A quelques heures de la fin du challenge 1% de la rentrée littéraire, retour rapide sur mes lectures !

Ueno Park

Ueno Park d’Antoine Dole

J’ai beaucoup aimé, et j’avais même pris le temps de vous en parler ici !

Antoine Dole nous offre une promenade atypique dans Ueno Park, où les cerisiers ne sont que spectateurs des vies qui se trament à leur pied. Un récit fort, poignant, qui se déroule pourtant avec une douceur incroyable et une absence totale de jugement. Huit destins à découvrir en même temps que cette vision différente du Japon qu’ils proposent.

Actes Sud Junior, 2018

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Fais de moi la colère de Vincent VilleminotRésultat de recherche d'images pour "fais de moi la colere villeminot couverture"

Je n’ai pas su vous parler de ce livre, et je suis bien incapable de dire ce que j’en ai pensé… Si j’ai trouvé le personnage intéressant et l’écriture très belle, je n’ai pas réussi à entrer vraiment dans l’histoire. A me laisser entrainer par les mots. J’ai lu, pages après pages, entrecoupant ma lecture de nombreux autres livres, et au final j’ai l’impression d’être complètement passée à côté. Ce n’était pas pour moi, pas à ce moment là. Dommage car j’aime beaucoup les romans de littérature jeunesse de Vincent Villeminot.

Les escales, 2018

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Le goût amer de l’abîme

de Neal Shusterman

Dans ce roman atypique on va suivre Caden Bosch, un adolescent de quinze ans presque ordinaire… dans son esprit, il est le passager d’un vaisseau lugubre voguant sur les mers déchaînées. On plonge avec lui dans ses hallucinations, et comme lui on va avoir de plus en plus de mal à discerner la réalité.

Ce titre sur la schizophrénie a une écriture très particulière, à la fois lente et tourmentée, pour coller au mieux à l’esprit de cet ado. C’est très particulier, labourieux même au début, et j’ai eu bien du mal à avancer dans ce récit qui ne m’a pas convaincu. Seul le rapport à sa famille et la distorsion des liens familiaux est à mon sens réellement intéressante, ce qui se comprend aisement quand on sait que l’auteur a lui même été confronté au problème. Le récit est d’ailleurs illustré par les dessins de son fils.

Au final un récit qui sonne sans doute très juste mais qui est trop abrupt, je n’ai pas pu me plonger dans les affres de cet esprit qui se dédouble, se découd, et part à la dérive.

Nathan, 2018

Si vous voulez en savoir plus, c’est un coup de coeur pour Argali !

J’ai lu aussi plein d’albums, des bandes dessinées, des mangas… mais on est le 31 janvier, il est 23h… et il est temps de publier cet article pour clôturer le challenge 1% de la rentrée littéraire !

L’enlèvement du prince Olèomargarine de Marc Twain et Philip Stead

Une fabuleuse aventure aux confins de l’imagination!

Album pour enfants dès 6 ans

L’enlèvement du prince Oléomargarine

de Mark Twain

et Philip Stead

Editions Kaléidoscope, 2018,
illustrations d’Erin Stead,
156 pages, 19,90 euros

Thèmes: quête – fable sociale

Présentation de l’éditeur : En 1879, dans un hôtel parisien, les filles de Mark Twain montrent un dessin extrait d’un magazine à leur célèbre papa et le supplient d’inventer une histoire. C’est ainsi qu’est né Johnny, jeune garçon démuni entraîné malgré lui dans une quête pour retrouver un prince disparu. Les notes de cette histoire inachevée sont confiées à Philip Stead. Il la termine et, ce faisant, redonne vie à Mark Twain en imaginant des échanges (parfois hilarants!) avec l’illustre auteur. Quant aux magnifiques illustrations d’Erin Stead, elles accompagnent cette fable sociale avec subtilité et élégance.

 

En commençant cette lecture, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant d’anecdotes humoristiques (bien que la quatrième de couverture le laissait présager). En effet pour Johnny, le jeune héros de cette histoire, ça commence plutôt mal. Une fois le décor dramatique bien planté, Mark Twain nous narre un destin jalonné de rencontres, entrecoupé de chapitres où Philip Stead et lui-même échangent leurs idées à propos des protagonistes, des péripéties qui les attendent en bref de la suite de l’histoire.

Le lecteur se retrouve donc dans un univers décalé (qui suit malgré tout les règles du conte traditionnel). Johnny, sur ordre du roi, doit retrouver le prince Oléomargarine qui aurait été enlevé par des Géants. Petit détail qui a son importance, le roi en question est d’une taille ridicule pour un monarque (imaginez le lord dans «Shrek»). Quant aux «Géants», l’auteur nous réserve également une surprise à la fin de l’histoire, lorsque l’on sait enfin qui ils sont réellement.

J’ai beaucoup apprécié le côté original de cet album et Philip Stead a eu une idée géniale en imaginant les dialogues cocasses qui auraient résulté de sa rencontre avec Mark Twain.

De plus, les illustrations d’Erin Stead apporte une touche de douceur et de magie supplémentaires.

Une belle œuvre donc à mettre entre toutes les mains.

 

~Melissande~

+Le site de l’éditeur

+Le site d’Erin Stead

+ L’avis de Mes échappées livresques (blog littéraire)

 

Art ‘bracadabra – Album documentaire

Art

Art ‘bracadabra
Raphaël Garnier

Éditions Amaterra (2018)

Centre Pompidou

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Présentation du Centre Pompidou : Raphaël Garnier a conçu une série de petits films Art’bracadabra, dans le cadre de la web série Mon œil du Centre Pompidou, à destination des enfants. Elle fait découvrir les fondamentaux de l’art de manière ludique et onirique. Cette approche de l’art a été adaptée sur papier. Afin de garder un caractère ludique, cet ouvrage ambitieux inclut des volets, une roue, du rhodoïde, un pop up, une tirette, de l’embossage, des encres spéciales. Chacun de ces systèmes fait évoluer une image pour expliquer le point, la ligne, la couleur, l’outil, le volume, la perspective…

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Art ‘bracadabra est un album documentaire très original, que j’ai eu grand plaisir à regarder. Avec beaucoup d’humour, Raphaël Garnier nous parle des formes, des textures, du contraste, de la couleur, du volume… Il “parle” à nos yeux, mais à nos doigts également (creux et bosses, roue à tourner…). Il part du point (premier contact du pinceau sur la toile) et nous emmène jusqu’à la composition du tableau.

Un livre original et intéressant, pour petits et grands !

J’avoue que je ne sais pas trop à partir de quel âge conseiller cet album… Mais il est tout cartonné, et, à mon avis, on peut déjà le parcourir avec un jeune enfant (3 ans) en lui faisant suivre les formes, les contours avec son doigt, en lui montrant les différentes couleurs ou textures… Et peut-être en refaisant certaines choses avec de la peinture à doigt ? Des points, des lignes, des formes, géométriques ou non… Il y a tellement à voir et à apprendre dans ce livre qu’une lecture ne suffira pas.

Un très beau livre que je vous encourage vivement à aller feuilleter dans votre librairie ou votre bibliothèque préférée.

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Site de l’auteur

Sur le site de l’éditeur, Amaterra, vous pourrez voir quelques pages de ce livre très original !

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Pettson piège le renard de Sven Nordqvist

Pettson piège le renard est un album humoristique mettant en scène deux personnages décalés et attachants

Picpus

Album pour enfants

Pettson piège le renard

de Sven Nordqvist

série Les aventures de Pettson et Picpus

Éditions Plume de carotte – 2018

32 pages- 9,90 euros

Thèmes: création, respect de la nature, animaux, chat, humour

 

Présentation de l’éditeur: Plongez dans l’univers merveilleux des aventures de l’adorable fermier Pettson, et de son chat farceur Picpus, qui tomberont sur de sacrées surprises en explorant leur jardin aussi fleuri que féerique!

Le fermier Pettson et son chat Picpus vivent heureux au fin fond de la campagne. Jusqu’au jour où leur voisin, Gustave, les prévient qu’un renard, voleur de poules, rôde dans les parages… Les deux amis doivent vite trouver quelques ruses pour effrayer ce fâcheux visiteur. Fantômes, pétards, poule au poivre …, le pauvre renard ne sait pas ce qui l’attend !

 

Le mois dernier, Nathalie vous a présenté L’inoubliable Noël de Pettson et Picpus. Cette fois, je vais vous parler d’une autre aventure de ce fermier un brin asocial et de son chat.

Dans cet album

Le voisin de Pettson est déterminé à tuer le renard qui vient voler ses poules pendant la nuit. Il prévient notre fermier au grand cœur qui se trouve bien embêté de devoir trouver un stratagème pour faire fuir ce visiteur indésirable. Avec l’aide de son chat Picpus, Pettson va mettre au point un système ingénieux mais complètement farfelu. Voire explosif…

Avec beaucoup d’humour, Sven Nordqvist peint le quotidien qu’on ne peut qualifier de monotone de deux personnages loufoques et attachants. Pettson ne manque pas de suite dans les idées, ce qui n’est pas du goût de la “chef” de clan des poules qui semble bien susceptible…

Chaque illustration comporte des petits détails: ces derniers, souvent cocasses, offrent de petites histoires en parallèle de la principale. J’ai beaucoup aimé la page où l’on devine que les poules sont interrompues alors qu’elles prenaient le thé tranquillement ;). On découvre à la relecture des détails qui jusque-là nous avaient échappés et c’est franchement amusant de les rechercher.

La première édition de cet album date de 1986 mais les illustrations ont gardé leur fraîcheur. Les dessins de Sven Nordqvist sont intemporels.

Merci aux éditions Plume de carotte de m’avoir permis de découvrir cette série très sympathique!

 

~Melissande~

 

+ L’article de Nathalie: L’inoubliable Noël de Pettson et Picpus

+ D’autres avis sur Babelio

+ Le site de l’éditeur